Nanterre : le préfet Brugère lance des réunions d’urgence pour l’emploi des jeunes
Face à une hausse de 22 % du chômage des jeunes en un an dans le 92, la préfecture réunit entreprises et acteurs publics par bassins d'emplois
Le préfet des Hauts-de-Seine Alexandre Brugère a réuni le 3 juin 2026 à Nanterre chefs d'entreprises, CCI 92, CPME 92 et partenaires publics pour coordonner l'insertion professionnelle des jeunes. Le chômage des moins de 25 ans a progressé de 22 % en un an dans le département. D'autres réunions sont prévues dans les prochains bassins d'emplois.
L’essentiel
- + 22 % : hausse du chômage des jeunes dans les Hauts-de-Seine en un an, selon l’invitation officielle relayée par la CCI 92 et la CPME 92.
- 3 juin 2026 : première réunion d’urgence tenue à la Préfecture de Nanterre (167-177 avenue Joliot-Curie), avec clubs patronaux et chefs d’entreprises.
- Acteurs mobilisés : France Travail, CCI 92, CPME 92, Conseil départemental des Hauts-de-Seine, collectivités de Suresnes, Clichy, Courbevoie, EPT POLD, GPSO, Vallée Sud.
- Prochaines étapes : réunions identiques prévues dans les autres bassins d’emplois du département, sans dates précises communiquées à ce stade.
Une première réunion le 3 juin à la préfecture de Nanterre
Le mardi 3 juin 2026, à partir de 17h45, la Préfecture des Hauts-de-Seine accueillait sa première réunion d’urgence sur l’emploi des jeunes. Autour du préfet Alexandre Brugère : des représentants de clubs patronaux, des chefs d’entreprises du département, France Travail, la CCI 92, la CPME 92 et plusieurs collectivités locales. Le format est volontairement resserré - une réunion de travail, pas une grand-messe.
Le préfet a annoncé la tenue de séances similaires dans chaque bassin d’emplois du 92. Nanterre ouvre le cycle. Les dates des prochaines sessions n’ont pas été communiquées par la préfecture.
Le chiffre qui a déclenché l’alerte : + 22 % en un an
C’est la donnée mise en avant dans l’invitation officielle diffusée par la préfecture et relayée par la CCI 92 et la CPME 92 : le chômage des jeunes a augmenté de 22 % dans les Hauts-de-Seine sur un an. Ce chiffre, cité comme motif de la convocation d’urgence, n’a pas encore été détaillé par tranche d’âge ou par commune dans les documents publics disponibles.
À l’échelle nationale, l’INSEE relevait un taux de chômage des 15-24 ans à 19,8 % en moyenne sur l’année 2025, avec des hausses marquées en fin d’année. Le 92, département à fort tissu économique, n’échappe pas à cette tendance selon la préfecture.
Qui était autour de la table
La liste des participants reflète une volonté de couvrir les trois sphères - publique, associative, privée - que le préfet souhaite coordonner. Côté institutionnel : France Travail et le Conseil départemental (acteur central du 92). Côté patronal : la CCI 92 et la CPME 92, qui ont toutes deux relayé l’initiative sur leurs canaux. Côté collectivités : les représentants de Suresnes, Clichy, Courbevoie, de l’EPT Paris Ouest La Défense (POLD), du Grand Paris Seine Ouest (GPSO) et de Vallée Sud Grand Paris.
La CPME 92 a publié un appel à mobilisation avant l’événement sur LinkedIn, soulignant l’urgence du sujet pour ses adhérents. La CCI 92 a fait de même sur son site. L’objectif affiché, selon le compte officiel @Prefet92 sur X : « faire avancer ensemble » ces acteurs pour « aider les jeunes à entrer dans le monde professionnel ».
Contexte dans les Hauts-de-Seine
Le 92 est le deuxième département le plus riche de France par habitant, avec une concentration élevée de sièges sociaux et d’entreprises dans le secteur de La Défense. Pourtant, certaines communes du département - Nanterre, Clichy, Gennevilliers - concentrent des poches de chômage structurel chez les jeunes, dans des quartiers classés en politique de la ville.
Alexandre Brugère, nommé préfet des Hauts-de-Seine en novembre 2024 (20e préfet du département, selon le Journal officiel), fait de cette mobilisation un axe visible de son action territoriale. La démarche par bassins d’emplois - et non par commune - signale une approche intercommunale, cohérente avec la géographie économique du département.
À titre de comparaison, d’autres préfectures d’Île-de-France ont mis en place des dispositifs similaires. En Seine-Saint-Denis, les contrôles anti-fraude au travail dissimulé participent aussi, indirectement, d’une réponse aux déséquilibres du marché de l’emploi local.
Ce que la réunion a produit - et ce qu’on ne sait pas encore
La préfecture n’a pas publié de compte-rendu détaillé ni de mesures concrètes issues de la réunion du 3 juin à la date de publication de cet article. Le post officiel sur X mentionne la tenue de la réunion et l’intention de reproduire le format dans d’autres bassins, sans préciser d’engagements chiffrés ou de calendrier d’actions.
La CPME 92 et la CCI 92 n’ont pas non plus communiqué sur des décisions prises lors de la séance. Les résultats concrets de ce cycle de réunions restent donc à documenter dans les prochaines semaines.
La prochaine réunion du cycle est attendue dans un autre bassin d’emplois du département - la préfecture n’a pas encore communiqué de date ni de lieu précis.
Sources
- Préfecture des Hauts-de-Seine (@Prefet92) : Annonce officielle du préfet Brugère sur les réunions d'urgence emploi des jeunes
- CPME 92 / CP-SA : Mobilisation pour l'emploi des jeunes – Rendez-vous le 3 juin à la Préfecture des Hauts-de-Seine
- CCI Paris Île-de-France / CCI 92 : Réunion d'urgence de mobilisation face à l'emploi des jeunes – CCI 92
- INSEE : Taux de chômage des 15-24 ans – données trimestrielles 2025-2026