Mondial 2026 : le geste de paix de l’Iran après le nul face à la Belgique à Los Angeles
Dans un contexte géopolitique tendu, la sélection iranienne laisse un message manuscrit dans son vestiaire, appelant à la paix et rendant hommage aux victimes de Minab.
Au lendemain du match nul (0-0) contre la Belgique au SoFi Stadium, les joueurs iraniens ont adressé un message de paix à travers une note laissée dans leur vestiaire. Un geste fort salué sur les réseaux sociaux, qui intervient alors que la délégation subit d'importantes restrictions de visas américains.
L’essentiel
- Match : Iran - Belgique, 0-0, le 21 juin 2026 au SoFi Stadium de Los Angeles.
- Message : Un mot manuscrit iranien remercie Los Angeles et appelle à la paix entre les nations, avec les hashtags #168 et #Minab.
- Contexte : La sélection iranienne réside à Tijuana (Mexique) car plus d’une douzaine de membres de son encadrement se sont vu refuser le visa américain.
- Homme du match : Le gardien Alireza Beiranvand, auteur de sept arrêts décisifs.
Dans la nuit du 21 juin 2026, le stade SoFi de Los Angeles a été le théâtre d’un match Coupe du Monde sous haute tension. Sur la pelouse, l’Iran tenait tête à la Belgique (0-0). Mais c’est dans le vestiaire qu’est venue l’image la plus marquante : une feuille manuscrite, rédigée en persan et en anglais, laissée par les joueurs iraniens. « Que la paix, le respect et l’amitié règnent entre toutes les nations », pouvait-on y lire, selon le compte X de BeFootball.
Un message à double lecture
Le document, relayé par la Fédération iranienne de football, intègre également les mentions « #168 » et « #Minab ». Ces inscriptions font référence aux 168 écolières tuées à Minab lors d’un bombardement américain en février dernier, dans le cadre du conflit opposant les deux pays. « Un geste qui dépasse le sport », commente un observateur cité par The Mirror US. La note remercie aussi chaleureusement les supporters et la ville de Los Angeles pour leur accueil.
Sur le terrain, la performance a été tout aussi symbolique. Le gardien Alireza Beiranvand a été élu homme du match après sept arrêts décisifs, selon les données FIFA. Il a maintenu son équipe à flot alors que la Belgique poussait. L’expulsion du défenseur belge Nathan Ngoy à la 66ᵉ minute pour une faute sur le capitaine iranien Mehdi Taremi a également changé la physionomie de la rencontre.
Des conditions de séjour compliquées
Ce match nul intervient dans un climat diplomatique extrêmement tendu. La sélection iranienne a été contrainte d’établir son camp de base à Tijuana, au Mexique. En cause : le refus de visa américain pour onze membres de son encadrement technique, selon TV5MONDE et The National News. Une situation qui n’a pas empêché les joueurs de garder le cap.
Contexte dans le football mondial
Ce match est le deuxième de la phase de groupes pour l’Iran. Après une défaite initiale, le point arraché face aux Belges - classés 4ᵉ au ranking FIFA - redonne espoir. L’Iran affrontera l’Égypte à Seattle pour le dernier match de poule, avec une chance de qualification historique pour les seizièmes de finale. Le sélectionneur a souligné la « fierté » de ses joueurs, cité par LA Times.
Prochaine étape : le choc décisif face à l’Égypte
L’ultime rencontre du groupe - Iran - Égypte - se déroulera le 25 juin au Lumen Field de Seattle. Un match couperet où chaque détail comptera, tant sur le plan sportif que symbolique.
Sources : FIFA, The Mirror US, TV5MONDE, The National News, LA Times, Open Magazine.