Poleymieux-au-Mont-d’Or : la statue de la Vierge décapitée, enquête ouverte
Dans la nuit du 3 au 4 mai 2026, la Vierge à l'Enfant érigée en 1938 a été brisée à coups de masse. La maire a déposé plainte, la gendarmerie enquête.
La statue de la Vierge à l'Enfant de Notre-Dame des Monts d'Or, à Poleymieux-au-Mont-d'Or, a été décapitée dans la nuit du 3 au 4 mai 2026. Les têtes de la Vierge et de l'Enfant Jésus ont été brisées à coups de masse, les débris éparpillés au pied du socle. La maire Corinne Cardona a déposé plainte. La gendarmerie mène l'enquête.
La statue de la Vierge à l’Enfant de Notre-Dame des Monts d’Or, à Poleymieux-au-Mont-d’Or (Rhône), a été décapitée dans la nuit du 3 au 4 mai 2026. Les têtes de la Vierge et de l’Enfant Jésus ont été brisées à coups de masse, les débris éparpillés au pied du socle. La maire Corinne Cardona a déposé plainte. La gendarmerie mène l’enquête.
L’essentiel
- Nuit du 3 au 4 mai 2026 : la statue de la Vierge à l’Enfant est décapitée à coups de masse à Poleymieux-au-Mont-d’Or.
- Érigée en 1938 : la statue se trouve à l’angle des chemins de la Peronière et Planchamp, élément du patrimoine local non classé.
- 1 394 habitants : la commune compte 1 394 résidents selon l’INSEE (2022), en hausse de 6 % depuis 2017.
- Plainte déposée : la maire Corinne Cardona a saisi la gendarmerie et lancé un appel à témoins. Aucune piste privilégiée à ce stade.
- Restauration envisagée : des habitants proposent des dons ; une reconstitution est possible à partir de photos existantes, selon France 3.
Un acte prémédité dans la nuit
C’est un riverain qui a découvert les dégâts au matin du 4 mai. La statue, installée à l’angle des chemins de la Peronière et Planchamp, présentait ses deux têtes brisées - celle de la Vierge et celle de l’Enfant Jésus - et des éclats de pierre dispersés autour du socle. Selon CNews et Le Figaro, la dégradation a été réalisée à l’aide d’une masse ou d’un outil similaire. Le caractère répété des coups portés laisse supposer un acte délibéré et non un accident.
La statue, érigée en 1938, n’est pas classée monument historique. Elle constitue néanmoins un repère identitaire pour ce village des Monts d’Or, selon France 3 Auvergne-Rhône-Alpes.
La réaction de la maire
Corinne Cardona, maire de Poleymieux-au-Mont-d’Or, a déposé plainte auprès de la gendarmerie dès la découverte des faits. Elle a qualifié l’acte de « scandaleux et épouvantable », soulignant qu’il s’agit d’un élément du patrimoine local « indépendamment des croyances », selon Le JDD et L’Indépendant. Elle a également lancé un appel à témoins pour recueillir tout renseignement utile à l’enquête.
Dans la commune de 1 394 habitants (INSEE 2022), la nouvelle a circulé rapidement. Les riverains interrogés par Le Parisien et Europe 1 ont décrit un choc collectif. Le terme « odieux » revient dans plusieurs témoignages recueillis par ces médias.
L’enquête de la gendarmerie
La gendarmerie a ouvert une enquête pour vandalisme et profanation. Selon Le Figaro - source unique sur ce point - , les enquêteurs mènent une investigation de voisinage : recueil de témoignages, visionnage des images de caméras privées dans les rues avoisinantes. À ce stade, aucune piste n’est privilégiée. Le caractère prémédité du geste est toutefois retenu comme hypothèse de travail par les enquêteurs, toujours selon Le Figaro.
Les auteurs n’ont pas été identifiés. Aucune revendication n’a été rendue publique.
Contexte dans le Rhône
Poleymieux-au-Mont-d’Or est une commune du massif des Monts d’Or, à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de Lyon. Ses 1 394 habitants (INSEE 2022, +6 % par rapport à 2017) en font l’un des plus petits villages du département. Le tissu local est résidentiel, sans activité industrielle notable.
Selon une source de LyonMag, aucun précédent récent de vandalisme similaire sur des statues religieuses n’a été rapporté dans le Rhône entre 2020 et 2026. Des actes isolés ont eu lieu ailleurs en France - des statues et stèles ont également été vandalisées à l’étranger ces dernières années - , mais ce type d’événement reste peu fréquent à l’échelle du département. L’affaire a dépassé le cadre local : Le Progrès, France 3, Le Figaro, Europe 1 et CNews l’ont couverte en quelques heures. Sur X, plusieurs comptes à forte audience ont relayé l’information.
La statue de Notre-Dame des Monts d’Or n’est pas inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. Sa restauration éventuelle relèverait donc d’une initiative communale ou associative, sans aide automatique de l’État au titre du patrimoine protégé. Un rapprochement avec des précédents de gestion du patrimoine catholique local dans l’Ain voisin illustre la sensibilité que peut revêtir ce type de bien dans les communes rurales de la région.
Une restauration possible
Selon France 3 et Le Progrès, des habitants ont spontanément proposé de participer financièrement à la restauration de la statue. Des photos de l’œuvre originale existent, ce qui rendrait techniquement possible une reconstitution. Aucune décision formelle n’a encore été annoncée par la mairie sur ce point.
Le coût d’une telle restauration n’a pas été communiqué à ce stade. La mairie n’a pas encore détaillé les démarches envisagées.
La gendarmerie poursuit ses investigations. La mairie devrait se prononcer sur les modalités d’une éventuelle restauration une fois l’enquête avancée.
Sources
- Le Progrès : La statue de la Vierge de Notre-Dame des Monts d'or décapitée : « C'est épouvantable »
- France 3 Auvergne-Rhône-Alpes : "C'est un choc pour tout le village" : la statue de la vierge des Monts d'Or a été décapitée
- Le Figaro : Une statue de la vierge décapitée à coups de masse près de Lyon
- Europe 1 : «Un acte odieux» : près de Lyon, une statue de la Vierge de Notre-Dame des Monts d'or décapitée