Mamoudzou : un accord évite le blocage des barges après Chido
Après dix-huit mois sans pontons fonctionnels, professionnels de la mer, Préfecture et Département s'accordent sur une solution d'urgence à Dzaoudzi.
Un accord trouvé le 4 juillet 2026 a permis d'éviter le blocage des barges entre Mamoudzou et Dzaoudzi, prévu le 6 juillet. Les professionnels de la mer réclamaient une solution après la destruction des pontons par le cyclone Chido en décembre 2024.
L’essentiel
- Accord signé : un accord de concertation a été trouvé le 4 juillet 2026 entre les professionnels de la mer, la Préfecture de Mayotte et le Conseil départemental.
- Blocage évité : la manifestation et le blocage des barges prévus le lundi 6 juillet 2026 ont été suspendus.
- Origine du problème : les pontons de plaisance et de croisière de Mamoudzou et Dzaoudzi ont été détruits par le cyclone Chido le 14 décembre 2024.
- Perte financière : le secteur nautique et touristique estime sa baisse de chiffre d’affaires entre 30% et 40% depuis juin 2026.
- Calendrier : un ponton d’urgence est promis à Dzaoudzi dans les prochaines semaines, avant une reconstruction définitive estimée à deux ou trois ans.
Ce qui s’est passé le 4 juillet
Les professionnels de la mer de Mayotte ont obtenu un accord de concertation le 4 juillet 2026, à l’issue de discussions avec la Préfecture de Mayotte et le Conseil départemental. L’objet de la négociation : le financement et l’installation d’un ponton d’urgence, selon Entrepreneur.re. Cet accord porte sur une solution transitoire, en attendant une reconstruction plus large des infrastructures détruites par le cyclone Chido.
Une menace de blocage retirée in extremis
Les opérateurs nautiques avaient annoncé un blocage des liaisons par barges entre Mamoudzou et Dzaoudzi à partir du lundi 6 juillet 2026. Cette action visait à dénoncer l’absence prolongée de pontons fonctionnels, dix-huit mois après le passage du cyclone. Avec l’accord trouvé deux jours plus tôt, la manifestation a finalement été annulée, comme le rapporte Mayotte Hebdo.
Ce n’était pas la première mobilisation du secteur. Une précédente action des opérateurs nautiques avait déjà perturbé la circulation entre Grande-Terre et Petite-Terre le 18 mai 2026, selon Le Journal de Mayotte. La menace du 6 juillet marquait donc une nouvelle étape dans la pression exercée par la profession sur les autorités.
Un ponton d’urgence promis à Dzaoudzi
Dans le cadre de l’accord, le Département-Région s’est engagé à lancer les démarches pour la mise en place d’un ponton d’urgence à Dzaoudzi dans les prochaines semaines, selon des informations concordantes du Journal de Mayotte, de Mayotte Hebdo et d’Entrepreneur.re. Il s’agit d’une réponse transitoire, en attendant un chantier de plus grande ampleur. Selon L’info Kwezi, la reconstruction d’un véritable port de plaisance pourrait prendre entre deux et trois ans.
Un secteur nautique et touristique fragilisé
Les professionnels de la mer chiffrent leurs pertes. Le secteur nautique et touristique estime sa baisse de chiffre d’affaires entre 30% et 40% depuis juin 2026, en raison du manque d’infrastructures portuaires, selon Mayotte Hebdo et InfoRadar. Sans ponton, les opérateurs de croisière et de plaisance peinent à accueillir leurs clients dans des conditions normales à Mamoudzou comme à Dzaoudzi.
Les professionnels disent rester vigilants. Ils se réservent le droit de relancer un mouvement de mobilisation si les engagements pris le 4 juillet ne sont pas respectés ou si les délais ne sont pas tenus, selon plusieurs médias locaux dont Le Journal de Mayotte et PlanèteAfrique.
Contexte à Mayotte
Le cyclone Chido, qui a frappé Mayotte le 14 décembre 2024, a été classé en catégorie 4. Selon la DEALM Mayotte, il s’agit du cyclone le plus intense qu’ait connu l’archipel depuis 90 ans. Il a fait 39 morts et environ 4 000 blessés, et a détruit une partie importante des infrastructures publiques, dont les pontons de plaisance et de croisière de Mamoudzou et Dzaoudzi. Dix-huit mois après le passage du cyclone, la reconstruction des équipements maritimes reste un point sensible pour l’économie locale, dans un département où le transport entre Grande-Terre et Petite-Terre est un maillon essentiel de la vie quotidienne et de l’activité touristique.
La prochaine étape concerne l’installation du ponton d’urgence à Dzaoudzi, dont le calendrier précis n’a pas encore été communiqué par le Département-Région.