Monts : la maire dénonce une fermeture de classe en dernière minute près de Tours
La suppression d’un poste à l’école élémentaire Joseph Daumain, annoncée le 26 juin, provoque une mobilisation des élus et des parents d’élèves.
La maire de Monts, Catherine Gay, conteste la décision soudaine de l’Éducation nationale de fermer une classe à l’école élémentaire Joseph Daumain. Une mobilisation a eu lieu ce lundi 29 juin devant l’établissement pour demander le maintien du poste.
L’essentiel
- Fait 1 : Le directeur académique de l’Indre-et-Loire a annoncé le 26 janvier 2026 la suppression de postes d’enseignants dans le département, dont à l’école élémentaire Joseph Daumain de Monts.
- Fait 2 : La maire Catherine Gay a publié une déclaration officielle le 29 juin pour contester cette fermeture, jugée tardive et brutale.
- Fait 3 : Parents d’élèves et élus se sont rassemblés devant l’école le 29 juin à 8 heures pour protester.
- Fait 4 : Une pétition en ligne a été lancée par les familles pour réclamer l’annulation de la décision.
À quelques jours des vacances scolaires, l’annonce de la fermeture d’une classe à l’école élémentaire Joseph Daumain de Monts a déclenché une vague de contestation. La maire Catherine Gay a pris la parole lundi 29 juin pour dénoncer une décision qu’elle qualifie de « soudaine et incompréhensible ».
Ce qui s’est passé
Le vendredi 26 juin, Pierre-Alain Chiffre, directeur académique des services de l’Éducation nationale (DASEN) d’Indre-et-Loire, a notifié à la mairie la suppression d’un poste d’enseignant. Cette décision, intervenue après la tenue du Conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN), a pris de court l’équipe municipale. Selon la déclaration de la maire publiée sur le site de la ville, « aucune information préalable n’avait été communiquée ».
La réaction de la maire et des parents
Dès le lundi 29 juin au matin, Catherine Gay s’est rendue devant l’école Joseph Daumain, accompagnée de plusieurs adjoints, pour rencontrer les parents d’élèves déjà mobilisés. Dans sa déclaration, l’élue affirme avoir sollicité un entretien d’urgence auprès du DASEN pour exiger le maintien du poste. « Nous ne pouvons accepter que les conditions d’apprentissage de nos enfants se dégradent encore », écrit-elle.
Les familles, de leur côté, ont lancé une pétition en ligne qui circule sur les réseaux sociaux. Plusieurs centaines de signatures avaient déjà été recueillies en fin de journée. Les signataires dénoncent une surcharge annoncée des effectifs par classe, préjudiciable notamment aux enfants nécessitant un accompagnement spécifique.
Conséquences et craintes
La fermeture de cette classe porterait le nombre d’élèves par division au-dessus des seuils recommandés, selon les opposants. La municipalité craint une dégradation des conditions de travail des enseignants et de la qualité de l’enseignement. Catherine Gay rappelle que l’école Joseph Daumain accueille déjà des enfants en situation de handicap et que « chaque poste compte ».
Cette mobilisation intervient après une première alerte en avril dernier. Le conseil municipal avait en effet voté le 7 avril 2026 une motion contre une menace de fermeture à l’école maternelle Beaumer, également située à Monts. La situation semble se répéter, accentuant le sentiment d’abandon chez les élus locaux.
Contexte dans l’Indre-et-Loire
Monts, commune de 8 200 habitants située au sud de Tours, n’est pas un cas isolé dans le département. Plusieurs communes d’Indre-et-Loire ont connu des fermetures de classes ces dernières années, suscitant des mobilisations régulières. La question des effectifs scolaires reste un sujet sensible dans un territoire où la démographie scolaire fluctue. Selon les données de l’Éducation nationale, le département a perdu près de 300 élèves dans le premier degré en cinq ans, entraînant des réajustements de carte scolaire souvent contestés.
Prochaine étape : une audience demandée
Catherine Gay espère obtenir un rendez-vous rapide avec le directeur académique avant la fin de la semaine. La pétition en ligne continue de recueillir des soutiens, et les parents d’élèves promettent de nouvelles actions si la décision n’est pas reconsidérée. L’avenir de la classe fermée se jouera dans les prochains jours, alors que les vacances d’été approchent.