Loïs Boisson rechute : le genou lâche à Wimbledon, direction la 290e place
La Française de 23 ans, tenante du titre à Hambourg, perd 250 points et 132 rangs après son forfait
Le genou gauche a craqué le 30 juin contre Rybakina. Loïs Boisson, 158e mondiale, ne défendra pas son titre à Hambourg et dégringole vers la 290e place WTA.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Effondrement au classement
De la 34e place en février à la 290e prévue lundi : Loïs Boisson perd 256 rangs en cinq mois après son forfait à Hambourg où elle ne défend pas ses 250 points de 2025.
Enchaînement de blessures
Sept blessures depuis octobre 2021, dont trois en 2026 (avant-bras, mollet, genou). Un seul match gagné sur sept disputés depuis avril.
Classement protégé décisif
Entre la 35e et 38e place protégée, utilisable huit fois jusqu'en avril 2027. Sans ce statut, à la 290e place, elle ne pourrait plus jouer que des ITF ou des qualifications.
Carrière à reconstruire
À 23 ans, plus de temps passé à l'infirmerie qu'en compétition depuis deux ans. Après les huit tournois du classement protégé, il faudra repartir de la 290e place.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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Oct. 2021
Épaule droite
Six mois d'absence
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Mai 2024
Rupture LCA genou gauche
Neuf mois d'arrêt
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2 fév. 2026
Pic en carrière
34e mondiale
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Avr.-juin 2026
Trois blessures
Avant-bras, mollet, genou
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30 juin 2026
Rechute Wimbledon
Forfait Hambourg
Le genou gauche a lâché le 30 juin. Court 1 de Wimbledon, premier tour contre Elena Rybakina. Loïs Boisson sort en boitant. Son agent, Jonathan Dasnières de Veigy - parle d’une « petite extension », rien de cassé. Dix jours de repos - par précaution. Dix jours qui vont coûter 250 points et 132 rangs au classement.
La Française ne jouera pas à Hambourg. Elle y avait gagné son seul titre sur le circuit. Ces 250 points disparaissent du compteur lundi. Elle était 158e au classement live vendredi. Elle devrait finir vers la 290e ou 294e place selon les calculs WTA.
En février, elle était 34e mondiale. Son meilleur classement. Six mois plus tard, elle aura chuté de 260 places - passant de la 34e à la 290e environ. Le genou gauche, toujours lui. Celui qu’elle s’est déchiré en mai 2024. Neuf mois d’absence. Une reprise en janvier. Puis l’enchaînement.
Sept blessures depuis octobre 2021
Octobre 2021: épaule droite, six mois d’arrêt. Août 2025: adducteur gauche, elle rate Montréal et Cincinnati. Septembre 2025: quadriceps gauche, abandon à Pékin, fin de saison. Décembre 2025: injection au genou pour tenir la tournée australienne. Avril 2026: avant-bras droit, forfait à Rouen. Juin 2026: mollet gauche, forfait à Nottingham. 30 juin: genou gauche, forfait à Hambourg.
Un seul match gagné sur les sept disputés depuis avril. Une vingtaine de matchs seulement depuis sa demi-finale à Roland-Garros en 2025. Elle l’avait dit en mai: « Mon capital physique était déjà bien entamé. » Elle l’avait redit en avril: il y a eu des « erreurs médicales », des délais irréalistes pour revenir.
Le classement protégé comme planche de salut
Loïs Boisson dispose d’un classement protégé. Entre la 35e et la 38e place - selon les estimations. Elle peut l’utiliser huit fois - pour entrer directement dans les tableaux principaux sans passer par les qualifications. Maximum cinq WTA 1000 et deux tournois du Grand Chelem sur cette période.
Ce statut lui permet de contourner son classement réel. Sans lui, à la 290e place, elle ne pourrait plus jouer que des ITF ou des qualifications de WTA 250. Avec lui, elle peut viser l’US Open, les grands tournois. Mais huit tournois, c’est peu. Huit chances de relancer une carrière qui n’a jamais pu décoller.
► Lire aussi: Roland-Garros 2025: le parcours surprise de Loïs Boisson jusqu'en demi-finale
Ce que personne ne dit
La succession des blessures pose une question que les sources éludent: pourquoi le genou gauche rechute-t-il alors qu’il a été blessé en mai 2024? Neuf mois de rééducation - un retour en janvier, une injection en décembre pour tenir la tournée australienne, et trois blessures musculaires différentes (adducteur, quadriceps, mollet) avant que le genou ne cède à nouveau. Le schéma suggère une compensation: un genou fragile, un corps qui surcharge d’autres zones, qui craquent à leur tour.
Loïs Boisson a 23 ans. Elle a passé plus de temps à l’infirmerie qu’en compétition depuis deux ans. Son meilleur classement date du 2 février. Six mois plus tard, elle aura chuté de 260 places. Le classement protégé lui offre huit tickets. Ensuite, il faudra reconstruire à partir de la 290e place. Ou accepter que le corps ne suive plus.
Sources
- Le Figaro - Tennis : à nouveau blessée, Loïs Boisson va dégringoler au classement WTA
- Orange Sports - WTA Hambourg : Boisson ne défendra pas son titre et va dégringoler au classement
- Reuters - No repeat for injury-ravaged Boisson as French women disappoint at Roland Garros
- Le Parisien - Son capital est déjà bien entamé : comment expliquer les blessures à répétition de Loïs Boisson
- WTA Tennis - Rankings Watch: Boisson makes biggest leap into Top 100 of 21st century