Maltraitance animale dans l’Oise : un staffie mort, des chiots sauvés à Puiseux-le-Hauberger
Les gendarmes ont découvert le 28 avril un staffordshire mort et plusieurs chiens blessés dans une propriété de l'Oise, ouvrant une enquête pour cruauté animale.
À Puiseux-le-Hauberger, dans l'Oise, une alerte pour bagarre canine a conduit les gendarmes à découvrir un staffordshire bull terrier mort et plusieurs chiens maltraités les 28 et 29 avril 2026. Le parquet de Pontoise a ouvert une enquête pour cruauté animale. La piste des combats de chiens n'est pas exclue.
À Puiseux-le-Hauberger, dans l’Oise, une alerte pour bagarre canine a conduit les gendarmes à découvrir un staffordshire bull terrier mort et plusieurs chiens maltraités les 28 et 29 avril 2026. Le parquet de Pontoise a ouvert une enquête pour cruauté animale. La piste des combats de chiens n’est pas exclue.
L’essentiel
- 28 avril 2026 : les gendarmes interviennent à Puiseux-le-Hauberger après un signalement de bagarre canine ; un staffordshire bull terrier est retrouvé mort, un dogue argentin grièvement blessé.
- 29 avril 2026 : une perquisition permet de saisir trois chiots et un cané-corso dans des conditions de maltraitance, avec traces de mauvais traitements antérieurs constatées par un vétérinaire.
- Garde à vue : le propriétaire des animaux, habitant de Puiseux-le-Hauberger, a été placé en garde à vue selon Le Parisien.
- Enquête : le parquet de Pontoise a ouvert une information pour cruauté animale ; la piste des combats de chiens est envisagée au regard des races impliquées.
- 9 500 signalements de maltraitance animale enregistrés par la gendarmerie nationale en France en 2024, générant 5 800 procédures judiciaires.
Une alerte pour bagarre, un chien retrouvé mort
Le 28 avril 2026, à la mi-journée, les gendarmes sont appelés à intervenir dans une propriété de Puiseux-le-Hauberger, village de l’Oise situé au nord de Chambly. Le motif : une bagarre entre chiens. Sur place, ils trouvent un staffordshire bull terrier avec de profondes plaies ouvertes. Un dogue argentin est lui aussi grièvement blessé. Les deux animaux sont transportés d’urgence chez un vétérinaire à L’Isle-Adam, dans le Val-d’Oise. Malgré les soins, le staffie ne s’en remet pas. Il succombe à ses blessures.
Le vétérinaire constate par ailleurs des traces de mauvais traitements antérieurs sur les animaux examinés, selon Le Parisien. L’intervention a mobilisé les gendarmes locaux ainsi que la police municipale de Chambly.
Le lendemain, une perquisition révèle d’autres victimes
Le 29 avril 2026, les gendarmes procèdent à une perquisition au domicile du propriétaire. Ils y découvrent trois chiots et un cané-corso dans des conditions qualifiées d’indignes. Au total, selon les éléments recueillis par Le Parisien et relayés par l’association Au Cœur des Animaux, six animaux sont concernés par l’affaire : un staffordshire décédé, un dogue argentin blessé, trois chiots et un cané-corso en mauvais état. Un bull terrier et un staffordshire adultes, également présents selon les premières informations, complètent le tableau.
Les animaux survivants ont été pris en charge par des associations de protection animale. Leur état de santé exact n’a pas été précisé publiquement à ce stade.
Propriétaire en garde à vue, parquet saisi
Le propriétaire des animaux a été placé en garde à vue, selon Le Parisien. Le parquet de Pontoise a ouvert une enquête pour cruauté animale. Les enquêteurs n’excluent pas la piste des combats de chiens : les races impliquées - staffordshire bull terrier, dogue argentin, cané-corso, bull terrier - sont fréquemment associées à ce type de pratique illégale, et les blessures observées sur les animaux sont compatibles avec cette hypothèse. Aucune mise en examen ni date d’audience n’a été annoncée à ce jour.
Pour les affaires de maltraitance animale avérées, les peines encourues peuvent atteindre trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende, aggravées en cas de combats organisés entre animaux.
Contexte dans l’Oise
L’Oise n’en est pas à son premier cas de ce type en 2026. En février, à Hermès, sept animaux - chiens et chats - avaient été saisis chez des propriétaires déjà suspectés de maltraitance. Le Courrier Picard décrivait des animaux « maigres, sales, traumatisés » dans un logement envahi par l’odeur d’urine. En janvier 2026, le tribunal de Senlis avait condamné un couple d’agents de sécurité de Nogent-sur-Oise pour avoir détenu une vingtaine d’animaux dans des conditions indignes, selon Le Parisien.
Ces affaires locales s’inscrivent dans une tendance nationale documentée. Les infractions de maltraitance animale ont augmenté de 30 % en France entre 2016 et 2021, avec 34 % des cas qualifiés de sévices graves, selon la Fondation 30 Millions d’Amis. En 2024, la gendarmerie nationale a enregistré 9 500 signalements, générant 5 800 procédures judiciaires, avec 4 500 agents formés pour détecter ces situations, selon les chiffres publiés par la gendarmerie.
Un cas récent illustre les suites judiciaires possibles : à Rochefort, un molosse non muselé avait tué un Yorkshire devant un salon de coiffure, entraînant des poursuites. Des décisions de justice par contumace restent également possibles lorsqu’un prévenu ne se présente pas à l’audience. À Puiseux-le-Hauberger, l’issue judiciaire dépendra des conclusions de l’enquête du parquet de Pontoise.
Des associations mobilisées, une enquête ouverte
L’association Au Cœur des Animaux a relayé l’affaire sur le réseau social X dès le 29 avril, appelant à la mobilisation. Les animaux saisis sont désormais hébergés par des structures associatives, dont les noms n’ont pas été communiqués officiellement.
L’enquête est entre les mains du parquet de Pontoise. Les prochaines étapes - éventuelle mise en examen, auditions complémentaires - dépendront des résultats des examens vétérinaires et des investigations en cours.
Sources
- Le Parisien : Un staffie mort, deux chiens et trois chiots maltraités : le calvaire d'animaux découverts dans un village de l'Oise
- Courrier Picard : Hermès : sept animaux saisis chez des propriétaires déjà suspects de maltraitance
- 30 Millions d'Amis : Maltraitance animale : hausse de 30% sur cinq ans
- Gendarmerie nationale : Lutte contre la maltraitance animale : une mobilisation renforcée