Loir-et-Cher : des enfants victimes de malaises dans un car scolaire sans climatisation en pleine canicule rouge
Le 26 juin 2026, les pompiers sont intervenus à Romorantin-Lanthenay pour prendre en charge des passagers d'un car scolaire victimes de malaises, alors que le département était en vigilance rouge canicule.
Un car scolaire sans climatisation fonctionnelle a provoqué plusieurs malaises parmi ses passagers le 26 juin à Romorantin-Lanthenay. L'incident survient alors que le Loir-et-Cher est en vigilance rouge canicule et que la mairie avait suspendu les transports l'après-midi même.
L’essentiel
- Fait 1 : Le 26 juin 2026 vers 18h30, les sapeurs-pompiers sont intervenus à Romorantin-Lanthenay pour des passagers d’un car scolaire victimes de malaises.
- Fait 2 : La panne de climatisation est survenue alors que le Loir-et-Cher était placé en vigilance rouge canicule, avec des températures locales dépassant les 40 °C.
- Fait 3 : La mairie de Romorantin-Lanthenay avait pris un arrêté de fermeture des écoles et de suspension des transports scolaires l’après-midi du 26 juin.
- Fait 4 : L’incident relance le débat sur l’obligation de climatisation dans les cars scolaires, alors que des cas similaires ont été signalés dans plusieurs départements.
Ce qui s’est passé
Le vendredi 26 juin 2026, aux alentours de 18h30, les sapeurs-pompiers de Romorantin-Lanthenay ont été appelés pour un car scolaire dont les passagers, des enfants, présentaient des malaises. Selon les informations recueillies, la climatisation du véhicule était tombée en panne. Les enfants ont été pris en charge sur place par les secours.
Le département du Loir-et-Cher était ce jour-là placé en vigilance rouge canicule par Météo-France. Les températures ressenties dépassaient localement les 40 °C, rendant l’atmosphère à l’intérieur du car particulièrement étouffante. Des conducteurs de cars scolaires avaient déjà alerté sur la transformation des véhicules en « vérandas » lors des fortes chaleurs, selon un article de La Nouvelle République du 23 juin 2026.
La réaction des autorités
La mairie de Romorantin-Lanthenay avait anticipé la canicule. Dès le 18 juin, elle avait autorisé les parents à garder leurs enfants à la maison. Les 23 et 25 juin, les écoles avaient été fermées. Le 26 juin, un arrêté municipal (document consultable en ligne) ordonnait la fermeture des écoles publiques et la suspension des transports scolaires l’après-midi. Malgré cette mesure, un car a circulé, selon les premiers éléments de l’enquête.
La préfecture du Loir-et-Cher avait activé le plan ORSEC (Organisation de la Réponse de Sécurité Civile) en raison de l’alerte canicule. L’origine exacte de la panne de climatisation n’a pas encore été communiquée par l’entreprise de transport concernée. Une enquête interne est en cours.
Un problème récurrent
Cet incident n’est pas isolé. Des situations similaires ont été rapportées ces dernières semaines en Meuse, en Ille-et-Vilaine et en Alsace, où des cars scolaires sans climatisation fonctionnelle ont provoqué des malaises chez les enfants. Des conducteurs témoignent de risques accrus pour leur vigilance et de vertiges. Une pétition lancée en 2025, relayée par L’Indépendant, réclamait déjà l’obligation de climatisation dans tous les transports scolaires, citant nausées, vomissements et diarrhées chez les jeunes passagers.
Le débat ressurgit avec force dans le Loir-et-Cher. Des parents d’élèves interrogés par La Nouvelle République s’étonnent qu’un car ait été autorisé à circuler malgré l’arrêté municipal. Les syndicats de transporteurs appellent à un renforcement des normes, notamment pour les contrôles techniques des véhicules affectés au transport scolaire.
Contexte dans le Loir-et-Cher
Le Loir-et-Cher, département rural de la région Centre-Val de Loire, compte environ 330 000 habitants. La canicule de juin 2026 a été exceptionnellement précoce et intense. La vigilance rouge, niveau maximal, a été déclenchée pour la première fois dans le département depuis 2023. Les températures ont frôlé les 41 °C à Romorantin, ville de 18 000 habitants située au sud de Blois.
Les conditions météorologiques extrêmes de ce mois de juin ont contraint de nombreuses collectivités à adapter leurs services. La suspension des transports scolaires, décidée par la ville de Romorantin, visait à protéger les enfants des risques de déshydratation et de coups de chaleur. L’incident du 26 juin montre les limites de ces mesures lorsque les consignes ne sont pas suivies.
Prochaine étape
La mairie de Romorantin attend les résultats de l’enquête interne pour déterminer les responsabilités. Une réunion avec l’entreprise de transport et les représentants des parents d’élèves est prévue dans les prochains jours. Parallèlement, des associations de défense des usagers des transports scolaires appellent à une harmonisation nationale des obligations de climatisation avant la rentrée de septembre.