Meurtre à Castres : le maire Azéma dénonce le « laxisme de la justice »
Après la mort d'un homme de 40 ans dans le quartier de Lardaillé-Roulandou, le nouveau maire RN réclame une réponse pénale plus ferme.
Un homme de 40 ans a été battu à mort dans la nuit du 17 au 18 avril 2026 à Castres. Le maire Florian Azéma, élu il y a moins d'un mois, a immédiatement réagi en dénonçant le « laxisme de la justice ». Les deux agresseurs sont toujours en fuite.
Les faits se sont produits dans le quartier de Lardaillé-Roulandou, dans la nuit du 17 au 18 avril 2026. Un homme de 40 ans a été retrouvé battu à mort en pleine rue. Une enquête pour homicide volontaire a été ouverte. Selon Le Tarn Libre, les enquêteurs privilégient l’hypothèse d’un règlement de comptes lié au trafic de stupéfiants. Deux agresseurs sont en fuite.
« L’ensauvagement doit cesser »
Le lendemain, Florian Azéma prend la parole. « L’ensauvagement doit cesser », déclare-t-il au Tarn Libre. Le maire dénonce le « laxisme de la justice » et appelle à une réponse plus ferme pour, selon ses termes, « rendre la rue aux habitants » et restaurer la tranquillité publique.
Azéma a été élu maire de Castres le 22 mars 2026 sous l’étiquette Rassemblement National, avec 29,85 % des voix lors d’un scrutin à cinq candidats. Il a été officiellement installé le 27 mars. La sécurité figurait au cœur de son programme. Selon La Dépêche, il prévoit la création d’une brigade canine, le renforcement de la vidéoprotection, l’augmentation des effectifs de police municipale et une lutte renforcée contre le narcotrafic et les cambriolages.
Des chiffres qui alimentent le débat
Le contexte statistique donne du poids aux inquiétudes, mais appelle aussi à la nuance. D’après le bilan 2025 de la préfecture du Tarn, les homicides ont augmenté de 40 % dans le département : 7 en 2025, contre 5 en 2024. Les tentatives d’homicide ont aussi bondi, passant de 9 à 17 sur la même période. Les cambriolages ont progressé de 15,1 %, avec 1 770 faits enregistrés, même s’ils restent en deçà du niveau pré-COVID de 2 139 en 2019.
En revanche, les violences sur les personnes ont reculé de 4,7 % dans le Tarn en 2025, à 3 707 faits, selon la même source. Béziers Actualités note que ces chiffres contrastés compliquent le tableau dressé par le maire.
À l’échelle de Castres, le site Linternaute recense 2 279 crimes et délits en 2024 pour 42 700 habitants, soit un taux de 53,4 pour mille. La ville se classe au 5 241e rang des communes françaises les plus touchées par la délinquance.
Un terrain déjà fragilisé
Ce meurtre n’est pas un fait isolé dans l’histoire récente de la ville. En mai 2025, un jeune avait été poignardé lors d’une rixe à la fête foraine. En novembre 2025, une femme de 88 ans avait été agressée. Des incidents régulièrement liés, selon Boulevard Voltaire, à l’emprise du narcotrafic sur certains quartiers.
La prochaine étape sera le conseil municipal, où Florian Azéma entend inscrire la sécurité comme priorité formelle de son mandat. Les mesures concrètes promises pendant la campagne - brigade canine, effectifs, vidéoprotection - n’ont pas encore été détaillées ni budgétées publiquement à ce stade.
Sources
- Le Tarn Libre : Castres : « L'ensauvagement doit cesser », la réaction du maire Florian Azéma après la mort d'un homme en pleine rue
- Préfecture du Tarn : Bilan 2025 sécurité et délinquance dans le Tarn
- La Dépêche : Les dix priorités du nouveau maire Florian Azéma pour réparer, relever et faire grandir Castres
- Béziers Actualités : Meurtre à Castres : le maire dénonce le « laxisme » de la justice, mais que disent vraiment les chiffres ?