Motion de censure écologiste rejetée après la canicule : 132 voix
Le gouvernement de Sébastien Lecornu a résisté sans difficulté à une motion de censure axée sur l'inaction climatique face à la canicule de juin.
L'Assemblée nationale a rejeté lundi 6 juillet 2026 la motion de censure déposée par les députés écologistes contre le gouvernement Lecornu. Le texte, qui dénonçait l'inaction climatique face à la canicule, n'a recueilli que 132 voix sur les 289 nécessaires.
L’essentiel
- Vote : la motion de censure a été rejetée le lundi 6 juillet 2026 par l’Assemblée nationale.
- Score : 132 voix seulement, loin des 289 requises pour renverser le gouvernement.
- Origine : texte déposé par le groupe Écologiste et social, soutenu par La France insoumise.
- Gauche divisée : 20 députés socialistes sur 68 ont voté la censure.
- RN : le groupe de Marine Le Pen a refusé de voter le texte.
La scène s’est jouée lundi dans l’hémicycle du Palais Bourbon. Déposée par le groupe Écologiste et social avec le soutien de La France insoumise, la motion de censure visait le gouvernement de Sébastien Lecornu, accusé d’inaction face aux fortes canicules qui ont frappé le pays en juin. Le texte n’a recueilli que 132 voix, très loin des 289 nécessaires pour faire tomber l’exécutif, selon les décomptes de LCP.
Un rejet largement anticipé
À la tribune, la députée écologiste Marie-Charlotte Garin a porté le texte, accusant le gouvernement d’être responsable des conséquences sanitaires de la chaleur, rapporte LCP. Mais l’arithmétique parlementaire ne laissait guère de doute sur l’issue du vote, l’opposition ne disposant pas d’une majorité absolue à l’Assemblée nationale.
Une gauche loin d’être unanime
Le scrutin a surtout révélé les fractures internes à la gauche. Sur les 68 députés socialistes, seuls 20 ont voté en faveur de la censure, selon LCP. Le Rassemblement national, par la voix de Sébastien Chenu, a lui aussi refusé de soutenir le texte, jugeant l’initiative écologiste inutile tout en maintenant ses propres critiques envers le gouvernement.
La réplique de Sébastien Lecornu
Le Premier ministre a profité du débat pour défendre le bilan climatique de l’exécutif, affirmant que le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre avait été multiplié par cinq depuis 2017, selon LCP. Le gouvernement a également mis en avant, via Info.gouv.fr, des mesures d’adaptation comme le dispositif de leasing social. Sébastien Lecornu a par ailleurs accusé l’opposition d’instrumentaliser politiquement les victimes de la canicule, selon Le Club des Juristes.
Contexte parlementaire
Ce nouvel épisode illustre la difficulté structurelle pour l’opposition de renverser le gouvernement dans une Assemblée nationale fragmentée, où aucun bloc ne dispose de majorité absolue. Le seuil des 289 voix reste, motion après motion, hors de portée tant que la gauche elle-même ne parvient pas à voter unanimement ses propres textes.
La question climatique, elle, continue d’alimenter les débats à l’Assemblée, sur fond de canicules à répétition ces derniers étés.