Mimizan adopte un plan à 7 millions pour protéger son littoral de l’érosion
La Communauté de Communes a validé une stratégie locale couvrant 2024-2029, financée majoritairement par des fonds européens.
Face au recul du trait de côte, la Communauté de Communes de Mimizan a adopté une Stratégie Locale de Gestion de la Bande Côtière. Budget : 7,1 millions d'euros, dont près de la moitié apportée par l'Union européenne. Le programme s'étale jusqu'en 2029.
L’érosion marine grignote chaque année un peu plus le littoral landais. Pour y répondre, la Communauté de Communes de Mimizan a formalisé une Stratégie Locale de Gestion de la Bande Côtière, déclinée en programme d’actions sur la période 2024-2029. Le document a été adopté lors d’une séance du conseil communautaire.
Un budget de 7,1 millions d’euros
Le programme d’actions proprement dit est chiffré à 4,16 millions d’euros HT sur six ans, répartis en trois phases de deux ans, selon les données publiées par le GIP Littoral. Le financement global des travaux et des mesures d’accompagnement atteint 7,1 millions d’euros. La répartition est la suivante : 48 % via le Fonds Européen de Développement Régional (3,5 M€), 18 % par la Région Nouvelle-Aquitaine (1,3 M€), 12 % par le Département des Landes (0,8 M€), 1 % par l’État (96 500 €) et 21 % par la Communauté de Communes elle-même (1,5 M€), d’après la CC de Mimizan. Sur la période plus longue 2016-2029, l’effort financier total approche les 10 millions d’euros, selon le site immobilier-mimizan.fr.
Les mesures envisagées comprennent des travaux d’enrochement et des opérations de recomposition spatiale du territoire côtier. La stratégie s’inscrit dans la compétence GEMAPI, rendue obligatoire pour les EPCI depuis 2018.
Un site Natura 2000 à préserver
Le littoral de Mimizan fait partie du site Natura 2000 « Dunes modernes du littoral landais d’Arcachon à Mimizan Plage ». L’évaluation environnementale du schéma d’aménagement associé (SAGE) conclut à l’absence d’incidences négatives sur les habitats et espèces d’intérêt communautaire, selon le document publié sur gesteau.fr.
Le changement climatique est au cœur du dossier. La région Nouvelle-Aquitaine anticipe une accélération du recul du trait de côte, comme le relève le plan AcclimaTerra. La loi Climat et Résilience de 2021 a par ailleurs renforcé le cadre réglementaire des Stratégies Locales de Gestion du Trait de Côte, selon le Cerema.
La question du financement des conséquences foncières reste posée. Un rapport de l’IGEDD publié en 2023 recommande une solidarité nationale pour absorber les coûts liés au recul du trait de côte. L’association des élus du littoral (ANEL) partage cette position :
Par ailleurs, un décret récent contraint les propriétaires situés en zone d’érosion à consigner les coûts prévisionnels de démolition et de remise en état, comme le signale Actu Environnement.
Prochaine étape
Le déploiement des actions est prévu par phases de deux ans jusqu’en 2029. Le SAGE local assurera la surveillance des risques sur la durée. Les modalités opérationnelles de chaque phase n’ont pas encore été détaillées publiquement par la Communauté de Communes.