Maroc : vigilance orange pour une vague de chaleur jusqu’à 47°C
La Direction générale de la météorologie a placé plusieurs régions en alerte ce samedi 18 juillet, avec des risques accrus pour l'agriculture et les ressources en eau
Le Maroc fait face à une vague de chaleur intense ce samedi 18 juillet 2026. La Direction générale de la météorologie a émis une alerte de vigilance orange pour plusieurs régions du royaume, où les températures pourraient atteindre localement 47°C. Cet épisode caniculaire intervient dans un contexte de fragilité hydrique et soulève des inquiétudes pour l'agriculture marocaine.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- La Direction générale de la météorologie a émis une vigilance orange pour une vague de chaleur ce samedi 18 juillet 2026
- Les températures maximales pourraient atteindre 44°C à Aousserd et jusqu'à 47°C dans certaines régions durant le week-end
- Les températures minimales nocturnes oscilleront entre 25°C et 32°C dans l'Oriental, le Souss et les provinces sahariennes
- Des rafales de vent et chasses-poussières sont prévues sur l'Atlas, les plaines centrales et les côtes du sud
- Cette canicule menace les ressources en eau par évaporation accrue et pose des risques pour la production maraîchère destinée à l'Europe
Le thermomètre s’affole au Maroc. Ce samedi 18 juillet 2026, la Direction générale de la météorologie (DGM) a placé plusieurs régions du royaume en vigilance orange pour une vague de chaleur qualifiée de « chaude à localement très chaude ». Les températures maximales devraient atteindre 44°C à Aousserd et 43°C dans la région de Fès-Meknès, avec des pointes allant jusqu’à 47°C dans certaines zones durant le week-end, selon Médias24.
Les régions principalement touchées incluent l’Oriental, la vallée de la Moulouya, le Saïss, les plaines à l’ouest de l’Atlas, le Souss, Chiadma, le Sud-Est et l’intérieur des provinces sahariennes. Les nuits n’offriront guère de répit : les températures minimales oscilleront entre 25°C et 32°C dans ces zones, selon les prévisions de la DGM relayées par le360.ma.
Des vents violents et des chasses-poussières
La chaleur ne sera pas le seul phénomène météorologique à surveiller. Des rafales de vent modérées à assez fortes sont attendues sur l’Oriental, l’Atlas, les plaines centrales et les côtes du sud. Ces vents provoqueront des chasses-poussières par endroits, réduisant la visibilité, rapporte Le Matin.
Des nuages bas avec formations brumeuses ou bruine sont également prévus près des côtes atlantiques durant la matinée et la nuit, offrant un contraste saisissant avec les températures caniculaires de l’intérieur des terres. Cette instabilité climatique est liée à la persistance d’une dépression thermique saharienne, acheminant des masses d’air chaudes et sèches vers le nord du pays, selon l’analyse de la DGM.
Une série d’extrêmes en 2026
Cet épisode s’inscrit dans une série d’événements météorologiques extrêmes qui ont marqué l’année 2026 au Maroc. Le royaume avait déjà connu une canicule précoce en mai, durant laquelle des records mensuels de température ont été battus, rappelle le360.ma. Début juillet, les villes côtières, généralement protégées par l’influence modératrice de l’océan Atlantique, avaient également enregistré des températures inédites, selon Medias24.
La DGM avait alors conseillé aux citoyens, particulièrement les enfants, les personnes âgées et les malades chroniques, d’éviter l’exposition directe au soleil et de s’hydrater régulièrement pour se protéger des effets de la chaleur, rapporte Yabiladi.com. Ces recommandations restent d’actualité pour ce week-end du 18 juillet.
Contexte au Maroc : fragilité hydrique et enjeux agricoles
Cette vague de chaleur survient dans un contexte particulièrement sensible pour le Maroc. Le royaume fait face à une fragilité hydrique chronique, aggravée par des années de sécheresse récurrente. Si les barrages affichaient un bon taux de remplissage en mai 2026, les épisodes caniculaires augmentent dangereusement l’évaporation et menacent les ressources en eau, souligne Maroc Diplomatique.
Le secteur agricole, pilier de l’économie marocaine et pourvoyeur d’emplois pour une large partie de la population rurale, est également sous pression. La canicule pose des risques directs pour la production maraîchère et les exportations agricoles vers l’Europe, un débouché crucial pour le royaume, alerte Challenge.ma. Les cultures de plein champ, notamment dans les plaines intérieures et le Souss, sont particulièrement vulnérables aux températures extrêmes.
Avec une population de près de 8 milliards d’habitants, le Maroc doit composer avec des défis climatiques croissants qui touchent tant les zones urbaines que rurales. Les provinces sahariennes et les régions de l’Oriental, historiquement habituées à des températures élevées, connaissent cette année des pics de chaleur qui dépassent les normales saisonnières.
Appels à la prudence
Face à cette situation, les autorités sanitaires et météorologiques appellent la population à la plus grande prudence. Éviter les sorties aux heures les plus chaudes, entre 12h et 18h, rester hydraté et surveiller les personnes vulnérables figurent parmi les consignes répétées par la DGM et relayées par les médias locaux.
Les travailleurs en extérieur, notamment dans l’agriculture et le bâtiment, sont particulièrement exposés. Les autorités locales des provinces concernées ont été alertées pour mettre en place des mesures de protection, bien que les modalités concrètes n’aient pas été détaillées à ce stade.
Prochaines étapes
La vague de chaleur devrait se poursuivre au moins jusqu’à dimanche 19 juillet, selon les dernières prévisions de la DGM. Les services météorologiques continuent de surveiller l’évolution de la situation et pourraient prolonger l’alerte orange si les conditions persistent au-delà du week-end. Une vigilance particulière est recommandée dans les régions intérieures et les provinces du Sud-Est, où les températures resteront proches des seuils critiques.
