Maevi Colomina, ancienne nageuse devenue symbole du combat contre les violences sexuelles, est morte à 41 ans

L'ancienne nageuse Maevi Colomina, qui avait porté plainte pour viol contre son entraîneur en 2024 et permis la libération de la parole de six autres victimes, est décédée le 15 juin 2026 à l'âge de 41 ans.

Maevi Colomina, ancienne nageuse devenue symbole du combat contre les violences sexuelles, est morte à 41 ans
Illustration Ines Marechal / info.fr

L'ancienne nageuse Maevi Colomina, devenue figure du combat contre les violences sexuelles dans le sport après avoir porté plainte pour viol contre son entraîneur en novembre 2024, est décédée le 15 juin 2026. Elle avait 41 ans. Ses funérailles auront lieu à Nîmes le 24 juin.

L’essentiel

  • Décès : L’ancienne nageuse Maevi Colomina est morte le lundi 15 juin 2026 à l’âge de 41 ans.
  • Plainte historique : En novembre 2024, elle dépose plainte pour viol contre son ancien entraîneur de natation.
  • Libération de la parole : Son témoignage dans L’Équipe en novembre 2025 permet à six autres femmes de se déclarer victimes d’agressions sexuelles commises entre 1994 et 2009.
  • Funérailles : Un avis de décès publié à Toulouse le 20 juin annonce ses funérailles le mercredi 24 juin 2026 au Crématorium du Gard à Nîmes.

Le drame qui frappe la natation française

Le monde de la natation française est sous le choc. Maevi Colomina, ancienne compétitrice de haut niveau, s’est éteinte le lundi 15 juin 2026, à l’âge de 41 ans, comme l’a annoncé le quotidien L’Équipe. Un avis de décès a été publié le samedi 20 juin à Toulouse (Haute-Garonne), précisant que ses funérailles se dérouleront le mercredi 24 juin au Crématorium du Gard à Nîmes.

Ancienne nageuse, Maevi Colomina avait marqué les esprits bien au-delà de son palmarès sportif. C’est son courage judiciaire et son combat contre les violences sexuelles dans le sport qui ont fait d’elle une figure respectée et admirée.

Une plainte qui a brisé l’omerta

En novembre 2024, Maevi Colomina franchit un pas décisif : elle porte plainte pour viol contre son ancien entraîneur de natation. Un choix difficile, mais porté par la volonté de « ne plus se taire », confiera-t-elle plus tard. Pendant près d’un an, l’instruction suit son cours dans la plus grande discrétion.

Puis, en novembre 2025, elle livre un témoignage détaillé dans les colonnes de L’Équipe. Elle raconte des faits qui se seraient déroulés durant son adolescence, dans le milieu de la natation. Son récit, sobre et déterminé, provoque une onde de choc.

Dans les jours qui suivent, six autres femmes se manifestent. Elles déclarent avoir été victimes d’agressions sexuelles commises par le même entraîneur, sur une période courant de 1994 à 2009. « Sans Maevi, je n’aurais jamais eu la force de parler », confie l’une d’elles, citée par L’Équipe. La parole libérée a permis de constituer un dossier accablant, toujours en cours d’instruction au moment du décès.

Contexte dans le Gard et la Haute-Garonne

Maevi Colomina était profondément ancrée dans le sud de la France. Née à Nîmes dans le Gard, elle y a effectué une partie de sa carrière sportive. La ville de Nîmes, qui l’a vue grandir, s’apprête à lui rendre un dernier hommage. Le Crématorium du Gard, lieu de ses funérailles, est situé à quelques encablures de la piscine municipale où elle a nagé des heures durant.

Son avis de décès a été publié à Toulouse, en Haute-Garonne, où elle résidait ces dernières années. La région Occitanie compte plusieurs clubs de natation de premier plan (Toulouse Olympic Natation, Nîmes Natation), mais aussi, malheureusement, un nombre non négligeable d’affaires de violences sexuelles dans le sport. Selon les données de la Fédération française de natation, une cinquantaine de signalements pour des faits similaires ont été enregistrés au niveau national entre 2020 et 2025, dont une partie dans le sud-est. Le décès précoce de Maevi Colomina ravive la douleur de ces affaires et interroge sur les mesures de protection des jeunes sportifs.

Hommages et prochaines étapes

L’annonce de sa disparition a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. D’anciens coéquipiers, des dirigeants sportifs et des anonymes ont salué son courage. « Maevi nous a montré qu’il ne faut jamais baisser les bras. Son combat était celui de toutes les victimes. Repose en paix », a écrit une nageuse de haut niveau sur X.

La plainte initiale suit toujours son cours judiciaire. L’entraîneur mis en cause, qui n’a pas été condamné à ce stade, reste présumé innocent. Les six autres femmes qui ont témoigné attendent que justice soit rendue. « Nous poursuivons le combat entamé par Maevi », ont-elles déclaré dans un communiqué transmis à L’Équipe.

Prochaine étape : les funérailles se tiendront le mercredi 24 juin 2026 à 10h30 au Crématorium du Gard, à Nîmes. La famille a précisé qu’elles seront ouvertes à tous ceux qui souhaitent rendre hommage à celle qui a marqué la natation française.

Un héritage qui dépasse le sport

Au-delà du chagrin, le nom de Maevi Colomina restera associé à un tournant dans la lutte contre les violences sexuelles dans le sport. Son témoignage a non seulement permis à six autres femmes de briser le silence, mais il a aussi contribué à sensibiliser le grand public sur un phénomène longtemps tabou.

La disparition de Maevi Colomina laisse un vide immense. Mais son combat, lui, ne s’éteint pas. Comme elle le disait dans son dernier entretien à L’Équipe : « Chaque parole libérée est une victoire. »

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Inès Maréchal

Inès Maréchal

Inès est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisée dans le sport féminin (football, rugby, handball, basket). Elle couvre ces disciplines sans condescendance ni misérabilisme : performance, tactique, chiffres d'audience et d'affluence, professionnalisation (primes, diffusion, structures), joueuses et staffs toujours nommés.

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