Bamako, Kidal, Gao : l’offensive coordonnée FLA-JNIM ouvre une nouvelle phase de la guerre malienne
Pour la première fois depuis 2012, séparatistes touareg et jihadistes d'Al-Qaïda frappent simultanément cinq villes maliennes. La junte est sur la défensive. La France n'a plus de levier.
Le 25 avril 2026, le FLA et le JNIM lancent une offensive coordonnée sur cinq villes du Mali. Une rupture stratégique que Paris avait anticipée sans pouvoir l'empêcher.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Coordination FLA-JNIM inédite depuis 2012
Pour la première fois depuis l'alliance MNLA-Ansar Dine de 2012, séparatistes touareg et jihadistes d'Al-Qaïda frappent simultanément cinq villes maliennes. Une mécanique testée à Alkit en juillet 2025, désormais opérationnelle.
Encerclement économique de Bamako
Blocus du carburant depuis septembre 2025, camions-citernes incendiés sur les axes Sénégal et Côte d'Ivoire. La capitale et ses trois millions d'habitants étouffent.
Échec d'Africa Corps
Hélicoptère touché en juin 2025, Su-24M crashé près de Gao, embuscade meurtrière à Tenenkou, 84 mercenaires Wagner tués à Tinzawatène : les supplétifs russes ne contiennent pas la menace.
France hors-jeu, vide stratégique non comblé
Partie en 2022, coopération antiterroriste suspendue après l'arrestation d'un agent français, ressortissants invités à quitter le pays : Paris a perdu renseignement, forces spéciales et capacité de médiation.
Junte verrouillée, transition prolongée jusqu'en 2030
Limogeages au sommet de l'état-major, partis dissous le 13 mai 2025, transition reportée à 2030 : Goïta referme l'espace politique pendant que le sécuritaire se délite, malgré un soutien populaire entretenu par la rhétorique anti-française.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le 25 avril 2026, FLA et JNIM frappent simultanément Bamako, Gao, Sévaré, Kidal et Kati.
- Première offensive coordonnée à cette échelle entre séparatistes touareg et jihadistes Al-Qaïda depuis 2012.
- Bamako, trois millions d'habitants, est encerclée par un blocus du carburant depuis septembre 2025.
- La France a recommandé le 7 novembre 2025 à ses 4 300 ressortissants de quitter le Mali.
- Iyad Ag Ghali, chef du JNIM, est sous mandat CPI au titre des articles 7 et 8 du Statut de Rome.
- Africa Corps, successeur de Wagner, échoue à contenir la dégradation sécuritaire.
À l’aube du 25 avril 2026 [1], plusieurs villes du Mali sont attaquées au même moment [2]. Bamako, Gao, Sévaré, Kidal et Kati [3]. L’aéroport international de Bamako-Sénou est visé [4]. La garnison de Kati, base stratégique située à une quinzaine de kilomètres de la capitale [5], aussi [6]. Des tirs sont entendus dans le fief de la junte [7].
L’offensive mobilise des centaines de combattants, voire plus [8]. L’état-major malien évoque des « groupes armés terroristes, non encore identifiés » [9]. Le Front de libération de l’Azawad (FLA) revendique avoir pris possession de certains points de Kidal [10]. À Bamako, l’ambassade des États-Unis demande à ses ressortissants de se confiner [11] après avoir reçu des informations faisant état d’explosions et de coups de feu près de Kati et de l’aéroport [12].
Une coordination que Bamako redoutait depuis des mois
L’attaque n’est pas un coup de tonnerre. Elle est l’aboutissement d’un rapprochement documenté. Le 14 juillet 2025, à Alkit, un convoi militaire malien de quatre véhicules dont un blindé [14] tombe dans une embuscade. Le FLA affirme l’avoir « totalement neutralisé » [15]. Selon RFI, les jihadistes du JNIM, lié à al-Qaïda, étaient également présents [16]. Les deux groupes parlent alors de « coordination » [17], pas d’opération conjointe. Des négociations pour des opérations communes sont entamées dès décembre 2024 [18]. La formation d’un état-major commun est envisagée [19].
Le FLA, fondé le 30 novembre 2024 à Tin Zaouatine [20] par environ 180 responsables [21] du Cadre permanent, est issu de la fusion du MNLA, du HCUA, et de parties du MAA et du GATIA [22][23][24][25]. Son objectif déclaré: la « libération totale de l’Azawad » et l’« autodétermination » [26][27]. Le lendemain de sa fondation, sept ou huit de ses responsables [28] sont tués par une frappe de drone Bayraktar près de Tinzawatène, dont Fahad Ag Almahmoud [29]. La rupture de l’accord de paix d’Alger, dénoncé par la junte en 2024 [30], a fait basculer le mouvement.
Le JNIM, machine de guerre patiente
En face, le JNIM est créé en 2017 [31] par la fusion de plusieurs groupes. Classé entité terroriste par les Nations unies [32]. Dirigé par Iyad Ag Ghali, sous mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale [33][34]. Le blocus du carburant imposé à des villes entières et la détention de dizaines de civils [35] caractérisent les méthodes du groupe envers les populations. Hamadoun Kouffa commande la Katiba Macina dans le centre du Mali [36].
Depuis début septembre 2025, le JNIM a décrété un blocus sur Kayes, principal point d’entrée des marchandises en provenance du Sénégal [37]. À Bamako, des groupes mobiles incendient les camions-citernes venant du Sénégal et de la Côte d’Ivoire [38]. La capitale, et ses trois millions d’habitants environ [39], est encerclée par un blocus économique imposé par les jihadistes du JNIM [40]. Le groupe a obtenu au moins 50 millions de dollars pour la libération d’otages [13]. Il impose à une compagnie de transport de Bamako des conditions strictes pour autoriser la circulation [41].
Le retrait français, prévu et irréversible
En 2013, l’opération Serval libère Tombouctou, Gao et Kidal [45][46]. François Hollande est accueilli en héros [43]. En 2022, les derniers soldats français de Barkhane quittent le pays [47][48]. La justification officielle malienne tient en une phrase d’Abdoulaye Diop, alors ministre des Affaires étrangères: « La coopération avec la France ne répondait pas aux aspirations du peuple malien » [49][50]. Wagner est déployé dès 2021 [51]. Devenu Africa Corps entre 2024 et 2025 [52], directement lié au ministère de la Défense russe [53].
Les chiffres racontent une autre histoire que celle de la « souveraineté retrouvée ». Le 13 juin 2025, près de Kidal, un hélicoptère d’Africa Corps est touché et contraint de se replier face au FLA [54][55]. Le lendemain, un Su-24M russe s’écrase près de la base militaire de Gao [56]. Le 1er août 2025, Africa Corps perd plusieurs soldats dans une embuscade du JNIM à Tenenkou, près de Mopti [57]. À Tinzawatène, en juillet 2024, 84 mercenaires de Wagner avaient été tués [58][59].
La France hors-jeu: un vide non comblé
Vendredi 7 novembre 2025, Paris recommande à ses 4 300 ressortissants inscrits [60] de quitter temporairement le Mali « dès que possible » [61][62]. Fin octobre, les États-Unis avaient retiré leur personnel non essentiel [63][64], le département d’État ordonnant aux familles de partir [65]. La rupture est cependant plus profonde qu’une alerte consulaire. La France a suspendu sa coopération antiterroriste avec Bamako [66] après l’arrestation de deux membres des services maliens [67] et l’accusation, par la junte, qu’un agent en poste à l’ambassade de France aurait œuvré à « déstabiliser » le pays [68].
Concrètement, ce qui a disparu en quelques années, c’est l’architecture du renseignement français au Sahel et le maillage des forces spéciales déployées dans la région. Il n’existe aujourd’hui aucun canal officiel franco-malien pour partager des indices d’attaque imminente. Paris suit désormais la dégradation « avec une véritable préoccupation » [69]. C’est un aveu de spectateur.
La junte sur la défensive, sans relais civil
Le récent remaniement a consacré le retour en force du général Sadio Camara, ministre de la Défense [70][71]. La semaine précédant l’alerte française, le chef de la junte avait limogé le chef d’état-major des armées, le directeur de la sécurité militaire et le chef d’état-major de l’armée de terre [72]. Le général Assimi Goïta, au pouvoir depuis les coups d’État de 2020 et 2021 [73][74], a appelé ses compatriotes à réduire les « déplacements inutiles » [75] et promis de « tout faire pour acheminer le carburant » [76].
Sur le terrain politique, la trajectoire est inverse de la trajectoire militaire: le pouvoir se referme à mesure qu’il perd du territoire. La loi de juillet 2025 a prolongé la transition jusqu’en 2030 [77][78], reportant de cinq ans la promesse électorale faite à la CEDEAO. Les principaux partis ont été dissous le 13 mai 2025 [79], l’espace civique s’est rétréci, plusieurs voix critiques ont été contraintes à l’exil. Et pourtant, un sondage publié le 5 août 2025 [80] créditait la junte d’un soutien populaire substantiel - Jeune Afrique relevait alors que ce soutien tenait à la rhétorique panafricaniste et anti-française, pas à un bilan sécuritaire. La contradiction est nette: un régime acclamé pour avoir « repris la souveraineté » mais incapable de garantir l’arrivée d’un camion-citerne à Bamako. C’est cette dissociation entre légitimité et capacité que l’offensive du 25 avril 2026 [1] met brutalement à nu.
Charlie Werb, analyste du cabinet Aldebaran Threat Consultants, résume: « Je ne pense pas que le JNIM ait la capacité ou l’intention de prendre Bamako, mais la menace qu’ils font planer sur la ville est sans précédent » [81]. Alioune Tine, ancien expert indépendant des Nations unies sur le Mali, prévient qu’un effondrement de l’État pourrait avoir « des conséquences catastrophiques » dans toute la sous-région [82].
L’angle mort: un partenariat tactique, pas idéologique
Officiellement, FLA et JNIM ne fusionnent pas: les deux groupes sont liés par un simple « pacte de non-agression » [83]. Le FLA réclame l’autodétermination de l’Azawad [27]. Le JNIM veut imposer la charia au Sahel et à toute l’Afrique de l’Ouest [84]. Mahmoud Barry, figure du JNIM [85], l’a dit sans détour: « Il n’y aura pas de paix tant que nous ne retournerons pas à la charia. Il faut qu’elle soit appliquée dans le pays tout entier » [86]. Un projet incompatible avec celui des Touaregs laïcs.
Comment, alors, deux mouvements officiellement liés par un seul engagement de non-agression peuvent-ils mener une offensive simultanée dans cinq villes? La réponse tient dans la distinction entre discours public et pratique opérationnelle. Publiquement, le FLA refuse l’image d’une fusion qui le coucherait dans le lit d’al-Qaïda et lui ferait perdre tout crédit auprès d’Alger, de Nouakchott et des chancelleries européennes. Tactiquement, en revanche, les négociations engagées dès décembre 2024 [18], la perspective d’un état-major commun [19] et l’embuscade conjointe d’Alkit [17] montrent une coordination opérationnelle qui dépasse de très loin la simple non-agression. Le déni officiel est un outil diplomatique; l’offensive du 25 avril en est la traduction militaire.
On se souvient, du précédent du début de la guerre du Mali en 2012 [87]: des groupes touaregs et salafistes avaient pris ensemble le contrôle du nord du pays, avant de se retourner les uns contre les autres. Cette mécanique des alliances tactiques entre groupes idéologiquement opposés survit rarement à la victoire. Si l’État malien venait à céder, FLA et JNIM se retourneraient probablement l’un contre l’autre. Bamako le sait. Cela ne change rien à l’urgence du moment.
Pourquoi maintenant
Le calendrier de l’offensive du 25 avril 2026 [1] ne tombe pas du ciel. Le blocus du carburant asphyxie Bamako depuis septembre 2025 [88]. Le 26 décembre 2025, plus de 680 citernes étaient parvenues à entrer dans la capitale en une nuit [89][90] - un répit, pas une solution. Les attaques du JNIM se sont multipliées: six positions de l’armée prises en 24 heures fin décembre 2025 [91], embuscade revendiquée entre Bougouni et Bamako [92], frappes aériennes maliennes près de Kolondieba, Mena et Wakoro [93][94][95][96]. La junte est affaiblie depuis 2020 [97]. La fenêtre est ouverte. Le FLA et le JNIM s’y engouffrent.
Une nouvelle phase, et laquelle
Le précédent tactique le plus proche reste l’offensive du 17 septembre 2024 contre l’école de gendarmerie de Faladié et la base de l’aéroport de Bamako-Sénou [98][99][100]. Mais le 17 septembre 2024, le JNIM frappait seul, et seulement Bamako [98][99]. Le 25 avril 2026 [1] marque trois ruptures qualitatives. D’abord géographique: pour la première fois, l’attaque vise simultanément la capitale (Bamako, Kati) et le grand nord touareg (Kidal, Gao). Ensuite politique: le FLA et le JNIM agissent côte à côte à l’échelle d’une opération nationale. Enfin: la cible n’est plus une garnison isolée mais le système de commandement de la junte, frappée à son cœur (Kati) et dans son symbole (l’aéroport).
Ce que ces trois ruptures dessinent, c’est la fin du modèle issu de Serval - un État central appuyé par un partenaire militaire extérieur - et l’entrée dans une phase où Bamako doit défendre seule, avec un supplétif russe affaibli, un territoire dont elle ne contrôle plus les approvisionnements. Paris, qui suspendait sa coopération antiterroriste [66] après l’affaire de l’agent français [68], n’a plus aucun levier militaire. Spectatrice d’une dégradation qu’elle avait en partie prévue.
► Lire aussi: Le contexte sécuritaire français face aux retours du Sahel
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (100)
« Plusieurs villes du Mali sont soumises, ce 25 avril, à une offensive d’une ampleur inédite »
jeuneafrique.com ↗ ↩
« L’offensive semble mobiliser des centaines de combattants, voire plus. Elle a été lancée dans les premières heures de la matinée de ce samedi 25 avril, au même moment, dans plusieurs régions du pays. »
jeuneafrique.com ↗ ↩
« Des attaques visant des positions militaires ont été signalées samedi matin à Bamako, Gao, Sévaré, Kidal et Kati »
fr.apanews.net ↗ ↩
« l’aéroport international de Bamako-Sénou aurait été visé par une attaque »
fr.apanews.net ↗ ↩
« située à une quinzaine de kilomètres de la capitale »
fr.apanews.net ↗ ↩
« la garnison militaire de Kati, importante base située à une quinzaine de kilomètres de la capitale »
fr.apanews.net ↗ ↩
« Des tirs ont été entendus à Kati, fief de la junte. »
jeuneafrique.com ↗ ↩
« L’offensive semble mobiliser des centaines de combattants, voire plus. »
jeuneafrique.com ↗ ↩
« « des groupes armés terroristes, non encore identifiés » »
fr.apanews.net ↗ ↩
« le Front pour la libération de l’Azawad (FLA), nouvelle dénomination de l’ex-CMA, a affirmé avoir pris possession de certains points de la ville »
fr.apanews.net ↗ ↩
« La représentation diplomatique a demandé aux citoyens américains de rester confinés sur place »
fr.apanews.net ↗ ↩
« avoir reçu des informations faisant état d’explosions et de coups de feu près de Kati et de l’aéroport Modibo Keïta International »
fr.apanews.net ↗ ↩
« le JNIM a obtenu au moins 50 millions de dollars pour la libération de deux otages émiratis et de leur employé iranien »
nouvelobs.com ↗ ↩
« Il était constitué de quatre véhicules dont un blindé, selon le FLA »
rfi.fr ↗ ↩
« Les rebelles du FLA, le Front de libération de l'Azawad, ont affirmé avoir « totalement neutralisé » le convoi »
rfi.fr ↗ ↩
« les jihadistes du Jnim, le groupe de soutien à l'islam et aux musulmans lié à al-Qaïda, étaient également présents lors de cette embuscade »
rfi.fr ↗ ↩
« Ils démentent toutefois qu'il s'agisse d'une « opération conjointe » et préfèrent parler de « coordination. » »
rfi.fr ↗ ↩
« Des négociations ont été initiées en décembre dernier pour effectuer des opérations conjointes »
rfi.fr ↗ ↩
« La formation d'un état-major commun est même envisagée »
rfi.fr ↗ ↩
« Le Front de libération de l'Azawad [.] est une organisation politique et militaire du nord du Mali fondée le 30 novembre 2024. »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« La fondation du Front de libération de l'Azawad est annoncée dans un communiqué, à l'issue d’une rencontre tenue entre le 26 et le 30 novembre par environ 180 responsables et membres du Cadre permanent (CSP) à Tin Zaouatine. »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Les quatre mouvements du CSP - le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), et une partie du Mouvement arabe de l'Azawad (MAA) et du Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA) - fusionnent ainsi pour se regrouper en une seule entité. »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Les quatre mouvements du CSP - le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), et une partie du Mouvement arabe de l'Azawad (MAA) et du Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA) - fusionnent ainsi pour se regrouper en une seule entité. »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Les quatre mouvements du CSP - le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), et une partie du Mouvement arabe de l'Azawad (MAA) et du Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA) - fusionnent ainsi pour se regrouper en une seule entité. »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Les quatre mouvements du CSP - le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), et une partie du Mouvement arabe de l'Azawad (MAA) et du Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA) - fusionnent ainsi pour se regrouper en une seule entité. »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Le groupe déclare avoir « pour objectif de conduire à la libération totale de l'Azawad et [à] la mise sur pied de l'autorité de l’Azawad ». »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Il [.] réclame l'« autodétermination » de l'Azawad. »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Le lendemain de la création du FLA, sept ou huit de ses responsables sont tués par une frappe de drone Bayraktar près de Tinzawatène. »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« Le lendemain de la création du FLA, sept ou huit de ses responsables sont tués par une frappe de drone Bayraktar près de Tinzawatène, dont Fahad Ag Almahmoud, chef de la branche rebelle du GATIA. »
fr.wikipedia.org ↗ ↩
« la junte a progressivement fragilisé le processus avant de le dénoncer en 2024 »
jean-jaures.org ↗ ↩
« créé en 2017 »
nouvelobs.com ↗ ↩
« Il s'agit d'une coalition de groupes armés islamistes radicaux, active dans la région du Sahel central, et classée comme entité terroriste par les Nations unies. »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« À la tête de la coalition: le chef d’Ansar Dine, Iyad Ag Ghali. Ce Touareg est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’Humanité. »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« Ce Touareg est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’Humanité. »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« les jihadistes ont placé des villes entières sous blocus et détiennent des dizaines de civils maliens »
rfi.fr ↗ ↩
« Autre figure Hamadoun Kouffa (ou Amadou Koufa) le prêcheur peul qui dirige la Katiba Macina dans le centre du Mali. »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« depuis début septembre 2025, il a décrété un blocus sur la ville de Kayes, principal point d’entrée des marchandises en provenance du Sénégal »
jean-jaures.org ↗ ↩
« sont attaqués par des groupes mobiles qui incendient les camions-citernes venant du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. »
nouvelobs.com ↗ ↩
« La capitale, et ses trois millions d’habitants environ, est encerclée. »
nouvelobs.com ↗ ↩
« les djihadistes du JNIM imposent jusqu’à Bamako un blocus sur les importations de carburant »
nouvelobs.com ↗ ↩
« Le groupe djihadiste a également réussi à interdire à une compagnie de transport à Bamako de circuler à la seule condition de ne pas prendre de militaires, de séparer les hommes et les femmes, et que celles-ci soient voilées. »
nouvelobs.com ↗ ↩
« « C’est le plus beau jour de ma vie politique » avait affirmé celui qui était alors président. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« François Hollande avait été accueilli en héros au Mali. « C’est le plus beau jour de ma vie politique » avait affirmé celui qui était alors président. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Mais aujourd'hui, "l'Etat malien ne contrôle plus rien" sur son territoire et "concentre ses forces autour de Bamako pour sécuriser le régime", affirme Bakary Sambe, du groupe d'études Timbuktu Institute, basé à Dakar, au Sénégal. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« En 2013, pendant l’opération Serval qui avait repoussé les forces djihadistes menaçant la capitale Bamako, juste après la libération de Tombouctou, de Gao et de Kidal, François Hollande avait été accueilli en héros au Mali. »
lefigaro.fr ↗ ↩
«.juste après la libération de Tombouctou, de Gao et de Kidal. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Après neuf ans de présence au Mali, les derniers soldats français de la force antijihadiste Barkhane ont ainsi quitté le pays en 2022. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« les derniers soldats français de la force antijihadiste Barkhane ont ainsi quitté le pays en 2022. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« « La coopération avec la France ne répondait pas aux aspirations du peuple malien, raison pour laquelle elle a été interrompue. », déclarait alors Abdoulaye Diop, alors ministre des Affaires Étrangères pour justifier le retrait de la France. »
timbuktu-institute.org ↗ ↩
« « La coopération avec la France ne répondait pas aux aspirations du peuple malien, raison pour laquelle elle a été interrompue. » »
timbuktu-institute.org ↗ ↩
« le déploiement des mercenaires du Groupes Wagner en 2021 pour répondre à la menace croissante des indépendantistes au Nord »
timbuktu-institute.org ↗ ↩
« devenu depuis Africa Corps entre 2024 et 2025 »
jean-jaures.org ↗ ↩
« ils avaient fait appel à des paramilitaires russes et aux mercenaires de Wagner, devenu Africa Corps directement lié au ministère de la Défense russe »
nouvelobs.com ↗ ↩
« Le 13 juin 2025, lors d’un accrochage avec les forces du FLA près de Kidal »
timbuktu-institute.org ↗ ↩
« un hélicoptère a été touché et contraint de se replier, plusieurs véhicules détruits ou endommagés et plusieurs combattants russes auraient été tués, selon le FLA »
timbuktu-institute.org ↗ ↩
« le 14 juin, moins de deux mois après son déploiement au Mali, un Su-24M, bombardier tactique russe, s’écrase près de la base militaire de Gao »
timbuktu-institute.org ↗ ↩
« le 01 août 2025, l’Africa Corps aurait perdu plusieurs soldats au cours d’une embuscade menée par le JNIM à Tenenkou, près de Mopti »
timbuktu-institute.org ↗ ↩
« La défaite subie à Tinzawatène à la fin du mois de juillet 2024, coûtant la vie à 84 mercenaires de Wagner »
timbuktu-institute.org ↗ ↩
« La défaite subie à Tinzawatène à la fin du mois de juillet 2024 »
timbuktu-institute.org ↗ ↩
« recommande aux ressortissants français (4 300 inscrits) de quitter temporairement le Mali »
nouvelobs.com ↗ ↩
« Vendredi 7 novembre, la France a recommandé à ses ressortissants de quitter temporairement le Mali "dès que possible", selon une note aux voyageurs émise par le ministère des Affaires étrangères. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« la France a recommandé à ses ressortissants de quitter temporairement le Mali "dès que possible" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont annoncé fin octobre le retrait de leur personnel non présent au Mali. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Le département d'Etat américain a "ordonné aux employés non et à leurs familles de quitter le Mali en raison des risques sécuritaires" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Le département d'Etat américain a "ordonné aux employés non et à leurs familles de quitter le Mali en raison des risques sécuritaires" »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Paris suspend également sa coopération antiterroriste. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« Les deux hommes sont membres des services de sécurité maliens. Paris suspend également sa coopération antiterroriste. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« En poste à l’ambassade de France, il serait soupçonné par les autorités d’avoir œuvré à «déstabiliser» le pays. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« La France, ancienne puissance coloniale, a indiqué suivre « avec une véritable préoccupation » la dégradation de la situation sécuritaire au Mali »
nouvelobs.com ↗ ↩
« le récent remaniement a consacré le retour en force du ministre de la Défense, le général Sadio Camara »
jeuneafrique.com ↗ ↩
« Très attendu, le récent remaniement a consacré le retour en force du ministre de la Défense, le général Sadio Camara »
jeuneafrique.com ↗ ↩
« Le chef de la junte a limogé et remplacé la semaine dernière le chef d'Etat-major des armées, le directeur de la sécurité militaire et le chef d'Etat-major de l'armée de terre, pour insuffisance de résultats sur le terrain. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« la junte militaire dirigée par le général Assimi Goïta, arrivée au pouvoir à la suite de deux coups d’État en 2020 et 2021 »
jean-jaures.org ↗ ↩
« la junte militaire dirigée par le général Assimi Goïta, arrivée au pouvoir à la suite de deux coups d’État en 2020 et 2021 »
jean-jaures.org ↗ ↩
« a appelé ses compatriotes à faire des « efforts », notamment en réduisant les « déplacements inutiles » »
nouvelobs.com ↗ ↩
« et promis de « tout faire pour acheminer le carburant » »
nouvelobs.com ↗ ↩
« La dernière loi adoptée en juillet 2025 a même prolongé la transition jusqu’en 2030 »
jean-jaures.org ↗ ↩
« La dernière loi adoptée en juillet 2025 a même prolongé la transition jusqu’en 2030 »
jean-jaures.org ↗ ↩
« Les partis politiques maliens, cible favorite de la junte, ont été finalement dissous le 13 mai 2025 »
jean-jaures.org ↗ ↩
« « Mali: Malgré le raidissement autoritaire, la junte bénéficie d’un large soutien populaire », Jeune Afrique, 5 août 2025. »
jean-jaures.org ↗ ↩
« "Je ne pense pas que le Jnim ait la capacité ou l'intention de prendre Bamako, mais la menace qu'ils font planer sur la ville est sans précédent", explique pour sa part Charlie Werb, analyste du cabinet de conseil Aldebaran Threat Consultants (ATC). »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Selon Alioune Tine, ancien expert indépendant des Nations unies sur le Mali, un "effondrement de l'Etat" pourrait avoir "des conséquences catastrophiques" dans toute la sous-région. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Officiellement, les deux groupes sont liés par un simple pacte de non-agression et combattent chacun de leur côté leurs ennemis communs, les Fama - les Forces armées maliennes, et leurs supplétifs russes de l'Africa Corps »
rfi.fr ↗ ↩
« Les jihadistes du Jnim, eux, entendent imposer la charia au Sahel et dans toute l'Afrique de l'Ouest »
rfi.fr ↗ ↩
« Mahmoud Barry dit Abou Yahya, Second d’Hamadoun Kouffa - Katiba du Macina (Mali, 2022) »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« Tous les jours, de nouvelles attaques vont se poursuivre. Il n'y aura pas de paix tant que nous ne retournerons pas à la charia. Il faut qu'elle soit appliquée dans le pays tout entier. Lorsque cela sera fait, la guerre s'arrêtera et la paix reviendra. »
information.tv5monde.com ↗ ↩
« Plus d’une décennie après le déclenchement de la guerre en 2012, le pays demeure enfermé dans une double impasse politique et sécuritaire »
jean-jaures.org ↗ ↩
« Les jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim), affilié à Al-Qaïda, imposent en effet, depuis septembre, un blocus à plusieurs localités et à Bamako, la capitale, sur les importations de carburant, paralysant l'économie du pays. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) annonce un chiffre officiel de plus de 680 citernes arrivées dans la nuit de jeudi à vendredi. »
rfi.fr ↗ ↩
« plus de 680 citernes arrivées dans la nuit de jeudi à vendredi »
rfi.fr ↗ ↩
« Le Jnim revendique l'attaque et la prise de contrôle de six positions de l'armée malienne »
rfi.fr ↗ ↩
« Les jihadistes ont également revendiqué une embuscade, jeudi, contre un convoi de l'armée malienne et de ses supplétifs russes de l'Africa Corps entre Bougouni et Bamako. »
rfi.fr ↗ ↩
« l'armée malienne affirme en effet avoir mené jeudi des « missions de bombardement sur des positions de groupes armés terroristes » »
rfi.fr ↗ ↩
« à proximité de Kolondieba, Mena et Wakoro »
rfi.fr ↗ ↩
« à proximité de Kolondieba, Mena et Wakoro »
rfi.fr ↗ ↩
« à proximité de Kolondieba, Mena et Wakoro »
rfi.fr ↗ ↩
«.la junte au pouvoir depuis 2020 semble très affaiblie. »
lefigaro.fr ↗ ↩
« l’offensive spectaculaire menée le 17 septembre 2024 par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) »
fr.apanews.net ↗ ↩
« contre l’école de gendarmerie de Faladié et la base militaire de l’aéroport de Bamako-Sénou »
fr.apanews.net ↗ ↩
« Le JNIM avait revendiqué l’opération »
fr.apanews.net ↗ ↩
Sources
- Mali : ce que l’on sait de l’offensive coordonnée du FLA et du Jnim visant Bamako, Gao, Kidal et Mopti
- Mali : attaques simultanées dans plusieurs villes
- Mali: les rebelles du FLA et les jihadistes du Jnim se sont «coordonnés» contre l'armée à Alkit
- Ce que l'on sait de la situation au Mali, alors que la France recommande à ses ressortissants de quitter le pays "dès que possible"
- «C’est un gâchis mais il était prévisible» : au Mali, le chaos s’est aggravé depuis le retrait des Français
- L’arrivée d’Africa Corps a-t
- L’enlisement du Mali dans une double crise politique et sécuritaire - Fondation Jean
- Mali: série d'attaques du Jnim, opérations de l'armée et arrivée de citernes à Bamako
- A Bamako, les djihadistes du JNIM cherchent à provoquer la chute de la junte au pouvoir
- JNIM: le djihad armé s'enracine au Sahel
- Front de libération de l'Azawad