Montdidier : la sous-préfète préside la commémoration du 10 mai
Adeline Kergourlay-Dugast a présidé la Journée nationale des mémoires de la traite et de l'esclavage à Montdidier, en présence d'autorités et d'associations.
La sous-préfète de Montdidier, Adeline Kergourlay-Dugast, a présidé ce dimanche 10 mai 2026 la cérémonie de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions. Autorités locales, associations et porte-drapeaux étaient réunis pour l'occasion.
La sous-préfète de Montdidier, Adeline Kergourlay-Dugast, a présidé ce dimanche 10 mai 2026 la cérémonie de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions. Autorités locales, associations et porte-drapeaux étaient réunis pour l’occasion.
L’essentiel
- Date : Cérémonie tenue le 10 mai 2026 à Montdidier (Somme, environ 5 850 habitants).
- Présidence : Adeline Kergourlay-Dugast, sous-préfète de Montdidier, selon le compte officiel de la préfecture de la Somme.
- 25e anniversaire : La commémoration marque le quart de siècle de la loi Taubira de 2001, qui reconnaît la traite négrière et l’esclavage comme crimes contre l’humanité.
- Cadre légal : La Journée nationale du 10 mai est fixée par décret n°2006-388 depuis 2006.
Une cérémonie au format protocolaire
Selon la préfecture de la Somme, qui a relayé l’événement sur X, la cérémonie s’est déroulée en présence des autorités locales, des associations et des porte-drapeaux. Des photos officielles attestent de la tenue de la commémoration. Le détail du programme - lecture de discours, dépôt de gerbes, hommage aux abolitionnistes - suit le protocole national défini par la Fondation pour la mémoire de l’esclavage.
À l’échelle nationale, la journée commémore les victimes de la traite transatlantique, qui a concerné environ 12 millions de déportés africains sur quatre siècles, principalement au XVIIIe siècle, selon les données des Nations unies. Elle rend hommage aux figures abolitionnistes, au premier rang desquelles Victor Schoelcher.
En Île-de-France, la région a invité des lycéens à célébrer l’anniversaire de la loi Taubira à la maison de Schoelcher :
Contexte dans la Somme
Montdidier est une sous-préfecture de la Somme, avec une population estimée à 5 850 habitants en 2026 selon l’INSEE. La cérémonie du 10 mai y relève de la compétence directe de la sous-préfecture, conformément au protocole national qui confie l’organisation des commémorations départementales aux représentants de l’État. La mairie de Montdidier ne fait pas mention de l’événement sur son site officiel. D’autres cérémonies similaires se tiennent le même jour dans toute la France, comme à Montpellier dans les jardins de l’Hôtel de Ville, à Clermont-Ferrand place de la Victoire ou encore à Bourges, où le préfet du Cher a appelé à combattre l’esclavage moderne.
Une loi vieille de 25 ans
La loi Taubira, adoptée le 10 mai 2001, est la première législation française à qualifier explicitement la traite négrière et l’esclavage de crimes contre l’humanité. Le décret de 2006 a ensuite institué la journée commémorative annuelle. En 2025, des cérémonies similaires avaient eu lieu dans d’autres communes, notamment à Semoy, selon la Fondation pour la mémoire de l’esclavage. Aucune donnée comparative sur les éditions précédentes à Montdidier n’est disponible à ce stade.
Le 11 mai, aucune suite locale n’est annoncée à Montdidier. La prochaine édition est programmée de droit au 10 mai 2027.