Loïs Boisson chute vers la 290e place mondiale après son forfait à Hambourg
La Française, tenante du titre, perd 250 points et sombre au classement après une nouvelle extension du genou
Le genou gauche lâche encore. Loïs Boisson, 158e mondiale avant Hambourg, va plonger vers la 290e place après son forfait. Les 250 points de son titre 2025 s'envolent.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Chute vertigineuse
De la 158e à la 293e place mondiale en trois semaines. La perte des 250 points de son titre à Hambourg précipite Loïs Boisson hors du top 290.
Série noire de blessures
Genou, quadriceps, mollet, épaule : depuis 2021, le corps de Boisson enchaîne les pépins. Le genou gauche a déjà cédé en mai 2024 (9 mois d'arrêt).
Classement protégé salvateur
Estimé entre la 35e et 38e place, il lui ouvre 8 tournois majeurs jusqu'en avril 2027, dont l'US Open et cinq WTA 1000.
Difficulté du retour au sommet
Emma Raducanu et Maria Sakkari ont connu des chutes similaires. Le classement protégé donne accès aux tableaux, mais pas la forme physique pour gagner.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
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Oct. 2021
Blessure épaule droite
6 mois d'arrêt
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Mai 2024
Rupture ligaments croisés
Genou gauche, 9 mois d'indisponibilité
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2025
Demi-finale Roland-Garros + titre Hambourg
Ascension jusqu'à la 36e place mondiale en fin de saison
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2 fév. 2026
Meilleur classement carrière
34e place mondiale
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Sep. 2025 - Juin 2026
Série de pépins
Quadriceps, injection genou, mollet (forfait Nottingham)
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30 juin 2026
Extension genou à Wimbledon
Face à Rybakina, 10 jours de repos prescrits
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Juil. 2026
Forfait Hambourg
Perte de 250 points, chute vers la 293e place
Le 30 juin 2026 - face à Elena Rybakina au premier tour de Wimbledon, Loïs Boisson ressent une douleur. Extension du genou gauche. Pas de rupture, mais dix jours de repos. Elle renonce à Hambourg - où elle devait défendre son titre de 2025. Les 250 points s’évaporent.
Avant ce forfait, elle occupait la 158e place mondiale. Le classement de juillet la projette vers la 293e ou 294e position. Une chute de plus de 130 places en trois semaines. Depuis son meilleur classement en carrière, la 34e place atteinte le 2 février 2026 - elle a perdu 124 rangs. Son bilan 2026: 1 victoire pour 7 défaites.
Un corps qui ne tient plus
Le genou gauche de Loïs Boisson - 23 ans, a déjà cédé. En mai 2024 - rupture des ligaments croisés. Neuf mois d’arrêt. Retour en janvier 2026 après sept mois de layoff. Avant Roland-Garros 2026, elle était 43e mondiale. Puis les pépins s’enchaînent: quadriceps en septembre 2025 - injection au genou en décembre 2025 - mollet en juin 2026 avec forfait à Nottingham.
En octobre 2021 - c’était l’épaule droite. Six mois d’arrêt. Son capital physique s’effrite. Elle sort du top 290 alors qu’elle avait atteint la demi-finale de Roland-Garros en 2025 et remporté Hambourg la même année.
Le classement protégé, seule bouée
Loïs Boisson bénéficie d’un classement protégé estimé entre la 35e et la 38e place mondiale. Le règlement WTA stipule qu’une joueuse absente entre 26 et 39 semaines peut l’utiliser pour un maximum de huit tournois sur 52 semaines après son retour, incluant jusqu’à cinq WTA 1000 et deux Grands Chelems. Ce statut court jusqu’en avril 2027.
Si son absence dépasse un an, elle peut l’utiliser pour jusqu’à douze tournois. Ce sésame lui ouvre les portes de l’US Open et des grands rendez-vous nord-américains. Mais le corps devra suivre.
Ce que personne ne dit
Emma Raducanu et Maria Sakkari ont connu des trajectoires similaires: chutes vertigineuses au classement après blessures, difficulté à retrouver le haut niveau. Mais le cas Boisson révèle un paradoxe du circuit WTA. Le classement protégé offre une seconde chance théorique. Dans les faits, il masque l’ampleur de la régression physique. Une joueuse 293e mondiale avec un sésame 38e peut intégrer les tableaux principaux sans passer par les qualifications, mais avec un corps diminué face à des adversaires au sommet de leur forme. Le classement protégé est une béquille administrative, pas une rééducation.
Loïs Boisson vise la saison nord-américaine sur dur après ses dix jours de repos. Elle a le droit de jouer. Reste à savoir si son genou gauche lui laissera ce droit plus de trois matchs d’affilée.
