Mondial 2026 : la Norvège d’Haaland sort le Brésil, premier quart de finale historique
Un doublé d'Erling Haaland en fin de match a offert à la Norvège une victoire 2-1 sur le Brésil en huitième de finale, qualifiant les Scandinaves pour leur tout premier quart de Coupe du monde.
Dimanche 5 juillet au MetLife Stadium, la Norvège a créé l'exploit en éliminant le Brésil (2-1). Erling Haaland, auteur d’un doublé, envoie son équipe en quarts pour la première fois de son histoire. Neymar, qui avait réduit l’écart sur penalty, a annoncé sa retraite internationale.
L’essentiel
- Fait 1 : La Norvège bat le Brésil 2-1 en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026, le 5 juillet au MetLife Stadium.
- Fait 2 : Erling Haaland inscrit un doublé aux 79e et 90e minutes, sur deux passes d’Andreas Schjelderup.
- Fait 3 : Le gardien norvégien Ørjan Nyland arrête un penalty de Bruno Guimarães en première mi-temps.
- Fait 4 : Neymar, entré à la 67e minute, marque sur penalty dans le temps additionnel (90e+10) mais ne peut empêcher l’élimination.
- Fait 5 : Cette défaite est la plus précoce du Brésil en Coupe du monde depuis 1990 ; Neymar annonce sa retraite internationale.
Un scénario renversant au MetLife Stadium
Le public du MetLife Stadium (New Jersey) a assisté à un choc de la Coupe du monde 2026 qui a tenu toutes ses promesses. Opposée au Brésil, quintuple champion du monde, la Norvège a décroché une victoire historique 2-1, dimanche 5 juillet. Portée par un Erling Haaland des grands soirs, la sélection scandinave s’est offerte son tout premier quart de finale de Coupe du monde.
Menée au score après l’ouverture du score ? Non. Ce sont les Norvégiens qui ont frappé les premiers, mais il a fallu attendre la 79e minute. Servi en profondeur par Andreas Schjelderup, Haaland a trompé Alisson d’une frappe croisée du droit. Dix minutes plus tard, même combinaison : Schjelderup lance de nouveau son attaquant, qui double la mise d’un plat du pied gauche imparable. Le Brésil, dominé, n’a jamais vraiment existé offensivement jusqu’à l’entrée de Neymar à la 67e minute.
L’icône brésilienne, qui dispute son dernier Mondial, a redonné espoir en transformant un penalty à la 90e+10 après une main dans la surface. Mais le temps manquait. La Norvège tenait sa qualification.
Nyland, le héros méconnu du match
Si Haaland a brillé devant le but, le gardien Ørjan Nyland a joué un rôle décisif en première période. Dès la 32e minute, il a repoussé un penalty de Bruno Guimarães, gardant son équipe dans le match. Un arrêt que le sélectionneur norvégien a salué en conférence de presse comme « le tournant de la rencontre ». Sans cette parade, le Brésil aurait probablement pris l’avantage avant la mi-temps.
Nyland, peu connu en dehors de Scandinavie, a confirmé son excellente Coupe du monde. Déjà décisif face à la Côte d’Ivoire (2-1) et au Sénégal (3-2), il ne parvient pas à préserver un clean sheet lors de ce huitième de finale, concédant un but sur penalty.
La retraite internationale de Neymar
L’élimination a eu des conséquences immédiates. Dans les vestiaires, Neymar, 34 ans, a annoncé qu’il mettait un terme à sa carrière internationale. « C’était mon dernier match avec le Brésil », a-t-il confié à la presse brésilienne. La nouvelle a été confirmée par plusieurs proches. Neymar quitte la Seleção avec 82 buts en 138 sélections, sans jamais avoir remporté la Coupe du monde. Cette sortie prématurée (huitièmes de finale) est la plus précoce du Brésil depuis 1990 (défaite face à l’Argentine au même stade).
Carlo Ancelotti, sélectionneur brésilien, n’a pas souhaité commenter l’avenir immédiat de l’équipe. « Le choc est grand. Nous sommes tous déçus », a-t-il simplement déclaré.
Contexte dans le football français
Cette performance norvégienne s’inscrit dans une stratégie inhabituelle. Le sélectionneur Ståle Solbakken avait fait le choix de « caviarder » le match de poule contre la France, perdu 4-1 le 26 juin, en alignant une équipe largement remaniée. Les titulaires, dont Haaland, avaient été laissés au repos. « Le sélectionneur norvégien avait raison », a tweeté le journaliste Julien Froment. « Derrière, premier quart de finale de son histoire en Coupe du monde. »
De fait, la France, déjà qualifiée avant cette rencontre, a pu s’imposer facilement, mais la Norvège a préservé ses forces vives pour la phase finale. Un pari payant, qui prive les Bleus d’un adversaire moins frais au tour suivant. Pour les supporters français, ce scénario nourrit les débats : fallait-il mieux affronter la Norvège en quarts plutôt que l’Angleterre, que les Scandinaves affronteront désormais ?
Haaland, cinq buts et un quart de finale au bout
Avec son doublé, Erling Haaland porte son total personnel à sept buts dans cette Coupe du monde. Il devance largement son suivant immédiat norvégien (aucun autre buteur) et se rapproche des leaders du classement général, Lionel Messi et Kylian Mbappé (sept buts chacun). « C’est le meilleur joueur que j’ai jamais entraîné », a lâché Solbakken en zone mixte. « Il a pris ses responsabilités au moment où on avait le plus besoin de lui. »
Haaland, âgé de 25 ans, disputera jeudi prochain son premier quart de finale international. Il sera opposé à l’Angleterre, le 11 juillet à Miami (heure locale). Les Three Lions, emmenés par Harry Kane (également cinq buts dans le tournoi), partent favoris sur le papier, mais la Norvège a prouvé qu’elle pouvait renverser les géants.
Prochaine étape : un quart de finale face à l’Angleterre
Le 11 juillet prochain, la Norvège défiera l’Angleterre au Hard Rock Stadium de Miami. Un match qui s’annonce déjà comme l’une des affiches les plus attendues de ce Mondial. L’Angleterre, qui a éliminé le Mexique en huitièmes, est donnée favorite, mais la Norvège n’a plus rien à perdre. « Nous allons savourer cette victoire ce soir, et dès demain nous préparerons l’Angleterre », a promis Solbakken. « Ce n’est que le début de notre aventure. »