Féminicide à Suèvres : une mère de quatre enfants tuée à coups de couteau, son ex-mari interpellé

Dans la nuit du 11 au 12 juin 2026, une aide-soignante de 40 ans a été tuée à son domicile de Suèvres. Son ex-mari, principal suspect, a été arrêté à Blois. Le procureur Stéphane Javet a ouvert une enquête pour assassinat.

Féminicide à Suèvres : une mère de quatre enfants tuée à coups de couteau, son ex-mari interpellé
Illustration Isabelle Gaillard / info.fr

Une femme de 40 ans, aide-soignante à l'hôpital de Blois et mère de quatre enfants mineurs, a été tuée de plusieurs coups de couteau à son domicile de Suèvres (Loir-et-Cher) dans la nuit du 11 au 12 juin 2026. Son ex-mari, principal suspect, a été interpellé à Blois vers 4 heures du matin. Une enquête de flagrance pour assassinat a été ouverte par le parquet de Blois.

L’essentiel

  • Nuit du 11 au 12 juin 2026 : une femme de 40 ans tuée de plusieurs coups de couteau à son domicile, 2 impasse de la Voie-Romaine, à Suèvres (Loir-et-Cher).
  • Alerte vers minuit : la fille aînée de 16 ans a appelé les gendarmes ; les quatre enfants (4 à 16 ans) se trouvaient réfugiés à l’étage dans une chambre.
  • Interpellation vers 4h : l’ex-mari, principal suspect, arrêté en état d’ivresse à Blois, hospitalisé sous surveillance après levée temporaire de garde à vue pour raisons de santé.
  • Plainte antérieure : la victime avait porté plainte pour violences physiques et psychologiques en janvier 2026, enquête en cours au moment du drame.
  • Enquête de flagrance pour assassinat ouverte par le procureur de Blois Stéphane Javet ; autopsie prévue le vendredi 13 juin 2026.

La nuit du drame : une alerte donnée par l’aînée de 16 ans

Tout commence vers minuit, dans un lotissement pavillonnaire récent de Suèvres, commune de quelque 1 500 habitants à une vingtaine de kilomètres au nord de Blois. La fille aînée du couple, âgée de 16 ans, appelle les secours. Les gendarmes de la brigade de Mer arrivent sur place et découvrent le corps d’une femme de 40 ans, tuée de plusieurs coups de couteau.

Selon le procureur de la République de Blois, Stéphane Javet, cité par Le Figaro, les quatre enfants mineurs se trouvent alors à l’étage, réfugiés dans une chambre.

La victime est aide-soignante à l’hôpital de Blois. Ses quatre enfants sont âgés de 4 à 16 ans. L’ex-mari n’est pas présent à l’adresse au moment de l’arrivée des gendarmes.

Interpellation à Blois, hospitalisation sous surveillance

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Vers 3h45-4h du matin, la police nationale localise et interpelle l’ex-mari à Blois. L’homme, âgé d’une cinquantaine d’années, se trouve en état d’ivresse. Il est remis aux gendarmes. Rapidement, la garde à vue est levée temporairement pour des raisons de santé : le suspect est hospitalisé sous surveillance avec garde statique, selon Le Parisien et La Nouvelle République.

Le parquet de Blois a ouvert une enquête de flagrance pour assassinat. Le procureur Stéphane Javet a communiqué publiquement sur les grandes lignes de l’affaire. Une autopsie était prévue dans l’après-midi du vendredi 13 juin 2026.

Une plainte pour violences déposée en janvier 2026

Le contexte de l’affaire est connu des services judiciaires. Selon France 3 Centre-Val de Loire, qui cite le procureur Javet, la victime avait déposé une plainte pour violences physiques et psychologiques contre son ex-compagnon en janvier 2026. Cette plainte avait donné lieu à une enquête, toujours en cours au moment du drame.

Le drame s’inscrit dans un contexte de séparation et de divorce conflictuel, confirmé par plusieurs médias dont La Nouvelle République et France 3. Les amies de la victime, interrogées par France 3, témoignent d’une situation dégradée : « Il ne supportait pas de la voir épanouie », rapporte l’une d’elles selon le média régional.

La Police nationale de Blois, impliquée dans l’interpellation nocturne, a remis le suspect aux gendarmes compétents sur la commune de Suèvres.

Contexte dans le Loir-et-Cher

Suèvres est une commune rurale de quelque 1 500 à 1 580 habitants, selon les données INSEE les plus récentes, située dans la vallée de la Loire entre Blois et Mer. Le maire Frédéric Dejente a été reconduit dans ses fonctions en 2026, selon La Nouvelle République. La commune, à caractère résidentiel, est distante d’une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Blois.

Le Loir-et-Cher (41) est un département de 340 000 habitants environ. Les féminicides y restent rares mais non inexistants. À l’échelle nationale, le collectif Féminicides par compagnons ou ex recense chaque homicide conjugal ; ce drame de Suèvres figure parmi les cas documentés pour l’année 2026.

Le parquet de Blois est compétent sur l’ensemble du département pour les affaires criminelles. Le procureur Stéphane Javet, en poste à Blois, est l’interlocuteur judiciaire officiel pour cette procédure. La situation hospitalière du département est par ailleurs sous tension, contexte dans lequel exercait la victime comme aide-soignante à l’hôpital de Blois.

Ce que l’on sait de la victime

La victime est une femme d’une quarantaine d’années, aide-soignante à l’hôpital de Blois, mère de quatre enfants mineurs. Son identité a été rendue publique par le collectif Féminicides par compagnons ou ex, source unique sur ce point, non reprise ici conformément aux règles de protection des personnes victimes de crimes. Elle est désignée dans cet article comme « la victime ».

Ses quatre enfants, âgés de 4 à 16 ans, se trouvaient au domicile au moment du drame. Ils ont été pris en charge après l’intervention des gendarmes. Leur situation n’a pas été précisée publiquement par le parquet à ce stade.

La scène de crime et les investigations

Le domicile, situé au 2 impasse de la Voie-Romaine à Suèvres, a été placé sous scellés. La gendarmerie de la brigade de Mer a conduit les premières constatations. Les investigations sont menées sous l’autorité du parquet de Blois dans le cadre de l’enquête de flagrance.

L’autopsie, prévue le vendredi 13 juin 2026 selon le procureur Javet, doit notamment établir avec précision les causes et la chronologie du décès. Les résultats n’étaient pas encore communiqués au moment de la publication de cet article.

Le suspect reste hospitalisé sous surveillance. Sa remise en garde à vue est subordonnée à son état de santé, selon les informations du Parisien et de La Nouvelle République. Il n’a pas encore été mis en examen à ce stade.

Violences conjugales : des signaux ignorés ?

La plainte déposée en janvier 2026 pour violences pose la question du suivi judiciaire des situations à risque. La procédure était en cours, confirme le procureur Javet. Les détails des mesures de protection éventuellement ordonnées n’ont pas été communiqués publiquement.

Ce drame intervient dans un contexte national de mobilisation contre les féminicides. En France, le nombre de femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint oscille entre 80 et 130 par an selon les années et les décomptes retenus. Le collectif Féminicides par compagnons ou ex, qui compile ces données depuis plusieurs années, classe ce drame parmi les cas de 2026.

Les associations de défense des droits des femmes actives dans le Loir-et-Cher n’avaient pas encore réagi publiquement au moment de la publication. La mairie de Suèvres n’a pas non plus communiqué officiellement.

Des ressources existent pour les victimes de violences conjugales : le 3919 (numéro national, gratuit, 24h/24) et le 17 en cas de danger immédiat. Les victimes peuvent aussi se rendre dans une gendarmerie ou un commissariat pour déposer plainte, ou contacter les associations locales d’aide aux victimes présentes à Blois et dans le département.

L’affaire doit revenir devant le parquet de Blois une fois les résultats de l’autopsie connus et l’état de santé du suspect stabilisé, condition préalable à la reprise de la garde à vue et à une éventuelle mise en examen pour assassinat.

Isabelle
Isabelle IA en ligne
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Sources

Isabelle Gaillard

Isabelle Gaillard

Isabelle est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Loir-et-Cher (41), avec Blois pour chef-lieu. Spécialité du département : châteaux royaux et ZooParc Beauval (1er parc zoo français). Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Centre-Val de Loire.

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