Le Maroc signe un accord pour rejoindre la force de stabilisation à Gaza
Rabat formalise sa participation à l'ISF avec déploiement d'un hôpital militaire et d'officiers des FAR au commandement conjoint
Le 15 juillet 2026, le Maroc a officialisé sa participation à la Force internationale de stabilisation (ISF) à Gaza en signant un accord bilatéral à Rabat. Cette décision, prise sous hautes instructions du roi Mohammed VI, prévoit l'envoi d'un hôpital militaire de campagne et d'officiers de haut rang au commandement conjoint.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Le Maroc a signé le 15 juillet 2026 à Rabat l'accord encadrant sa participation à la Force internationale de stabilisation (ISF) à Gaza
- La signature s'est déroulée en présence de Nasser Bourita, Abdeltif Loudyi, des généraux Berrid et Haramou, et du haut représentant Nickolay Mladenov
- Le Royaume déploiera un hôpital militaire de campagne, des officiers des FAR au commandement conjoint, et des cadres de la Gendarmerie et de la DGSN
- Un premier contingent militaire marocain était arrivé fin juin 2026 au quartier général de l'ISF
Le Maroc a franchi une étape décisive dans son engagement à Gaza. Le 15 juillet 2026 à Rabat, le Royaume a signé l’accord officiel encadrant sa participation à la Force internationale de stabilisation (ISF), selon Medias24. La cérémonie s’est déroulée sur hautes instructions du roi Mohammed VI, président du Comité Al Qods, comme l’a précisé Le360.
Une signature de haut niveau
La rencontre a réuni Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, et Abdeltif Loudyi, ministre délégué à la Défense, selon TelQuel. Le haut représentant du Conseil de paix pour Gaza, Nickolay Mladenov, Haut représentant du Conseil de paix pour Gaza, et le commandant de l’ISF ont pris part à la signature, rapporte le Times of Israel. Du côté marocain, l’Inspecteur Général des Forces Armées Royales, le Général de Corps d’Armée Mohammed Berrid, et le commandant de la Gendarmerie Royale, le Général de Corps d’Armée Mohammed Haramou, étaient également présents, selon H24Info.
Contenu de l’accord
L’accord bilatéral fixe le cadre juridique couvrant les aspects technico-opérationnels de la participation marocaine, précise Medias24. Le Maroc prévoit le déploiement d’officiers de haut rang des FAR au sein du commandement conjoint de l’ISF, selon Le Desk. Le Royaume mobilisera aussi des cadres de la Gendarmerie Royale et de la Direction générale de la sûreté nationale, ajoute Medias24.
Le volet humanitaire occupe une place centrale : le Maroc s’engage à déployer un hôpital militaire de campagne dans la bande de Gaza, rapporte H24Info. Cette structure permettra d’apporter une assistance médicale directe aux populations civiles touchées par le conflit.
Un premier contingent déjà sur place
La signature du 15 juillet formalise une présence déjà amorcée sur le terrain. Un premier contingent militaire marocain était arrivé dès la fin juin 2026 au quartier général de l’ISF, selon TelQuel. Ce déploiement anticipé témoigne de la volonté du Royaume de s’inscrire rapidement dans le dispositif de stabilisation.
Contexte au Maroc
Cette décision s’inscrit dans la politique étrangère active du Maroc en matière de maintien de la paix. Le Royaume dispose d’une longue expérience dans les opérations de l’ONU, ayant déployé des contingents au Congo, en Côte d’Ivoire et en Centrafrique au cours des dernières décennies. La présidence du Comité Al Qods par Mohammed VI confère une dimension symbolique forte à cet engagement à Gaza.
Le Maroc s’est engagé dans cette force multinationale aux côtés de l’Albanie, du Kazakhstan et du Kosovo, selon The Jerusalem Post. Cette coalition reflète la dimension internationale du dispositif de stabilisation, qui mobilise des pays de différentes régions pour assurer une présence équilibrée sur le terrain.
Enjeux pour la France
Pour Paris, la participation marocaine à l’ISF représente un signal diplomatique. Le Maroc, partenaire traditionnel de la France au Maghreb, assume ainsi un rôle de stabilisateur dans une zone de crise majeure au Proche-Orient. Cette implication pourrait influencer les discussions sur d’autres accords bilatéraux entre Rabat et ses partenaires européens.
L’hôpital militaire marocain déployé à Gaza pourrait également servir de référence pour d’autres contributions humanitaires dans la région. La France, qui n’a pas encore annoncé de contribution directe à l’ISF, observe de près l’évolution du dispositif.
La mise en œuvre opérationnelle de l’accord signé le 15 juillet déterminera l’ampleur réelle de la présence marocaine dans la bande de Gaza et son impact sur la stabilisation du territoire.
