Marseille : un mort par balle à Belsunce, victime collatérale du narcotrafic

Mehdi Kessaci, 19 avril 2026 : abattu au cœur de Marseille, probablement par erreur de cible dans un règlement de comptes.

Marseille : un mort par balle à Belsunce, victime collatérale du narcotrafic
Illustration Alexandre Santini / info.fr

Une fusillade a fait un mort et un blessé le 19 avril 2026 vers 21h dans le quartier Belsunce, en plein centre de Marseille. La victime, Mehdi Kessaci, aurait été touchée par erreur dans un règlement de comptes lié au narcotrafic. Les auteurs étaient en fuite dans la nuit.

Les coups de feu ont claqué vers 21h, rue du secteur Belsunce. Mehdi Kessaci a été atteint de plusieurs balles au thorax. Un second homme a été touché au mollet. Kessaci n’a pas survécu à ses blessures. Selon Le Parisien, les auteurs étaient en fuite à l’issue de la fusillade.

Selon Le Figaro, les tireurs se revendiquent de la DZ Mafia et auraient visé un point de deal ainsi que des vendeurs de cigarettes de contrebande à proximité. Mehdi Kessaci serait une victime collatérale : les enquêteurs privilégient la piste d’une erreur de cible, rapporte Le Parisien. Un individu soupçonné d’être l’un des tireurs a par la suite détourné un véhicule avant de décéder sous les tirs de la police, selon Le Figaro.

« Des rues ultra signalées »

Sophie Camard, maire du secteur, n’a pas tardé à réagir. « Le narcotrafic vient encore d’assassiner, dans le haut de Belsunce, dans des rues ultra signalées, sillonnées régulièrement par les forces de police », a-t-elle déclaré, selon Actu.fr. Le quartier Belsunce, auparavant relativement épargné, a vu s’ouvrir de nouveaux points de deal ces derniers mois, note Le Figaro.

Le frère de la victime, Amine Kessaci, a exprimé sa douleur sur les réseaux. « Sur mes mains, je vois le sang de mon frère », a-t-il dit, cité par Le Parisien, évoquant lui aussi la piste de l’erreur de cible.

Un bilan en baisse, mais persistant

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Ce meurtre s’inscrit dans une série qui pèse lourd sur les Bouches-du-Rhône. En 2025, entre 17 et 20 narcomicides ont été recensés dans le département, majoritairement à Marseille - en recul par rapport à 24 en 2024 et 49 en 2023, selon Le Parisien. La mort de Mehdi Kessaci figure parmi les premiers narcomicides confirmés de 2026, d’après Libération.

La DZ Mafia, cartel qui a consolidé sa domination après la fin du conflit avec le clan Yoda en 2024, est déjà au cœur d’un procès pour double meurtre commis en 2019, dont les audiences ont débuté en mars 2026 à Marseille, selon 20 Minutes. La baisse statistique des homicides ne dissout pas l’ancrage du trafic dans le tissu urbain. Belsunce en est la dernière illustration.

Sources

Alexandre Santini

Alexandre Santini

Basé à Marseille, couvre les quartiers Nord, la politique municipale, les chantiers du Grand Port et les tensions sur la propreté urbaine. Formé au CFJ, il a travaillé en télé locale avant de rejoindre la rédaction web. Posture : ne jamais dépendre des communiqués de la mairie, aller dans les cités, interroger les associations, croiser les budgets et les promesses électorales.

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