Moselle : 14 interdictions de paraître sur des points de deal prononcées par le préfet

Le préfet Pascal Bolot a utilisé les nouveaux outils de la loi du 13 juin 2025 pour éloigner les trafiquants de leurs points de vente.

Moselle : 14 interdictions de paraître sur des points de deal prononcées par le préfet
Illustration Pauline Schmitt / info.fr

Le préfet de la Moselle, Pascal Bolot, a prononcé 14 interdictions administratives de paraître sur des points de deal depuis août 2025, dont 10 depuis le début de l'année 2026. Une fermeture de commerce s'y ajoute. Ces mesures s'appuient sur la loi du 13 juin 2025 contre le narcotrafic.

L’essentiel

  • 14 interdictions : le préfet Pascal Bolot a prononcé 14 interdictions administratives de paraître sur des points de deal en Moselle depuis août 2025.
  • 10 depuis janvier 2026 : la majorité des mesures ont été prises depuis le début de l’année en cours.
  • 1 fermeture de commerce : un établissement a également fait l’objet d’une fermeture administrative.
  • Loi du 13 juin 2025 : ces outils sont issus de la loi n° 2025-532 visant à sortir la France du piège du narcotrafic, publiée au Journal officiel le 14 juin 2025.
  • 50 000 faits en 2025 : la délinquance enregistrée en Moselle a progressé de 4,5 % l’an dernier, selon le bilan de la préfecture.

Un bilan chiffré communiqué officiellement

La préfecture de la Moselle a publié le bilan sur son compte X officiel mi-juin 2026. Depuis la promulgation de la loi du 13 juin 2025, le préfet Pascal Bolot a prononcé 14 interdictions administratives de paraître sur des points de deal identifiés dans le département, ainsi qu’une fermeture de commerce.

La progression est nette : en février 2026, la préfecture recensait encore 9 interdictions depuis l’entrée en vigueur de la loi. Cinq mesures supplémentaires ont donc été prononcées en l’espace de quelques semaines, portant le total à 14, dont 10 depuis le 1er janvier 2026 selon la préfecture de la Moselle.

Les premiers arrêtés dès l’été 2025

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Le premier arrêté d’interdiction de paraître sur un point de deal en Moselle a été signé par Pascal Bolot le 22 août 2025, soit dix semaines après la promulgation de la loi, selon les données publiées par la préfecture sur son site officiel.

Concrètement, ces arrêtés interdisent à une personne identifiée de se rendre à proximité d’un point de deal précis. La durée maximale est d’un mois. Le non-respect de la mesure est passible de sanctions pénales. Ces décisions sont prises sur le fondement administratif, sans passage préalable par un tribunal.

Ce que permet la loi du 13 juin 2025

La loi n° 2025-532 du 13 juin 2025, publiée au Journal officiel le lendemain, constitue le socle juridique de ces mesures. Elle a élargi les pouvoirs des préfets en matière de lutte contre le narcotrafic, selon Légifrance et Vie-publique.fr.

Parmi les outils introduits : les interdictions administratives de paraître sur des zones de deal, les fermetures temporaires de commerces ou de locaux soupçonnés de servir au blanchiment (jusqu’à six mois, renouvelables), et des facilités en matière d’expulsion locative liée au trafic. La loi a également créé un parquet national anticriminalité organisée. Ces dispositions s’appliquent indépendamment des procédures judiciaires en cours.

Pour un aperçu comparable, la Haute-Loire a de son côté prononcé 29 interdictions de paraître dans le cadre du même dispositif national.

Contexte dans la Moselle

Le département de la Moselle, frontalier du Luxembourg, de l’Allemagne et de la Belgique, est traversé par des flux de circulation importants, ce qui en fait un territoire exposé aux trafics de stupéfiants. En 2025, la délinquance enregistrée y a progressé de 4,5 %, pour atteindre environ 50 000 faits constatés, selon le bilan publié par la préfecture et relayé par Le Républicain Lorrain et Tout Metz. L’usage de stupéfiants figure parmi les infractions en hausse.

La Moselle n’est pas isolée dans ce mouvement. En Meurthe-et-Moselle voisine, 141 trafics ont été démantelés et 34 fermetures administratives prononcées en un an, selon les données du préfet de ce département. Dans le Val-d’Oise, des dizaines d’interdictions similaires ont également été signalées depuis juin 2025.

Un dispositif qui s’accélère

La cadence s’est accélérée depuis janvier 2026. Sur les 14 interdictions totales, 10 ont été prononcées en moins de six mois. Ce rythme contraste avec la phase initiale : entre août et fin 2025, seules 4 mesures avaient été prises.

La fermeture de commerce s’inscrit dans le volet « lutte contre le blanchiment » de la loi. La préfecture n’a pas précisé le secteur d’activité ni la localisation exacte de l’établissement concerné dans ses communications publiques.

Ces outils administratifs viennent en complément des procédures judiciaires menées par les services de police et de gendarmerie. Ils permettent d’agir plus rapidement, sans attendre une condamnation définitive. La justice mosellane reste par ailleurs active sur d’autres dossiers de délinquance dans le département.

La préfecture de la Moselle n’a pas indiqué si de nouvelles mesures étaient en préparation, ni communiqué de bilan territorialisé par commune ou arrondissement.

Pauline
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Sources

Pauline Schmitt

Pauline Schmitt

Pauline est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Moselle (57), avec Metz pour chef-lieu. Spécialité du département : Pompidou-Metz et frontaliers (1er département frontalier de France). Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Grand Est.

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