Mayotte : les maires rejettent fermement les revendications comoriennes
L'Association des Maires de Mayotte a adopté à l'unanimité une motion condamnant la tribune de Me Saïd Larifou qui appelait l'Union des Comores à contester la souveraineté française sur l'île devant l'ONU.
Les élus mahorais ont réagi avec fermeté à la tribune de l'avocat franco-comorien Me Saïd Larifou. Le 17 juillet 2026, l'Association des Maires de Mayotte a adopté à l'unanimité une motion réaffirmant l'appartenance de l'île à la République française et demandant à l'État une vigilance accrue face aux revendications comoriennes.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- L'Association des Maires de Mayotte a adopté à l'unanimité le 17 juillet 2026 une motion condamnant la tribune de Me Saïd Larifou.
- La tribune controversée de l'avocat franco-comorien a été publiée le 15 juillet 2026 dans France Mayotte Matin.
- Les élus mahorais réaffirment que Mayotte est française "par la volonté de son peuple" et demandent à l'État une vigilance accrue.
- Me Saïd Larifou, candidat aux présidentielles comoriennes à plusieurs reprises, fait face à des sanctions judiciaires aux Comores.
Une motion unanime des maires
L’Association des Maires de Mayotte (AMM 976), présidée par Ambdilwahedou Soumaïla, a adopté à l’unanimité le 17 juillet 2026 une motion condamnant la tribune de Me Saïd Larifou. Le texte réaffirme l’ancrage de Mayotte dans la République française et demande au préfet et à l’État une vigilance accrue face aux revendications territoriales comoriennes.
Selon l’AMM 976, Mayotte est française « par la volonté de son peuple » et le demeurera. Les élus mahorais ont appelé l’ensemble des forces vives du territoire à s’unir pour réaffirmer cette appartenance.
La tribune qui a déclenché la réaction
Me Saïd Larifou, avocat franco-comorien et figure politique, a publié le 15 juillet 2026 une tribune dans le quotidien France Mayotte Matin. Dans ce texte, il exhortait l’Union des Comores à replacer la revendication de souveraineté sur Mayotte au premier rang de ses priorités diplomatiques, notamment auprès d’organisations internationales comme l’ONU.
Cette prise de position n’est pas inédite. En mars 2023, Saïd Larifou avait déjà appelé les autorités comoriennes à montrer plus de fermeté sur le différend avec la France concernant Mayotte, dénonçant un « accord illégal » entre les gouvernements.
Un profil politique comorien controversé
Me Saïd Larifou a été candidat aux élections présidentielles de l’Union des Comores à plusieurs reprises. Son parcours est marqué par des démêlés judiciaires. En septembre 2025, il n’a pas été sanctionné d’une interdiction de plaider pour deux ans aux Comores. Il est également poursuivi dans l’Affaire Narayanin où il risque des peines de prison et d’amende, selon des informations de décembre 2025.
Contexte dans le département de Mayotte
Mayotte est devenue le 101e département français en 2011, après un référendum en 2009 où 95,24 % des électeurs avaient voté pour la départementalisation. L’île est revendiquée par l’Union des Comores depuis son indépendance en 1975. Cette question de souveraineté reste sensible dans un territoire qui fait face à des défis démographiques et sécuritaires importants, notamment comme d’autres départements d’outre-mer.
La position unanime des maires mahorais traduit un attachement consensuel à la France dans la classe politique locale. L’AMM 976 rassemble les 17 communes de l’île, dont Mamoudzou, la préfecture et principale ville du département.
Les élus demandent une réaction de l’État
Dans leur motion, les maires de Mayotte ont demandé au préfet et à l’État une vigilance accrue face aux revendications comoriennes. Cette interpellation vise à obtenir un soutien clair de Paris sur la question de la souveraineté française sur l’île.
Les élus locaux ont appelé à l’unité territoriale face à ce qu’ils considèrent comme une remise en cause de l’appartenance de Mayotte à la République française. La motion adoptée le 17 juillet 2026 constitue une réponse politique ferme et collective à la tribune de Me Saïd Larifou.
L’État français n’a pas encore réagi publiquement à cette demande de vigilance accrue formulée par l’AMM 976.