Périgueux : un récidiviste du viol interpellé puis remis en liberté
Suspecté d'une tentative de viol sur une lycéenne, un homme déjà condamné en 2022 a été laissé libre sous contrôle judiciaire malgré les réquisitions du parquet.
Un homme de 24 ans, déjà condamné pour viol en 2022, a été interpellé le 18 juillet 2026 à Périgueux après un mois de recherches. Mis en examen pour tentative de viol sur une mineure, il a été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Le parquet a fait appel.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Un homme de 24 ans, déjà condamné pour viol en 2022, a été interpellé le 18 juillet 2026 à Périgueux après un mois de recherches.
- Il est mis en examen le 20 juillet pour tentative de viol sur une lycéenne commise mi-juin rue Combe-des-Dames.
- Remis en liberté sous contrôle judiciaire malgré les réquisitions du parquet, qui a fait appel le 21 juillet.
- L'interpellation a mobilisé la gendarmerie locale et le PSIG de Périgueux.
- Le contrôle judiciaire impose au suspect un pointage hebdomadaire au commissariat.
L’interpellation d’un multirécidiviste à Périgueux relance le débat sur la gestion des délinquants sexuels. Un homme de 24 ans, déjà condamné pour viol en 2022, a été appréhendé le 18 juillet 2026 par la gendarmerie après un mois de traque. Suspecté d’une tentative de viol sur une lycéenne mi-juin, il a été remis en liberté deux jours plus tard malgré les réquisitions du ministère public.
Un mois de recherches après les faits
Les faits remontent à mi-juin 2026. Une lycéenne est victime d’une tentative d’agression sexuelle rue Combe-des-Dames, à la limite entre Périgueux et Champcevinel. Selon Police & Réalités, le suspect s’est introduit par une fenêtre avant de fuir. La gendarmerie locale, appuyée par le peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) de Périgueux, lance alors des recherches.
L’homme est interpellé le 18 juillet 2026. Présenté au parquet, il est mis en examen le 20 juillet pour tentative de viol sur mineure. Le procureur de la République de Périgueux, Jacques-Édouard Andrault, requiert son placement en détention provisoire compte tenu de ses antécédents.
Remis en liberté malgré une condamnation antérieure
Le juge des libertés et de la détention (JLD) rejette les réquisitions du parquet lors d’une audience à huis clos. Le mis en cause, représenté par Me Célia Borel du barreau de Périgueux, est placé sous contrôle judiciaire. Cette mesure lui impose un pointage hebdomadaire au commissariat de Périgueux, selon Police & Réalités.
La décision interroge. L’homme avait déjà été condamné pour viol en 2022 et purgé plusieurs années de prison. Sa remise en liberté, alors qu’il est soupçonné d’une nouvelle agression sur une mineure, suscite une vive inquiétude localement.
Le procureur Andrault a immédiatement fait appel de la décision du JLD le 21 juillet 2026, selon bordeaux7.com. L’appel suspend provisoirement la remise en liberté dans l’attente d’un nouvel examen par la chambre de l’instruction.
Des faits graves dans un secteur résidentiel
La rue Combe-des-Dames, où s’est déroulée la tentative, est un axe résidentiel à la frontière de deux communes. L’intrusion par effraction aggrave la qualification des faits. La victime, lycéenne, bénéficie de l’anonymat garanti par la loi française pour les victimes d’infractions sexuelles.
Les forces de l’ordre ont mené l’enquête pendant un mois avant de localiser le suspect. L’interpellation a mobilisé plusieurs unités de la gendarmerie départementale et le PSIG, unité spécialisée dans les interventions sensibles.
Contexte en Dordogne
La Dordogne compte environ 421 000 habitants. Périgueux, préfecture du département, rassemble près de 29 000 habitants dans son centre-ville. Le département connaît une hausse des violences sexuelles signalées ces dernières années, tendance nationale observée par le ministère de l’Intérieur.
Les faits divers à caractère sexuel suscitent régulièrement l’émotion en Dordogne. En juillet 2026, le temple maçonnique de Périgueux a été vandalisé, signe d’un climat de tensions locales. Par ailleurs, un incendie criminel a détruit une palombière à Douzillac, illustrant une délinquance variée sur le territoire.
Quelle suite pour le dossier ?
L’appel du parquet sera examiné dans les prochaines semaines par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Bordeaux. Si elle confirme la remise en liberté, le suspect restera sous contrôle judiciaire jusqu’au procès. Si elle l’infirme, il sera incarcéré en détention provisoire.
Le débat sur la gestion des récidivistes sexuels reste vif en France. Les associations de victimes réclament régulièrement un durcissement des mesures de suivi et de placement en détention pour les auteurs présentant un risque de réitération. Le dossier périgourdain illustre la tension entre présomption d’innocence et protection de la population.
Le procès du mis en cause devrait se tenir dans plusieurs mois devant le tribunal correctionnel ou la cour d’assises, selon la qualification définitive retenue par l’instruction.