Montpellier : plainte pour harcèlement sexuel contre l’ex-candidat Max Muller
L'ancien candidat de Révolution Permanente aux municipales, éducateur à l'APS 34, est visé par une plainte déposée en mai. Il reconnaît des messages « déplacés ».
Une plainte pour harcèlement sexuel a été déposée le 22 mai 2026 contre Max Muller, éducateur à l'APS 34 et ancien candidat de Révolution Permanente aux municipales de Montpellier. La victime dénonce des messages explicites répétés. L'ex-candidat reconnaît avoir envoyé des messages « déplacés et empreints de sexisme ».
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Une plainte pour harcèlement sexuel a été déposée le 22 mai 2026 contre Max Muller, éducateur à l'APS 34 et ex-candidat de Révolution Permanente aux municipales de Montpellier.
- La victime dénonce des messages explicites et répétés envoyés entre octobre-novembre 2024 et août 2025, parfois pendant le temps de travail.
- Max Muller a reconnu avoir envoyé des messages « déplacés et empreints de sexisme », mais ne s'est pas présenté à l'entretien disciplinaire.
- Révolution Permanente a suspendu ses droits militants dès le 20 mars 2026, avant le dépôt de la plainte officielle.
- L'APS 34 a ouvert une procédure disciplinaire après un signalement collectif de plusieurs salariées.
Une salariée de l’Association de prévention spécialisée de l’Hérault (APS 34) a déposé plainte le 22 mai 2026 contre Max Muller pour harcèlement sexuel, selon Le Poing. Max Muller, éducateur au sein de cette structure, était candidat de Révolution Permanente aux élections municipales de 2026 à Montpellier.
La victime dénonce des messages à caractère sexuel envoyés de manière répétée et sans consentement, comme l’a révélé L’Observatoire des violences politiques. Ces messages auraient été adressés pendant le temps de travail, entre octobre-novembre 2024 et en août 2025, selon Le Poing.
Ce que reproche la plaignante
La salariée, dont l’identité est protégée, dénonce des messages explicites envoyés parfois en plein travail. Ces échanges auraient été accompagnés de photos non consenties. La plainte détaille un comportement répété sur plusieurs mois, entre l’automne 2024 et l’été 2025.
L’APS 34 a reçu un signalement collectif de plusieurs salariées concernant ces faits, selon Le Poing. La direction de l’association a alors initié une procédure disciplinaire à l’encontre de Max Muller, comme l’indique L’Observatoire des violences politiques.
Max Muller reconnaît des messages « déplacés »
Max Muller a reconnu publiquement avoir envoyé des messages qualifiés de « déplacés et empreints de sexisme », selon Frontières. Cette reconnaissance partielle n’empêche pas la procédure judiciaire de suivre son cours.
L’ex-candidat ne s’est pas présenté à l’entretien préalable de la procédure disciplinaire, rapporte Le Poing. Il est actuellement en arrêt maladie.
La réaction de Révolution Permanente
Le parti Révolution Permanente a suspendu les droits militants de Max Muller dès le 20 mars 2026, selon L’Observatoire des violences politiques. Cette suspension est intervenue avant le dépôt de la plainte officielle, ce qui suggère que l’organisation avait été alertée en interne.
Le parti n’a pas communiqué davantage sur les motifs précis de cette suspension ni sur d’éventuelles mesures complémentaires.
Une procédure disciplinaire en cours à l’APS 34
L’Association de prévention spécialisée de l’Hérault, qui intervient auprès de jeunes en difficulté dans le département, a ouvert une procédure disciplinaire après le signalement collectif. Cette démarche interne s’ajoute à la plainte pénale déposée par la victime.
L’entretien préalable, auquel Max Muller ne s’est pas présenté, devait permettre à l’employeur d’entendre sa version des faits avant toute décision. L’absence de l’éducateur complique la suite de la procédure interne.
Des affaires similaires ont récemment défrayé la chronique en France, comme l’agression d’une jeune femme à Montpellier ayant conduit à une convocation en justice, ou encore l’interpellation puis la remise en liberté d’un récidiviste du viol à Périgueux, qui avait suscité l’incompréhension.
Contexte dans l’Hérault
L’Hérault compte environ 1,2 million d’habitants. Montpellier, préfecture du département, concentre près de 300 000 habitants. Le département se situe dans le top 10 national pour sa démographie dynamique, porté par l’attractivité de Montpellier et du littoral méditerranéen.
Les structures sociales comme l’APS 34 jouent un rôle majeur dans l’accompagnement des publics fragiles, notamment dans les quartiers prioritaires de la métropole montpelliéraine. Le signalement collectif au sein de cette association révèle des tensions internes et pose la question du climat de travail dans ces structures d’intérêt général.
L’Observatoire des violences politiques, qui suit cette affaire, recense les cas de violences sexistes et sexuelles dans les milieux militants et politiques. Son intervention dans ce dossier souligne la dimension publique du parcours de Max Muller, candidat aux municipales quelques mois avant les faits dénoncés.
Suite judiciaire en attente
La plainte déposée en mai 2026 doit encore être instruite. Aucune date d’audition ou de mise en examen n’a été communiquée à ce stade. La procédure disciplinaire interne à l’APS 34 pourrait aboutir avant la décision judiciaire.
Max Muller reste présumé innocent tant qu’aucune condamnation définitive n’est prononcée. L’issue de cette affaire dépendra des éléments apportés par l’enquête et de l’instruction du dossier par le parquet de Montpellier.