Lunéville : le préfet salue la broderie UNESCO et les travaux du château

Yves Séguy a visité le 15 avril le conservatoire du point de Lunéville et le château en cours de restauration depuis l'incendie de 2003.

Lunéville : le préfet salue la broderie UNESCO et les travaux du château
Illustration Christophe Weber / info.fr

Le préfet de Meurthe-et-Moselle s'est rendu à Lunéville le 15 avril 2026 pour découvrir deux chantiers patrimoniaux majeurs du département. D'un côté, un savoir-faire broderie inscrit à l'UNESCO. De l'autre, un château qui se reconstruit vingt ans après le feu.

Yves Séguy, préfet de Meurthe-et-Moselle, a consacré sa journée du 15 avril 2026 au patrimoine lunévillois. Accompagné de Sophie Duval, vice-présidente du Conseil départemental, il a d’abord visité le Conservatoire des Broderies de Lunéville François-Rémy, puis le château de Lunéville, toujours en restauration.

Le point de Lunéville, un art protégé par l’UNESCO

Fondé en juin 1998 par Maryvonne François-Rémy, le conservatoire préserve le « point de Lunéville », technique de broderie perlée au crochet sur tulle née au XIXe siècle. La structure est dirigée depuis 2000 par Aude Rémy, fille de la fondatrice. En février 2026, Aude Rémy a reçu la médaille d’or du tourisme pour son engagement dans la transmission de cet art, selon L’Est Républicain.

Le point de Lunéville a été inscrit à l’Inventaire national du patrimoine culturel immatériel en 2019, puis reconnu par l’UNESCO en 2020, selon le ministère de la Culture. Le conservatoire propose des formations certifiées, reconnues par Pôle Emploi depuis 2015, ainsi que des ateliers et expositions. C’est l’un des rares lieux en France où cette pratique se transmet activement - un profil comparable à d’autres sites français récemment labellisés pour leur valeur patrimoniale.

Le château, vingt ans de reconstruction après l’incendie

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L’incendie du 2 janvier 2003 avait partiellement détruit ce monument historique du XVIIIe siècle. Le coût total de la restauration initiale a été estimé à 103 millions d’euros, dont 94 millions pour la partie sinistrée, avec un début des travaux en février 2005, selon Les Échos. Les grandes campagnes de reconstruction se sont étendues jusqu’en 2011.

Les travaux se poursuivent aujourd’hui sur la chapelle, l’escalier nord et les espaces extérieurs, financés par le Conseil départemental, l’État et des fonds de mécénat, comme l’indique le compte officiel de la préfecture. Une dynamique de visite officielle sur des chantiers structurants que l’on retrouve dans d’autres départements.

La visite du préfet Séguy s’inscrit dans un suivi régulier du site. En juin 2025, le directeur de cabinet de la préfecture avait déjà présidé une cérémonie sur la terrasse du château, à l’occasion de la Journée nationale des sapeurs-pompiers.

Pour Sophie Duval, vice-présidente du Conseil départemental, cette journée visait à « saluer l’engagement des équipes », selon la préfecture sur X. Le montant exact des crédits engagés pour les opérations en cours n’a pas été précisé à ce stade.

Sources

Christophe Weber

Christophe Weber

Basé à Nancy, traite la métropole, les tensions sur l'université, les restructurations industrielles et les débats sur le patrimoine Art nouveau. Diplômé de l'ESJ Lille, il a travaillé en agence avant de s'ancrer en Meurthe-et-Moselle. Posture : interroger les étudiants, les syndicalistes, les élus, vérifier les budgets universitaires avant de publier.

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