Incendie en Gironde : les marins-pompiers de Marseille en renfort
Le BMPM a envoyé des hommes et des engins dans le Sud-Ouest pour appuyer les secours face au mégafeu qui ravage la Gironde depuis le 22 juillet.
Le bataillon de marins-pompiers de Marseille a confirmé l'envoi de renforts en Gironde, où un incendie a déjà détruit environ 42 000 hectares. Une relève de 61 hommes et 22 engins, dont quatre camions-citernes feux de forêt, a rejoint le dispositif fin juillet.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- 61 marins-pompiers et 22 engins du BMPM, dont 4 camions-citernes feux de forêt, ont rejoint la Gironde en relève, selon un message officiel du BMPM du 29 juillet 2026.
- Environ 150 marins-pompiers marseillais avaient déjà été envoyés en renfort dès le 23 juillet, selon Maritima.
- Le mégafeu, déclenché le 22 juillet 2026, a détruit environ 42 000 hectares en Gironde.
- Plus de 220 000 personnes ont été évacuées préventivement depuis le début du sinistre.
- 230 sapeurs-pompiers ont été blessés depuis le début de la crise, selon les services de secours.
Le bataillon de marins-pompiers de Marseille (BMPM) a confirmé, dans un message publié le 29 juillet sur son compte X officiel, l’envoi d’une relève de 61 marins-pompiers et 22 engins en Gironde. Parmi ce matériel figurent quatre camions-citernes feux de forêt (CCFS), d’une capacité de 8 000 à 13 000 litres, destinés à appuyer les colonnes déjà engagées sur le sinistre.
Cette relève s’ajoute à un premier contingent parti plus tôt dans la crise. Selon le média Maritima, environ 150 marins-pompiers marseillais avaient été mobilisés en renfort dans le Sud-Ouest dès le 23 juillet, quelques jours après le déclenchement de l’incendie. La mobilisation a été relayée localement par des élus, dont le journaliste Romain Simmarano, et reprise par plusieurs médias nationaux, CNEWS notamment, les 29 et 30 juillet.
Un mégafeu hors norme en Gironde
L’incendie s’est déclaré le 22 juillet 2026 en Gironde. Selon les données de Feux de Forêt, il a détruit environ 42 000 hectares. Plus de 224 000 personnes ont été évacuées de manière préventive depuis le début du sinistre, un chiffre rapporté par RTS. La préfète de Gironde a qualifié ce feu de phénomène inédit, décrivant un incendie convectif capable de s’autoalimenter sous l’effet de sa propre chaleur.
Le 28 juillet, quatorze reprises de feu ont été signalées sur la zone, selon TF1 Info. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a indiqué que le sinistre était désormais « stabilisé » mais « pas fixé », une nuance qui maintient la vigilance des services de secours. D’autres foyers ont mobilisé les pompiers ailleurs en France cet été, comme la reprise de feu en forêt de Fontainebleau, de bien moindre ampleur mais révélatrice d’une saison sous tension.
Sur le terrain : lisières et bâtiments protégés
Les équipes du BMPM participent à l’attaque des foyers actifs, au traitement des lisières et à la protection des bâtiments situés en zone menacée, selon les informations disponibles sur le dispositif. Ce travail de lisière consiste à empêcher les flammes de progresser vers les habitations et les hameaux évacués, dans des conditions rendues difficiles par la chaleur et les reprises de feu successives.
Le déploiement de matériel lourd, avec les CCFS capables de transporter jusqu’à 13 000 litres d’eau, vise à donner une autonomie prolongée aux équipes engagées sur un terrain étendu, loin de toute réserve d’eau immédiate.
Contexte dans les Bouches-du-Rhône
Le BMPM n’est pas un corps de sapeurs-pompiers comme les autres. Il s’agit d’une unité militaire de la Marine nationale, chargée de la sécurité civile de la ville de Marseille, l’une des deux seules formations de ce type en France avec la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris. Cette organisation particulière lui permet d’être projeté rapidement en renfort national, comme c’est le cas en Gironde.
Pour les Bouches-du-Rhône, département régulièrement exposé au risque de feux de forêt l’été, l’envoi de renforts vers un autre territoire sinistré illustre le fonctionnement de la solidarité inter-départementale des secours. Le BMPM intervient habituellement sur son secteur marseillais, mais peut être mobilisé hors zone lors de crises d’ampleur nationale, comme celle qui touche actuellement la Gironde.
Un bilan humain qui s’alourdit
Le coût humain de cette crise reste lourd. Depuis le déclenchement de l’incendie, 230 sapeurs-pompiers ont été blessés au total sur l’ensemble du dispositif engagé en Gironde, selon les chiffres relayés par Feux de Forêt. Ce bilan concerne l’ensemble des renforts venus de plusieurs régions, et pas seulement les effectifs marseillais.
Certains observateurs comparent déjà ce sinistre aux grands feux de forêt qui avaient frappé la région en 1949, un épisode resté dans la mémoire collective locale par son ampleur et son bilan humain. La comparaison, reprise par plusieurs médias, donne la mesure de l’événement en cours dans le massif landais.
Sur zone, les autorités locales et nationales continuent de surveiller l’évolution du feu, entre stabilisation annoncée et risque de reprise. Le BMPM n’a pas communiqué de date de retour prévisionnelle pour ses effectifs engagés en Gironde.
