Le président comorien Azali Assoumani a de nouveau réclamé la souveraineté sur Mayotte lors de la fête nationale du 6 juillet 2026. Paris a rappelé que l’île reste française, tandis que des tensions ont éclaté devant la préfecture de Mamoudzou.
Le mercredi 10 juin 2026, le Collectif des citoyens de Mayotte 2018, l’association Femmes Leaders, le CODIM et des membres des Forces vives ont bloqué le bureau des étrangers de la préfecture de Mamoudzou. En cause : les déclarations du ministre comorien des Affaires étrangères, Mohamed Mbae, réaffirmant que Mayotte appartient aux Comores.
L’Organisation internationale pour les migrations publie en juin 2026 sa première analyse chiffrée sur la route maritime des Comores vers Mayotte. Entre juillet et décembre 2025, 13 914 passagers ont été recensés. L’OIM identifie un corridor majeur dans le canal du Mozambique, alimenté depuis l’Afrique de l’Est et centrale.
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a rendu publiques le 11 juin 2026 les premières données systématiques sur les départs depuis les Comores vers Mayotte. Entre juin et décembre 2025, son nouvel outil DAMT a recensé 13 914 passagers, avec un pic de 5 278 en août.
Le Collectif des citoyens de Mayotte 2018 et l’association Femmes Leaders ont organisé mercredi 10 juin 2026 une action de blocage devant la préfecture de Mamoudzou. Motif : les déclarations du ministre comorien des Affaires étrangères affirmant que « Mayotte est comorienne ».
Lundi 8 juin 2026, la gendarmerie comorienne a interpellé deux journalistes de La Gazette des Comores après la publication d’articles sur l’état de santé de l’ex-président Sambi. Elhad Saïd Omar, directeur de publication, a été libéré sous contrôle judiciaire mardi soir. Toufé Maecha, secrétaire de rédaction, restait détenu ce mercredi 10 juin.
Le corps de Naïcha Mmadi Abdou, 22 ans, a été retrouvé le 22 mai 2026 à Dzahadjou-Mbadjini, dans le sud de la Grande Comore, quatre jours après sa disparition. Fortement calciné, il gisait dans un champ isolé. Plusieurs suspects ont été interpellés par la gendarmerie.
Soixante-trois migrants originaires des Grands Lacs et d’Afrique de l’Est, dont 17 mineurs et 14 femmes, ont été abandonnés le 16 mai 2026 sur les îlots de Nyumashuwa à Mwali (Mohéli). Trompés par leurs passeurs, ils croyaient arriver à Mayotte. Quatre jours plus tard, ils étaient toujours sur place, sans eau potable ni nourriture, les autorités insulaires n’ayant pas encore répondu.