Montauban : le préfet Cauwel inaugure la rénovation du carré militaire

320 000 € investis pour rendre dignité aux 473 sépultures de soldats morts pour la France, dont 306 de la Grande Guerre

Montauban : le préfet Cauwel inaugure la rénovation du carré militaire
Illustration Jérôme Barthas / info.fr

Le préfet Sébastien Cauwel a inauguré le 5 juin 2026 la rénovation du carré militaire du cimetière urbain de Montauban. Deux ans de travaux, 320 000 €, 473 sépultures restaurées. Un chantier mené conjointement par la Ville et l'ONaCVG.

L’essentiel

  • 473 sépultures : dont 306 soldats de la Première Guerre mondiale et 72 de la Seconde, rénovées après deux ans de travaux.
  • 320 000 € : budget total financé conjointement par la Ville de Montauban et l’ONaCVG.
  • 5 juin 2026, 10h : inauguration officielle par le préfet Sébastien Cauwel au cimetière urbain de Montauban.
  • Partenariat : État (ONaCVG, ministère des Armées) et Ville de Montauban.

Une inauguration à la veille du 6 juin

Le timing n’était pas anodin. Le préfet Sébastien Cauwel a inauguré le vendredi 5 juin 2026, à 10 heures, la rénovation du carré militaire du cimetière urbain de Montauban - la veille des commémorations du Débarquement. L’événement s’inscrivait également dans le cadre du Printemps des cimetières, dont 2026 marque la 11e édition, selon l’ONaCVG.

À ses côtés : le maire Didier Lallemand, la directrice générale de l’ONaCVG Marie-Christine Verdier-Jouclas, des autorités civiles et militaires du département, ainsi que des jeunes de collèges et lycées locaux. Pour Cauwel, nouveau à ce poste, c’était l’une de ses premières cérémonies officielles en Tarn-et-Garonne. Plus de détails sur l’arrivée du préfet Cauwel dans le département.

473 sépultures, deux guerres, une garnison oubliée

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Le carré militaire de Montauban concentre 473 sépultures. Parmi elles, 306 soldats tombés lors de la Première Guerre mondiale et 72 lors de la Seconde, selon La Dépêche du Midi et Le Petit Journal. Le site abrite aussi les tombes de tirailleurs sénégalais du 16e régiment, en garnison à Montauban dans l’entre-deux-guerres - une présence que le musée de la Résistance de la ville documente.

« Derrière chaque nom gravé, chaque tombe, il y a une histoire, un parcours », rappelle le titre du compte-rendu publié par Le Petit Journal le 7 juin 2026. Marie-Christine Verdier-Jouclas a formulé la même idée lors de la cérémonie : « C’est un lieu de recueillement et de transmission, nous sommes leurs veilleurs et leurs voix à la fois. »

Deux ans de chantier, tertres végétalisés et emblèmes restaurés

Les travaux ont duré deux ans. Le chantier a porté sur la restauration des tertres végétalisés, la remise en état des emblèmes funéraires et la remise à niveau générale des sépultures. La directrice de l’ONaCVG a reconnu la difficulté de l’opération : « Ces travaux nécessaires n’ont pas été faciles, mais les sépultures sont redevenues dignes. »

Le budget total s’élève à 320 000 €, cofinancé par la Ville de Montauban et l’Office national des combattants et des victimes de guerre (ONaCVG), sous tutelle du ministère des Armées.

La transmission aux jeunes, fil conducteur de la cérémonie

La présence d’élèves était explicitement recherchée. Le compte officiel de la préfecture l’a souligné sur X : « Ce carré militaire constitue un véritable livre d’histoire à ciel ouvert, un lieu de recueillement et de transmission. La présence des jeunes lors rappelle l’importance de faire vivre la mémoire combattante. »

Le préfet Cauwel a de son côté déclaré : « Nous nous réunissons aujourd’hui pour inaugurer le carré militaire rénové, un moment important pour notre département. »

Contexte dans le Tarn-et-Garonne

Montauban est la ville la plus peuplée du département, avec 62 945 habitants en 2023 selon l’INSEE. Elle est aussi le siège de la communauté d’agglomération du Grand Montauban. Son patrimoine mémoriel est ancré dans l’histoire militaire : le 16e régiment de tirailleurs sénégalais y était stationné entre les deux guerres, ce qui explique la composition particulière du carré militaire.

Ce chantier de 320 000 € s’ajoute aux efforts de préservation du patrimoine local. Comme d’autres cérémonies républicaines en région, l’inauguration a réuni institutions nationales et acteurs locaux autour d’un devoir de mémoire concret. Le département dispose par ailleurs d’un musée de la Résistance à Montauban qui documente l’histoire du 16e RTS.

La prochaine étape liée à ce site n’a pas été précisée à l’issue de la cérémonie. Le carré militaire est désormais ouvert aux visites dans sa forme rénovée.

Sources

Jérôme Barthas

Jérôme Barthas

Jérôme est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Tarn-et-Garonne (82), avec Montauban pour chef-lieu. Spécialité du département : AOP chasselas Moissac et patrimoine roman. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Occitanie.

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