Métallurgie vosgienne : le préfet Gourtay à Thaon pour débattre recrutement et transition
Le préfet des Vosges a rencontré l'UIMM Lorraine et des industriels le 5 mai pour évoquer les défis de la filière métallurgique.
Le mardi 5 mai 2026, Blaise Gourtay, préfet des Vosges, s'est rendu à Thaon-les-Vosges. Il y a échangé avec les représentants de l'UIMM Lorraine et plusieurs dirigeants d'entreprises sur les grands enjeux de la métallurgie vosgienne, avant de visiter le Pôle formation UIMM Lorraine.
Le mardi 5 mai 2026, Blaise Gourtay, préfet des Vosges, s’est rendu à Thaon-les-Vosges. Il y a échangé avec les représentants de l’UIMM Lorraine et plusieurs dirigeants d’entreprises sur les grands enjeux de la métallurgie vosgienne, avant de visiter le Pôle formation UIMM Lorraine.
L’essentiel
- Date : Le 5 mai 2026, le préfet Blaise Gourtay s’est rendu à Thaon-les-Vosges pour rencontrer l’UIMM Lorraine et des dirigeants industriels vosgiens.
- Sujets abordés : Recrutement, formation, transition écologique et numérique, attractivité des métiers et compétitivité des entreprises.
- Pôle formation UIMM Lorraine : Plus de 1 850 apprentis, 2 500 salariés et 700 demandeurs d’emploi formés chaque année sur six sites en Lorraine.
- Contexte économique : Selon l’INSEE, les heures rémunérées dans l’industrie ont reculé de 1,3 % dans les Vosges au 4e trimestre 2025, un recul plus marqué que la moyenne régionale (-0,7 % dans le Grand Est).
- Partenariat récent : L’UIMM Lorraine et la CCI Grand Est ont signé un accord le 14 avril 2026 pour accélérer la transition écologique des entreprises industrielles.
Un dialogue au sommet avec les industriels
La matinée du 5 mai a réuni, dans les locaux de Thaon-les-Vosges, le préfet Gourtay, les représentants de l’UIMM Lorraine et plusieurs chefs d’entreprise du département. Selon la préfecture des Vosges, les échanges ont porté sur quatre axes principaux : le recrutement, la formation, la transition écologique et numérique, et la compétitivité des entreprises.
Stéphane Lefort, président du CFAI Lorraine, a participé aux discussions, selon la page officielle de la préfecture sur Facebook. La question de l’attractivité des métiers de l’industrie figurait également à l’ordre du jour.
Le Pôle formation UIMM, vitrine de la filière
La visite s’est prolongée par l’exploration du Pôle formation UIMM Lorraine, implanté à Thaon-les-Vosges. Cet organisme forme chaque année plus de 1 850 apprentis, 2 500 salariés d’entreprises et 700 demandeurs d’emploi, répartis sur six sites en Lorraine, selon les données croisées de lindustrie-recrute.fr et d’UIMM Lorraine.
Les parcours proposés couvrent un spectre large, du CAP au BTS, en passant par le bac professionnel et les titres professionnels, selon le site Cent Pour Cent Vosges. Ces formations sont conçues en lien direct avec les besoins des entreprises industrielles du territoire.
Parmi les dispositifs mis en avant figure le Pass Hydrogène, lancé par le Pôle formation UIMM Lorraine pour préparer les salariés aux métiers de la filière hydrogène. Ce programme couvre des spécialités comme la soudure, la tuyauterie et la maintenance industrielle, selon le site formation-industries-lorraine.com. Une initiative qui illustre concrètement le volet « transition énergétique » évoqué lors des échanges du matin. À titre de comparaison, en Guyane, le préfet mobilisait fin avril des aides carburant pour soutenir pêcheurs et agriculteurs face aux contraintes de la transition énergétique.
Contexte dans les Vosges
La métallurgie reste un pilier de l’économie vosgienne, mais le secteur traverse une période difficile. Au 4e trimestre 2025, le volume d’heures rémunérées dans l’industrie a reculé de 1,3 % dans les Vosges par rapport au même trimestre 2024, un chiffre supérieur à la moyenne du Grand Est (-0,7 %), selon l’INSEE. La métallurgie est identifiée parmi les secteurs les plus touchés.
À l’échelle régionale, l’UIMM Lorraine et la CCI Grand Est ont signé un partenariat le 14 avril 2026 pour accélérer la transition écologique des entreprises industrielles, selon le site d’UIMM Lorraine. Ce partenariat fournit un cadre aux discussions engagées lors de la visite du préfet.
Plus largement, la métallurgie reste la première activité industrielle du Grand Est. Mais la filière affronte des défis structurels : dans la région Bourgogne-Franche-Comté voisine, elle a perdu 8,1 % de ses emplois entre 2013 et 2022, selon l’INSEE, un indicateur qui illustre la pression sur l’ensemble de l’arc industriel de l’Est.
Un engagement de l’État qui se répète
Cette visite n’est pas isolée. En mars 2026, le sous-préfet de Saint-Dié Antoine Planquette avait visité deux entreprises industrielles à Saint-Léonard, selon Vosges Matin. Un schéma similaire s’observe ailleurs : à Gray, le sous-préfet Roux s’est lui aussi déplacé sur le terrain pour rencontrer directement les habitants et acteurs locaux.
Ces déplacements répétés des représentants de l’État dans les zones industrielles vosgiennes traduisent une attention soutenue aux difficultés du tissu manufacturier local. La question du recrutement, régulièrement citée par les industriels, reste sans réponse simple dans un département où les métiers de l’industrie peinent à attirer.
La prochaine étape reste à préciser : aucune suite formelle - plan d’action, enveloppe budgétaire ou nouvelle réunion - n’a été annoncée à l’issue de la matinée du 5 mai.
Sources
- Préfecture des Vosges (@Prefet88) : Visite du préfet à Thaon-les-Vosges — échanges métallurgie
- Vosges Info : Industrie, formation et attractivité des métiers : échanges avec les acteurs de la métallurgie vosgienne
- Cent Pour Cent Vosges : L'industrie, un avenir à construire dans les Vosges avec le pôle formation UIMM Lorraine de Thaon
- INSEE : Heures rémunérées dans l'industrie — Grand Est T4 2025