Lot : la préfète Poulain réunit acteurs agricoles et collectivités sur les PAT

Le 5 juin 2026, la préfecture du Lot a rassemblé Chambre d'agriculture, syndicats et élus autour des Projets Alimentaires Territoriaux, des circuits courts et de la loi EGAlim.

Lot : la préfète Poulain réunit acteurs agricoles et collectivités sur les PAT
Illustration Marc Delmas / info.fr

Marilyne Poulain, préfète du Lot depuis février 2026, a réuni le 5 juin services de l'État, Conseil Départemental, EPCI, Chambre d'agriculture et syndicats agricoles. Au programme Projets Alimentaires Territoriaux, loi EGAlim et souveraineté alimentaire à l'échelle du département.

L’essentiel

  • Date : Réunion tenue le 5 juin 2026 à l’initiative de la préfète du Lot Marilyne Poulain.
  • Participants : Services de l’État, Conseil Départemental, EPCI, Chambre d’agriculture, syndicats agricoles et partenaires de l’alimentation durable.
  • Outil EGAlim : La plateforme « Ma cantine » vise 50 % de produits de qualité/durables (dont 20 % bio) en restauration collective.
  • PAT lotois : Distingué au niveau national en 2024, lancé avec un comité de pilotage en décembre 2022.
  • Filières ciblées : Maraîchage et élevage ovin, deux secteurs clés du département pour les circuits courts.

Une réunion de travail à l’initiative de la préfecture

Le 5 juin 2026, Marilyne Poulain a présidé une réunion de travail consacrée aux Projets Alimentaires Territoriaux (PAT) dans le Lot. Autour de la table : les services de l’État, le Conseil Départemental, les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), la Chambre d’agriculture, les syndicats agricoles et les acteurs engagés dans l’alimentation durable, selon le compte officiel de la préfecture sur X.

Marilyne Poulain est en poste depuis le 9 février 2026, nommée par décret du 19 janvier 2026 en remplacement de Claire Raulin, selon le site officiel de la préfecture du Lot. Elle avait déjà rencontré la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs du Lot lors d’une visite terrain en février 2026, rapporte MediaLot.

Trois axes de travail au cœur des échanges

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La réunion a couvert trois chantiers distincts, selon la préfecture.

Premier axe : la mise en œuvre de la loi EGAlim dans la restauration collective. L’outil national « Ma cantine », piloté par le ministère de l’Agriculture, permet aux gestionnaires de cantines de suivre et télédéclarer la part de produits de qualité et durables. La loi fixe un seuil de 50 % de tels produits, dont 20 % issus de l’agriculture biologique. Dans le Lot, les collèges du Conseil Départemental sont directement concernés.

Deuxième axe : la souveraineté alimentaire et le renforcement des filières locales. La préfecture a mis en avant deux secteurs structurants pour le territoire : le maraîchage et l’élevage ovin. La Chambre d’agriculture du Lot recense environ 1 952 exploitations dans les filières maraîchage et horticulture, selon ses propres chiffres.

Troisième axe : le développement des circuits courts et de la logistique pour améliorer la mise en marché des produits lotois. L’agriculture multi-performante - alliant performance économique, environnementale et sociale - a été citée comme orientation de fond.

Contexte dans le Lot

Le Lot dispose d’un PAT départemental dont le comité de pilotage a été lancé en décembre 2022. Il est porté par le Conseil Départemental en partenariat avec la Chambre d’agriculture, Bio 46 et des collectifs de circuits courts, selon MediaLot et le répertoire national france-pat.fr. En mars 2024, ce projet a été distingué au niveau national, rapporte La Dépêche du Midi. L’objectif affiché : augmenter la part d’approvisionnement local dans la restauration collective - les collèges lotois en premier lieu - et structurer les débouchés pour les producteurs du territoire.

Le PAT du Lot s’inscrit dans un cadre national : le Programme National pour l’Alimentation a historiquement financé plus de 170 projets similaires sur tout le territoire, selon le ministère de l’Agriculture. La chargée de mission pour ce dossier au Département est Cécile Canale, basée à la Cité Bessières à Cahors.

Pour les acteurs agricoles du Lot, ce type de réunion préfectorale s’ajoute à d’autres dossiers en cours dans le département. La question de l’alimentation locale rejoint des préoccupations plus larges sur la structuration des filières rurales dans un département où l’agriculture reste un pilier économique central.

EGAlim et « Ma cantine » : un suivi encore perfectible

La plateforme « Ma cantine » reste un outil dont l’appropriation est inégale selon les collectivités. Elle permet de mesurer la part effective de produits labellisés (bio, Label Rouge, AOC/AOP, IGP, HVE…) dans les assiettes des convives. Dans de nombreux départements ruraux, l’enjeu est autant logistique qu’administratif : les petits producteurs locaux ne disposent pas toujours des certifications exigées par la loi, même lorsque leurs pratiques s’en approchent.

Des initiatives comme celles portées par la coopération entre préfecture et acteurs locaux dans d’autres départements montrent que ce type de dialogue interinstitutionnel est devenu une méthode de travail répandue pour les représentants de l’État en région.

Prochaines étapes

La réunion du 5 juin n’a pas donné lieu à l’annonce d’un calendrier précis de mise en œuvre ou de nouveaux financements, selon les informations disponibles à ce stade. La préfecture n’a pas encore communiqué de compte-rendu détaillé des engagements pris lors de la rencontre.

Les partenaires - Chambre d’agriculture, syndicats et EPCI - sont attendus pour traduire ces échanges en actions concrètes sur la logistique des circuits courts et l’approvisionnement des cantines collectives dès la rentrée 2026.

Sources

Marc Delmas

Marc Delmas

Marc est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Lot (46), avec Cahors pour chef-lieu. Spécialité du département : AOC cahors et tourisme rural quercynois. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Occitanie.

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