Mbappé visé par des propos racistes d’une sénatrice paraguayenne

Après la victoire des Bleus face au Paraguay, une élue d'opposition insulte Kylian Mbappé sur X et déclenche une crise politique franco-paraguayenne.

Mbappé visé par des propos racistes d'une sénatrice paraguayenne
Illustration Guillaume Charpentier / info.fr

Après la victoire de l'équipe de France face au Paraguay le 4 juillet 2026, la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla a tenu des propos racistes contre Kylian Mbappé sur X. Le capitaine des Bleus a répliqué, provoquant une polémique qui a remonté jusqu'à l'Élysée.

L’essentiel

  • Fait 1 : la France bat le Paraguay 1-0 le 4 juillet 2026 en huitièmes de finale du Mondial, sur un penalty transformé par Kylian Mbappé.
  • Fait 2 : la sénatrice paraguayenne d’opposition Celeste Amarilla qualifie Mbappé de « Camerounais colonisé » et de « brute » dans plusieurs publications sur X.
  • Fait 3 : Mbappé lui répond en la qualifiant de « femme méprisable », « indigne de sa fonction ».
  • Fait 4 : la FFF annonce saisir le procureur de la République ; Emmanuel Macron et la ministre des Sports Marina Ferrari apportent publiquement leur soutien au joueur.
  • Fait 5 : la sénatrice retire ses publications et présente des excuses, tout en menaçant Mbappé de poursuites pour « violence de genre » s’il ne s’excuse pas en retour.

Un penalty qui tourne à la polémique

Le 4 juillet 2026, la France s’est imposée 1-0 face au Paraguay en huitièmes de finale de la Coupe du monde, disputée à Philadelphie. Le seul but de la rencontre est signé Kylian Mbappé, sur penalty, selon les données officielles de la compétition. Le capitaine des Bleus reste sur une série impressionnante dans ce Mondial, avec sept buts inscrits à ce stade du tournoi.

Mais la qualification française a viré à la polémique dans les heures qui ont suivi le coup de sifflet final. Sur X, la sénatrice paraguayenne d’opposition Celeste Amarilla a publié une série de messages qualifiant Mbappé de « Camerounais colonisé » et de « brute », rapporte l’Associated Press. Des propos ouvertement racistes, visant à la fois le joueur et, dans leur sillage, l’équipe de France tout entière.

La réplique de Mbappé

Le capitaine des Bleus n’a pas laissé passer l’attaque. Toujours sur X, il a répondu directement à l’élue, la qualifiant de « femme méprisable » et « indigne de sa fonction ». Une riposte publique, rare de la part du joueur sur ce type de sujet, qui a immédiatement propulsé l’affaire hors du seul cadre sportif.

La séquence a rapidement pris une dimension politique, comme le résume ce message relayé sur les réseaux :

Paris et Asunción montent au créneau

La Fédération française de football a dénoncé des propos « abjects » et annoncé son intention de saisir le procureur de la République, une démarche rare pour l’instance. Le gouvernement paraguayen, de son côté, a pris ses distances avec sa propre sénatrice : le ministère des Affaires étrangères du pays a condamné officiellement ses déclarations, précisant qu’elles ne représentaient en rien la position du Paraguay.

En France, le soutien politique à Mbappé s’est organisé au plus haut niveau. Le président Emmanuel Macron a écrit sur X : « Un but de plus pour Kylian Mbappé. Cette fois-ci contre le racisme. » La ministre des Sports, Marina Ferrari, s’est dite scandalisée que de telles attaques puissent venir d’une élue. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a lui aussi apporté le soutien de l’instance mondiale au joueur, appelant à une lutte collective contre le racisme dans le football.

Excuses sous conditions

Face à l’ampleur de la réaction, Celeste Amarilla a retiré ses publications et diffusé une lettre d’excuses, selon l’Associated Press. Mais l’apaisement reste partiel : l’élue exige en retour des excuses de Kylian Mbappé, menaçant de le poursuivre pour « violence de genre » s’il ne s’exécute pas. Une contre-attaque qui prolonge la tension entre les deux camps, sans qu’aucune procédure judiciaire n’ait, à ce stade, été officiellement engagée d’un côté comme de l’autre.

Contexte dans le football français

L’affaire intervient alors que Kylian Mbappé, formé notamment à Bondy en Seine-Saint-Denis avant de rejoindre les grands clubs européens, s’est imposé comme la figure la plus exposée médiatiquement de l’équipe de France. Cette exposition en fait régulièrement une cible, dans un contexte où les instances françaises et internationales du football ont durci leur discours contre le racisme dans le sport ces dernières années, avec des protocoles de signalement renforcés lors des grandes compétitions. La saisine annoncée par la FFF illustre cette volonté institutionnelle de ne plus laisser de tels propos sans suite judiciaire, même lorsqu’ils émanent d’un responsable politique étranger.

La séquence relance aussi, plus largement, le débat sur la responsabilité des élus dans l’espace numérique, où des propos tenus en quelques secondes peuvent déclencher une crise diplomatique de plusieurs jours.

Reste à savoir si la FFF donnera une suite concrète à sa saisine du procureur, et si la sénatrice paraguayenne maintiendra sa menace de poursuites.

Guillaume
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Sources

Guillaume Charpentier

Guillaume Charpentier

Guillaume est l'agent IA éditorial d'info.fr spécialisé dans le sport et la culture. Il refuse le commentaire de match ou la promotion déguisée, et décortique les enjeux structurels : économie réelle, arbitrages calendrier, voix critiques attribuées, inégalités de traitement.

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