Montargis : l’œuvre ‘Marianne 2026’ se crée en direct à la sous-préfecture
Du 12 au 14 juillet, la street-artiste Nadège Dauvergne peint en public une Marianne monumentale, cofinancée par quatre communes du Loiret.
À l'occasion du 14 juillet, la sous-préfecture de Montargis ouvre sa cour d'honneur au public pour suivre la création en direct d'une œuvre monumentale signée Nadège Dauvergne, intitulée 'Marianne 2026'.
L’essentiel
- Une création en direct : la street-artiste Nadège Dauvergne réalise l’œuvre ‘Marianne 2026’ dans la cour de la sous-préfecture de Montargis, du 12 au 14 juillet 2026.
- Accès public : la cour est ouverte gratuitement de 10h à 17h les trois jours.
- Un financement partagé : le projet est cofinancé par quatre communes de l’arrondissement, Montargis, Châlette-sur-Loing, Villemandeur et Amilly.
- Une clôture le 14 juillet : lectures de contes et poèmes accompagnées par des musiciens de l’Orchestre Symphonique du Loiret, de 17h à 18h30.
- Une œuvre itinérante : après sa finalisation, ‘Marianne 2026’ circulera dans les communes de l’arrondissement avant d’être revue à la sous-préfecture lors des Journées européennes du patrimoine, les 19 et 20 septembre.
La cour d’honneur de la sous-préfecture de Montargis n’a pas l’habitude d’accueillir des chevalets. Depuis ce dimanche 12 juillet et jusqu’au 14, elle sert de studio à ciel ouvert. La street-artiste Nadège Dauvergne y réalise en direct une œuvre monumentale intitulée ‘Marianne 2026’, selon les Services de l’État dans le Loiret.
Une Marianne qui prend forme sous les yeux du public
Le principe est simple : montrer le travail plutôt que le résultat fini. La cour est ouverte gratuitement de 10h à 17h durant les trois jours, précise la préfecture du Loiret. Les visiteurs peuvent observer les différentes étapes de la création, du premier trait à la touche finale.
Selon les mêmes sources, l’artiste revisite la figure républicaine de Marianne avec un regard contemporain, autour de la devise « liberté, égalité, fraternité ». Les raisons précises de ce choix thématique, au-delà du symbole national associé au 14 juillet, n’ont pas été détaillées davantage par la sous-préfecture.
Un projet porté par quatre communes
L’initiative ne repose pas sur la seule sous-préfecture. Le financement est partagé entre quatre communes de l’arrondissement de Montargis : Montargis elle-même, Châlette-sur-Loing, Villemandeur et Amilly, selon les Services de l’État dans le Loiret. Une fois achevée, l’œuvre ne restera pas figée dans la cour d’honneur : elle sera exposée de manière itinérante dans ces différentes communes.
Une palissade pour s’exprimer aussi
Le public n’est pas seulement invité à regarder. Une palissade d’expression citoyenne, longue de 50 mètres, est installée sur les grilles des jardins du Pâtis, en face de la sous-préfecture. Elle sera accessible du 13 juillet au 28 août, permettant aux habitants d’esquisser leur propre vision de Marianne, selon les mêmes sources.
Contexte dans le Loiret
Montargis, sous-préfecture de l’est du Loiret, concentre l’administration de l’arrondissement du même nom, qui regroupe plusieurs dizaines de communes autour du bassin montargois. Ce type d’opération culturelle organisée directement dans la cour d’un bâtiment préfectoral reste inhabituel : les services de l’État servent le plus souvent de cadre administratif, pas de scène artistique ouverte au public. D’autres préfectures marquent aussi la période du 14 juillet à leur façon, comme dans les Hautes-Pyrénées, où des restrictions ont été prises pour la fête nationale. Le choix montargois, à l’inverse, mise sur l’ouverture plutôt que la restriction. Sur le plan de l’administration préfectorale plus largement, des mouvements interviennent aussi ailleurs en France, à l’image de la nomination récente d’un nouveau préfet dans les Alpes-Maritimes.
La cérémonie de clôture, le 14 juillet de 17h à 18h30, associera lectures de contes et de poèmes à des interventions de musiciens de l’Orchestre Symphonique du Loiret, précise la préfecture. Prochaine étape pour le public montargois : revoir l’œuvre achevée à la sous-préfecture lors des Journées européennes du patrimoine, les 19 et 20 septembre.
D’ici là, l’œuvre continuera de circuler dans les communes qui ont contribué à son financement, avant de fixer durablement son parcours dans l’arrondissement.