Lois Boisson, 292e mondiale : lasse des blessures avant l’US Open
18 mois de rééducation sur les 26 derniers, une nouvelle blessure au genou et un classement qui s'effondre
Lois Boisson, 23 ans, est retombée à la 292e place mondiale après une nouvelle blessure au genou contractée à Wimbledon. Elle confie avoir passé 18 mois en rééducation sur les 26 derniers.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Un corps qui ne tient plus
18 mois de rééducation sur les 26 derniers, un ratio qui pèse sur toute une carrière.
Chute libre au classement
De demi-finaliste à Roland-Garros à la 292e place mondiale, victime du système de points non défendus après sa blessure.
Nouvelle blessure à Wimbledon
Une chute et une hyperextension du genou face à Elena Rybakina, qui la contraint à sauter toute la tournée nord-américaine sur dur.
Retour incertain avant l'US Open
Un possible retour évoqué à Toronto début août 2026, sans qu'aucune participation à l'US Open ne soit confirmée.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Lois Boisson, 23 ans, pointe à la 292e place mondiale après ses blessures
- Elle a passé 18 mois de rééducation sur les 26 derniers
- Demi-finaliste à Roland-Garros en 2025, elle a chuté hors du top 150 en 2026 en ne défendant pas ses points
- Éliminée au premier tour de Wimbledon par Elena Rybakina, elle s'est blessée au genou pendant le match
- Un retour est envisagé au tournoi de Toronto début août 2026, mais sa participation à l'US Open reste incertaine
« J’ai passé plus de temps en rééducation que sur un court de tennis, 18 mois de rééducation sur les 26 derniers. »
La phrase est de Lois Boisson - 23 ans. Elle la prononce après une nouvelle rechute. La joueuse pointe désormais à la 292e place mondiale.
Une chute hors du top 150
Il y a un an, Lois Boisson atteignait les demi-finales de Roland-Garros - le meilleur résultat de sa carrière. Cette année, sans points à défendre après ce parcours, elle a chuté, sortant du top 150. Elle occupe aujourd’hui la 292e place mondiale.
La contradiction n’est qu’apparente. Le système de points WTA fonctionne sur une base glissante de 52 semaines: une joueuse conserve les points gagnés lors d’un tournoi jusqu’à ce qu’elle les défende l’année suivante, ou qu’ils expirent si elle ne dispute pas l’épreuve. Boisson n’a pas perdu son rang parce qu’elle a mal joué, mais parce que sa blessure l’a empêchée de retourner à Roland-Garros pour redéfendre les points de sa demi-finale. Mécaniquement, ces points ont disparu de son compteur, la faisant chuter hors du top 150 jusqu’à la 292e place actuelle.
La chute de Wimbledon
Au premier tour de Wimbledon, elle s’incline face à Elena Rybakina. Pendant le match, une chute provoque une nouvelle blessure. « J’ai fait une mauvaise chute durant mon match à Wimbledon, ce qui a provoqué l’hyperextension d’un genou », raconte-t-elle.
Une hyperextension du genou correspond à une extension anormale de l’articulation au-delà de sa limite naturelle, qui met sous tension les ligaments et peut, selon la gravité, nécessiter plusieurs semaines à plusieurs mois de repos avant un retour à la compétition. Dans le cas de Boisson, cette nouvelle rechute intervient alors qu’elle tentait déjà de retrouver un rythme de tournois après ses précédents pépins physiques. Concrètement, cette nouvelle blessure complique d’autant la construction d’un calendrier de reprise cohérent avant la fin de la saison.
Un corps qui ne suit plus
18 mois sur les 26 derniers passés en rééducation: le chiffre résume la trajectoire. Entre une demi-finale à Roland-Garros et une chute hors du top 150 - le corps a compté plus que le classement.
Un retour à Toronto, sans certitude pour l’US Open
Un possible retour est évoqué au tournoi de Toronto, du 2 au 13 août 2026. Ce tournoi se dispute traditionnellement quelques semaines seulement avant l’US Open, qui se joue fin août. Aucune source consultée ne confirme à ce stade qu’elle disputera l’US Open: ni date de retour, ni inscription, ni wildcard ne sont annoncées. Compte tenu de son classement actuel, largement hors des places directement qualificatives, elle devrait de toute façon solliciter une invitation ou passer par les qualifications pour espérer figurer dans le tableau final. Rien, à l’heure actuelle, ne permet d’affirmer si elle y sera.
Ce que les sources ne disent pas
Aucune source consultée ne précise la nature exacte de la blessure au genou, ni la durée d’indisponibilité annoncée par le staff médical. Le diagnostic complet reste inconnu à ce jour. Aucune source ne mentionne non plus le nom du kinésithérapeute, du médecin ou de l’entraîneur qui accompagne sa rééducation.
Reste un chiffre: 18 mois sur 26. Le compteur, lui, ne s’arrête pas.
