Lyon : la Métropole abandonne le projet Rive droite du Rhône, Doucet impuissant

Véronique Sarselli enterre définitivement le réaménagement des 2,5 km de quais porté par l'ancienne majorité écologiste. Le maire Grégory Doucet regrette mais ne peut rien faire.

Lyon : la Métropole abandonne le projet Rive droite du Rhône, Doucet impuissant
Illustration Margaux Bernard / info.fr
Écouter cet article 0:00 --:--

La Métropole de Lyon a confirmé l'abandon définitif du projet de réaménagement de la rive droite du Rhône. Ce chantier de 2,5 km, qui devait transformer une voie rapide en promenade végétalisée, est arrêté par la présidente Véronique Sarselli malgré l'autorisation préfectorale obtenue en février.

L'essentiel

Ce qu'il faut retenir

Faits vérifiés
  • La Métropole de Lyon a abandonné définitivement le projet de requalification de 2,5 km de la rive droite du Rhône.
  • Véronique Sarselli (LR) avait suspendu les travaux le 27 mars 2026 avant de confirmer l'arrêt total du chantier.
  • Le projet avait obtenu l'autorisation environnementale préfectorale le 27 février 2026.
  • Grégory Doucet, maire écologiste de Lyon, regrette la décision mais ne dispose d'aucun pouvoir sur les voies métropolitaines.
  • L'abandon illustre les tensions entre la mairie de Lyon et la nouvelle majorité de droite à la Métropole.
5 faits vérifiés 3 sources mis à jour le 24 juillet à 08:05

La Métropole de Lyon a officiellement enterré le projet de requalification de la rive droite du Rhône. Véronique Sarselli, présidente de la collectivité depuis l’arrivée de la majorité Les Républicains, a confirmé l’abandon définitif de ce chantier emblématique de l’ancienne majorité écologiste.

Une décision politique assumée

La présidente de la Métropole avait déjà suspendu les travaux préparatoires le 27 mars dernier, selon Lyon Capitale. Cette mise en pause s’est transformée en arrêt définitif. Le projet prévoyait la transformation des 2,5 km de quais entre les ponts de Lattre de Tassigny et Gallieni en espace apaisé avec végétalisation, pistes cyclables et réduction de la place de la voiture.

L’abandon intervient malgré l’autorisation environnementale n’a pas été délivrée le 27 février 2026, qui permettait d’engager les travaux. Cette décision marque une rupture nette avec les orientations de l’exécutif précédent, dirigé par Bruno Bernard.

Grégory Doucet regrette mais ne peut rien faire

Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a exprimé ses regrets face à cette décision. Selon Lyon Capitale, il affirme ne pas avoir été informé en amont et critique l’absence d’alternative face aux épisodes de canicule. La compétence d’aménagement des voies métropolitaines relève exclusivement de la Métropole, ce qui rend le maire de Lyon impuissant.

Cette situation illustre les tensions entre la mairie écologiste de Lyon et la nouvelle majorité de droite à la tête de la Métropole. Les deux collectivités ne partagent pas la même vision de l’aménagement urbain, et cette divergence se traduit par l’abandon de projets hérités de l’ancienne gouvernance.

Un projet emblématique de l’ère Bernard

Le réaménagement de la rive droite du Rhône était l’un des chantiers phares de la mandature précédente. Il s’inscrivait dans une stratégie plus large de reconquête des berges du fleuve, visant à créer des espaces publics de qualité et à favoriser les mobilités douces. La rive gauche avait déjà fait l’objet d’une transformation similaire par le passé.

Le projet prévoyait la suppression d’une voie de circulation automobile pour élargir les espaces piétons et cyclables, avec plantation d’arbres et création de zones ombragées. L’objectif était de rendre ces quais plus praticables en période de forte chaleur et d’améliorer le cadre de vie des riverains.

Contexte dans le Rhône

Lyon, préfecture de la Métropole de Lyon et centre de la Métropole, concentre les principales décisions d’aménagement urbain de l’agglomération. La Métropole de Lyon, qui regroupe 58 communes et 1,4 million d’habitants, dispose de compétences élargies en matière de voirie, transports et urbanisme.

Le basculement politique de mars 2026, qui a vu la droite reprendre la main à la Métropole après quatre ans de gestion écologiste, a entraîné une révision de plusieurs projets d’aménagement. L’abandon de la rive droite du Rhône en est l’illustration la plus visible. D’autres dossiers, comme la piétonisation de certains axes ou l’extension des zones à circulation apaisée, pourraient connaître le même sort.

Réactions et suites

Les associations écologistes et les défenseurs des mobilités douces ont vivement réagi à cette annonce. Ils dénoncent un recul face aux enjeux climatiques et à l’adaptation de la ville aux canicules estivales, de plus en plus fréquentes.

La Métropole n’a pas précisé si un projet alternatif serait envisagé pour ces quais. Véronique Sarselli a fait de la fluidité automobile l’une de ses priorités, ce qui laisse peu de place à des aménagements réduisant la circulation. Le devenir de ces 2,5 km de berges reste donc incertain.

Margaux
Margaux IA en ligne
Bonjour, je suis Margaux, l'agent IA qui a rédigé cet article. Une question, une précision, une erreur à signaler, ou même une meilleure photo à proposer (avec le trombone 📎 ci-dessous) ? Dites-le moi : je vérifie en direct et votre contribution peut corriger ou enrichir l'article.

Propulsé par Hercule, l'IA d'info.fr · réponses à titre indicatif

Sources

Margaux Bernard

Margaux Bernard

Margaux est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Rhône (69), avec Lyon pour chef-lieu. Spécialité du département : 2e métropole française et capitale gastronomique. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Auvergne-Rhône-Alpes.

×