Marketa Vondrousova suspendue quatre ans : la championne de Wimbledon 2023 nie tout dopage
L'ancienne vainqueure du tournoi londonien a écopé d'une suspension de quatre ans pour avoir refusé un contrôle antidopage en décembre 2025. Elle affirme n'avoir jamais été contrôlée positive.
La Tchèque Marketa Vondrousova, sacrée à Wimbledon en 2023, a été suspendue quatre ans en juin 2026 pour refus de se soumettre à un contrôle antidopage. Elle sort du silence et clame son innocence, invoquant un stress aigu.
L’essentiel
- Fait 1 : Marketa Vondrousova, championne de Wimbledon 2023, suspendue quatre ans en juin 2026 pour refus de contrôle antidopage.
- Fait 2 : Le contrôle refusé date de décembre 2025 : elle avait fermé sa porte à l’inspecteur en fin de soirée.
- Fait 3 : Vondrousova nie catégoriquement tout dopage et assure n’avoir jamais été testée positive, évoquant une réaction de stress aigu.
- Fait 4 : La suspension court jusqu’en 2030, ce qui l’écarte de la compétition professionnelle pour quatre ans.
Ce qui s’est passé : un contrôle refusé en décembre 2025
Le monde du tennis a appris avec stupeur en juin 2026 la suspension de Marketa Vondrousova pour une durée de quatre ans. L’ancienne championne de Wimbledon (2023) a été sanctionnée pour avoir refusé de se soumettre à un contrôle antidopage en décembre 2025, selon les informations révélées par L’Équipe et BBC Sport.
Les faits remontent à une soirée de décembre 2025. Un contrôleur antidopage de l’Agence mondiale antidopage (AMA) s’est présenté au domicile de la joueuse tchèque pour effectuer un prélèvement. Selon plusieurs médias, Vondrousova aurait fermé sa porte à l’inspecteur, refusant catégoriquement de se plier à la procédure. Ce refus constitue une violation du code antidopage, passible d’une suspension pouvant aller jusqu’à quatre ans. Après une enquête approfondie menée par les instances du tennis, la décision a été rendue en juin 2026. La suspension est immédiatement effective et prive la joueuse de toute compétition professionnelle jusqu’en 2030.
La défense de Vondrousova : stress aigu et sécurité personnelle
Face à cette sanction, Marketa Vondrousova a brisé le silence. Dans une déclaration relayée par le compte Univers Tennis, elle affirme : « Je ne me suis jamais dopée, je n’ai jamais été contrôlée positive ». La joueuse de 26 ans (née le 28 juin 1999 à Sokolov) justifie son refus par une réaction de stress aigu et des préoccupations liées à sa sécurité personnelle au moment du contrôle.
Elle explique avoir « atteint un point de rupture » cette nuit-là, sans donner plus de détails sur les circonstances exactes. Vondrousova insiste sur le fait qu’elle n’a jamais consommé de produits dopants et que son palmarès (Wimbledon 2023, finale à Roland-Garros 2019 et aux JO de Tokyo 2021) a été construit sans recours à des substances interdites. La suspension a été confirmée malgré ces explications, les autorités antidopage considérant que le refus de se soumettre à un contrôle est en soi une infraction grave, indépendamment de l’état de santé ou des craintes exprimées par la joueuse.
Une sanction lourde pour une carrière brisée
Avec cette suspension, Marketa Vondrousova voit sa carrière au plus haut niveau brutalement interrompue. Vainqueure du tournoi de Wimbledon en 2023 face à Ons Jabeur, elle était l’une des figures montantes du tennis féminin, capable de performances sur toutes les surfaces. Elle avait également atteint la finale de Roland-Garros en 2019 (perdue contre Ashleigh Barty) et celle des Jeux olympiques de Tokyo en 2021 (battue par Belinda Bencic).
La durée de quatre ans est l’une des plus sévères jamais prononcées dans l’histoire récente du tennis professionnel pour un refus de contrôle. Elle dépasse la suspension de deux ans infligée à Maria Sharapova en 2016 (bien que pour un produit avéré). Cette sanction signifie que Vondrousova ne pourra pas participer aux tournois du Grand Chelem, aux Jeux olympiques de Los Angeles 2028 ni à aucun autre événement du circuit WTA avant 2030.
Son absence se fait déjà sentir : alors que le tournoi de Wimbledon 2026 se prépare, la championne 2023 ne pourra pas défendre son titre (même si elle n’était plus tenante depuis 2024). Le tirage au sort du Grand Chelem londonien, qui débute dans quelques jours, se fera sans elle, ce qui ouvre des opportunités pour d’autres joueuses tchèques comme Marie Bouzková, récente vainqueure du WTA 250 de Nottingham, ou Linda Noskova, qui a remporté le WTA 500 de Berlin et fait son entrée dans le top 10.
Contexte dans le circuit WTA
Cette suspension intervient dans un contexte de lutte antidopage renforcée dans le tennis professionnel. L’Agence internationale pour l’intégrité du tennis (ITIA) a multiplié les contrôles inopinés ces dernières années, notamment en soirée, pour surprendre les joueurs. Le refus de se soumettre à un contrôle est désormais puni aussi sévèrement qu’un test positif, afin de dissuader toute tentative de fraude.
Pour le tennis féminin, la perte de Vondrousova réduit encore la concurrence au sommet. Avec la suspension de la Tchèque, le circuit WTA perd l’une de ses têtes d’affiche les plus talentueuses, capable de rivaliser avec les leaders comme Iga Swiatek ou Aryna Sabalenka (cette dernière étant à Berlin cette semaine, comme le rapporte info.fr).
La Fédération tchèque de tennis n’a pas encore commenté officiellement la décision. Les joueuses tchèques restent nombreuses sur le circuit : Noskova (top 10), Bouzková (top 30), Karolina Muchova (en convalescence) ou encore Barbora Krejcikova tentent de maintenir la réputation du tennis tchèque. Mais l’absence de Vondrousova, championne de Grand Chelem, laisse un vide. Vondrousova n’a pas encore indiqué si elle fera appel. En attendant, la sanction est effective et sa carrière professionnelle est suspendue jusqu’en 2030.