Montauban : à 18 ans, il sculpte une croix de 35 kg et la hisse au sommet des Pyrénées

Apprenti paysagiste montalbanais, Maël Le Lagadec a porté une croix en noyer noir jusqu'au pic d'Aneto en 14 heures d'ascension, après le vandalisme de la croix originale.

Montauban : à 18 ans, il sculpte une croix de 35 kg et la hisse au sommet des Pyrénées
Illustration Jérôme Barthas / info.fr

Mi-avril 2026, la croix métallique du pic d'Aneto a été sectionnée à la meuleuse et disparue dans un ravin. Un jeune de 18 ans originaire de Montauban, apprenti paysagiste, a décidé d'en sculpter une nouvelle et de la porter sur son dos jusqu'au sommet, à 3 404 mètres d'altitude.

Mi-avril 2026, des randonneurs à ski ont découvert un moignon de métal à la place de la croix du pic d’Aneto. La croix métallique, installée en 1951 par le Club Alpin Catalan, avait été sectionnée à la base avec une meuleuse d’angle et probablement jetée dans un ravin. Maël Le Lagadec, 18 ans, apprenti paysagiste domicilié à Montauban, l’a appris en lisant La Dépêche. Sa réponse : fabriquer une croix de remplacement et la monter lui-même.

L’essentiel

  • Vandalisme : La croix métallique du pic d’Aneto (3 mètres, ~100 kg), installée en 1951, a été sectionnée à la meuleuse et volée mi-avril 2026.
  • Initiative : Maël Le Lagadec, 18 ans, apprenti paysagiste de Montauban (Tarn-et-Garonne), a sculpté une croix de substitution en bois de noyer noir de 35 kg.
  • Ascension : Il l’a portée sur son dos jusqu’au sommet du pic d’Aneto (3 404 m) en 14 heures, et installée le 9 mai 2026.
  • Enquête : La Guardia Civil espagnole conduit l’enquête sur le vandalisme, privilégiant la piste d’un acte prémédité.

Une croix installée depuis 1951, détruite en quelques coups de meuleuse

La croix du pic d’Aneto est un repère connu des alpinistes. Posée côté espagnol au sommet des Pyrénées, elle mesurait trois mètres de haut et pesait environ 100 kg, selon Sud Ouest et Le Figaro. Séparée à la base avec une meuleuse d’angle, elle a vraisemblablement été précipitée dans un ravin - sans que les randonneurs qui ont constaté les faits en aient retrouvé la moindre trace.

La Guardia Civil espagnole a ouvert une enquête, privilégiant la thèse d’un acte prémédité. Ce n’est pas la première fois que la croix est visée : en 2018, un groupe d’indépendantistes catalans l’avait peinte en jaune, en référence au référendum de 2017, selon BFM TV et Sud Ouest. La croix avait aussi été déposée pour restauration en septembre 2023 par le forgeron Miguel Ángel Plaza, avant d’être réinstallée par hélicoptère en août 2025, grâce à l’unité aérienne de la Guardia Civil, à la demande de la mairie de Benasque.

D’autres sommets pyrénéens ont subi des actes similaires : la croix du mont Carlit peinte en 2018, celle du mont Valier endommagée en 2011, selon Sud Ouest. Manuel Mora, maire de Benasque, a appelé au « respect du patrimoine et de l’histoire du territoire ».

Un apprenti paysagiste de Montauban passe à l’action

Publicité

Maël Le Lagadec a 18 ans. Il prépare un CAP en paysagisme à Montauban. C’est en lisant La Dépêche qu’il apprend le vol. Il décide de fabriquer une croix de remplacement en bois de noyer noir, qu’il sculpte lui-même. Le résultat pèse 35 kg.

Le 9 mai 2026, il charge la croix sur son dos et entame l’ascension du pic d’Aneto. Quatorze heures plus tard, il atteint le sommet à 3 404 mètres et installe la pièce en bois à l’emplacement de l’originale, selon La Dépêche. Le pic d’Aneto est le point culminant des Pyrénées et le troisième plus haut sommet de la péninsule Ibérique.

Contexte dans le Tarn-et-Garonne

Montauban, préfecture du Tarn-et-Garonne, compte environ 60 000 habitants. La ville, connue notamment pour son histoire protestante et son musée Ingres-Bourdelle, n’est pas la première fois à se retrouver dans l’actualité pour des faits liés à ses jeunes résidents. Récemment, une affaire de dopage présumé impliquant une adolescente prodige du crossfit avait également mis la commune sous les projecteurs. Le cas de Maël Le Lagadec contraste avec ces sujets : un jeune en formation professionnelle, sans soutien institutionnel déclaré, qui agit à titre personnel.

Le Tarn-et-Garonne est un département à dominante rurale et agricole, où les filières de formation par apprentissage restent importantes. L’initiative de Maël s’inscrit dans ce profil : un jeune en alternance qui mobilise des compétences manuelles acquises en formation. Montauban a par ailleurs connu d’autres faits divers récents, comme l’interpellation d’un récidiviste à scooter sans permis en mai 2026.

Un acte individuel, pas de soutien institutionnel signalé

Aucune association, commune ou institution n’est mentionnée comme ayant soutenu ou financé l’initiative de Maël Le Lagadec. La démarche est, selon les sources disponibles, entièrement personnelle. La pérennité de la croix en bois - matériau plus sensible aux conditions climatiques en altitude que le métal - n’a pas été précisée par les médias consultés. Son statut légal au regard des autorités espagnoles n’a pas non plus été évoqué.

La Guardia Civil poursuit son enquête sur la destruction de la croix originale. Aucune arrestation n’a été annoncée à ce stade.

Sources

Jérôme Barthas

Jérôme Barthas

Jérôme est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Tarn-et-Garonne (82), avec Montauban pour chef-lieu. Spécialité du département : AOP chasselas Moissac et patrimoine roman. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Occitanie.

Publicité
Lien copié !
× Infographie agrandie