Moselle : brûler ses déchets verts reste interdit, rappelle le préfet

Une amende de 750 € menace les contrevenants, alors que chaque Français produit 160 kg de déchets verts par an.

Moselle : brûler ses déchets verts reste interdit, rappelle le préfet
Illustration Pauline Schmitt / info.fr

Le préfet de Moselle a relancé sa campagne de sensibilisation le 22 avril 2026 contre le brûlage des déchets verts à l'air libre. L'interdiction, en vigueur depuis 2014, est passible d'une amende de 750 €. Compost, paillage et déchetteries restent les seules alternatives légales.

Chaque printemps, le même rappel revient. Le préfet de Moselle a publié le 22 avril sur X un message officiel rappelant l’interdiction du brûlage des biodéchets verts à l’air libre. Feuilles mortes, branchages, gazon tondu : selon la préfecture, chaque Français en produit 160 kg par an. Brûler ces déchets dans son jardin expose à une amende forfaitaire de 750 euros. Les incinérateurs de jardin sont, eux, prohibés depuis 2020.

Une interdiction qui date de 2014

L’arrêté préfectoral encadrant cette pratique remonte à 2014, confirmé ensuite par un arrêté n°48 du 22 juillet 2016, selon le site de la préfecture de la Moselle. Les raisons sont connues : fumées toxiques, risques d’incendie, odeurs et pollution atmosphérique, aggravés quand des plastiques ou du bois traité se mêlent aux végétaux. Maires, police municipale et gendarmerie sont habilités à constater les infractions. Pour toute question sur la réglementation, la DDT de Moselle est joignable au 03 87 34 33 91.

Que faire de ses déchets verts ?

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La préfecture recommande quatre alternatives : le paillage, le compostage (bénéfique pour la structure du sol), le mulching (broyage sur place) et le dépôt en déchetterie. Des solutions que la communication des préfectures tend à systématiser lors des pics saisonniers, comme d’autres alertes locales relayées en ce moment dans le Grand Est. Le Républicain Lorrain avait déjà couvert ce sujet en 2021, soulignant que malgré les années, les incinérations sauvages persistent dans certaines communes rurales de Moselle.

Sources

Pauline Schmitt

Pauline Schmitt

Basée à Metz, elle traite la sidérurgie, les tensions sur l'emploi, les débats sur la frontière luxembourgeoise et les chantiers du centre Pompidou. Issue du CFJ, elle a commencé en agence. Méthode rigoureuse : interroger les sidérurgistes, les frontaliers, les élus, croiser les bilans d'ArcelorMittal avant de publier.

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