Montauban : le préfet Roberti préside la cérémonie des Mémoires de l’esclavage au Jardin des plantes
Le 21 mai 2026, la Journée nationale des mémoires de la traite a été commémorée devant la pierre des Indiens Osages, vingt-cinq ans après la loi Taubira.
Vincent Roberti, préfet de Tarn-et-Garonne, a présidé jeudi 21 mai la cérémonie nationale des mémoires de la traite et de l'esclavage au Jardin des plantes de Montauban. L'événement marquait le 25e anniversaire de la loi Taubira, promulguée le 21 mai 2001.
Vincent Roberti, préfet de Tarn-et-Garonne, a présidé jeudi 21 mai la cérémonie nationale des mémoires de la traite et de l’esclavage au Jardin des plantes de Montauban. L’événement marquait le 25e anniversaire de la loi Taubira, promulguée le 21 mai 2001.
L’essentiel
- Date : Cérémonie tenue le 21 mai 2026 au Jardin des plantes de Montauban, inscrite au programme officiel des cérémonies patriotiques 2026 de la Ville (14h30).
- Anniversaire : 25 ans de la loi n° 2001-434 du 21 mai 2001 reconnaissant la traite et l’esclavage comme crimes contre l’humanité.
- Intervenants : Yao Modzindou (président de La Maison de l’Afrique) et Emmanuel Bamouni ont pris la parole ; quatre dépôts de gerbes réalisés par les représentants de La Maison de l’Afrique, de la mairie, du conseil départemental et de la préfecture.
- Lieu symbolique : La cérémonie s’est tenue devant la pierre des Indiens Osages, qui commémore l’accueil en 1829 de trois membres de la tribu Osage par des Montalbanais.
La cérémonie devant la pierre des Osages
La préfecture de Tarn-et-Garonne a confirmé la tenue de l’événement via son compte officiel sur X. La cérémonie s’est déroulée devant la pierre des Indiens Osages, site choisi pour sa charge historique : selon Montauban Tourisme, cette plaque commémore l’accueil en 1829, par des habitants de Montauban, de trois membres de la tribu Osage en errance sur le sol français. Un jumelage avec la ville de Pawhuska (Oklahoma) avait ensuite été formalisé en 1992.
Les temps forts du programme
Selon La Dépêche du Midi, Yao Modzindou, président de La Maison de l’Afrique, association active en Tarn-et-Garonne, a pris la parole sur l’histoire du chevalier de Saint-Georges, violoniste et compositeur né en Guadeloupe au XVIIIe siècle d’une mère esclave, surnommé le « Mozart noir ». Emmanuel Bamouni, membre de la même association, a évoqué la déportation des captifs africains engagée dès le XVIe siècle.
Le protocole a ensuite suivi le déroulé habituel des cérémonies patriotiques : dépôt de gerbes par Yao Modzindou, l’adjointe au maire de Montauban, le vice-président du conseil départemental et le préfet, minute de silence, extrait du concerto du chevalier de Saint-Georges et La Marseillaise.
Le discours du préfet
Vincent Roberti a rappelé, selon La Dépêche du Midi, le rôle des esclaves dans l’histoire de France et l’engagement de la France contre la traite dès le XIXe siècle. Il a déclaré : « Il est important de commémorer ces grandes ruptures. Notre devoir est de rappeler ces événements à la jeune génération pour que cela ne se reproduise plus. »
Contexte dans le Tarn-et-Garonne
La Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions est officiellement fixée au 10 mai, date du vote de la loi Taubira en 2001, comme le rappelle le ministère de l’Éducation nationale. Des cérémonies locales peuvent se tenir autour du 21 mai, date de sa promulgation. À Montauban, l’événement est inscrit au calendrier patriotique officiel de la Ville depuis plusieurs années. La ville de Montauban, préfecture du département, regroupe environ 60 000 habitants et concentre les principales manifestations officielles du Tarn-et-Garonne. Le conseil départemental était représenté lors de la cérémonie par son vice-président.
La prochaine édition de la Journée nationale est prévue le 10 mai 2027.