Mondial U17 : Tony Parker rate ses débuts de sélectionneur, les Bleuets lourdement battus par Team USA
Pour sa première sur le banc de l'équipe de France U17, Tony Parker a vu ses joueurs subir la loi des Américains (84-115) à Istanbul. Une entrée en matière difficile avant la suite du Mondial.
L'icône du basket français Tony Parker a vécu des débuts amers comme sélectionneur des Bleuets U17, samedi 27 juin à Istanbul. Face aux États-Unis, champions en titre et invaincus dans la compétition depuis 52 matches, les jeunes Français se sont inclinés 84-115. Malgré une bonne prestation de Nathan Soliman (18 points, 7 rebonds), les Tricolores ont payé leur déficit physique et leurs 19 ballons perdus.
L’essentiel
- Défaite : France U17 - États-Unis : 84-115, le 27 juin 2026 à Istanbul (Mondial FIBA U17).
- 1er match : Première rencontre officielle de Tony Parker comme sélectionneur des Bleuets.
- Série USA : Team USA porte son invincibilité en Coupe du monde U17 à 52 victoires consécutives.
- Top marqueurs : Beckham Black (USA) 23 pts, Nathan Soliman (FRA) 18 pts et 7 rbds.
- Faiblesses françaises : 22 rebonds offensifs concédés, 19 balles perdues.
Tony Parker n’aura pas connu le conte de fées pour son premier match sur le banc de l’équipe de France U17. L’ancien meneur des Spurs de San Antonio, nommé sélectionneur en novembre 2025 en hommage à son père décédé, a vu ses joueurs subir la loi des États-Unis ce samedi 27 juin à Istanbul. Score final : 84-115, une déroute qui en dit long sur l’écart de niveau physique entre les deux équipes.
Un départ cauchemardesque pour Parker
Dès le premier quart-temps, les Américains, champions du monde en titre de la catégorie, imposent leur rythme. Menés 32-18 après dix minutes, les Bleuets n’ont jamais réussi à revenir. « On a manqué d’agressivité en début de match, on a subi leur intensité », a glissé une source proche du staff à l’issue de la rencontre. Parker, très actif le long de la ligne de touche, n’a pas pu endiguer la machine américaine. Les 19 balles perdues françaises et les 22 rebonds offensifs accordés illustrent les difficultés tricolores sous les panneaux.
La performance individuelle de Nathan Soliman (18 points, 7 rebonds) reste l’un des rares motifs de satisfaction. L’intérieur tricolore a tenu tête à une raquette américaine pourtant réputée. En face, le meneur Beckham Black a terminé meilleur marqueur avec 23 points, confirmant la profondeur de l’effectif états-unien.
Une série américaine qui fait froid dans le dos
Avec cette victoire, les États-Unis portent leur série d’invincibilité en Coupe du monde U17 à 52 matches consécutifs. Aucune nation n’a réussi à les battre depuis la création de la compétition. Les Bleuets, de leur côté, devront rapidement digérer cette défaite avant leur prochain match de groupe, prévu dans les prochains jours.
Contexte en France : les premiers pas d’une nouvelle carrière
Ce match marque le véritable début du Tony Parker version entraîneur. Nommé officiellement sélectionneur des U17 le 7 novembre 2025 par la Fédération française de basket-ball (FFBB), l’ancien meneur de jeu des Spurs avait accepté ce poste en hommage à son père, décédé en octobre 2025. Le 27 juin, jour de la défaite, a également été marqué par l’annonce de sa nomination comme entraîneur principal de l’ASVEL pour la saison prochaine. Parker cumule donc désormais les deux fonctions, un défi inédit pour un ancien joueur de légende.
« C’est un projet de vie, pas seulement un match », confiait-il en novembre dernier à propos de son engagement chez les jeunes. Mais la réalité du terrain est brutale : préparer des adolescents à affronter des programmes américains ultra-structurés demande du temps. Les observateurs notent que le staff a tenté de mettre en place un système de jeu rapide, mais les automatismes manquent encore.
Prochaine étape : un match couperet contre la Serbie ?
Le calendrier du Mondial U17 prévoit un deuxième match de groupe pour les Bleuets. L’adversaire n’a pas été communiqué officiellement à ce stade, mais il s’agira vraisemblablement d’une équipe européenne. Tony Parker devra vite trouver les mots pour relancer ses joueurs. Sous peine de voir la compétition s’arrêter prématurément.