Narcisse Ngoy, seul Français drafté en NBA, choisit Auburn plutôt que les Clippers
Le pivot de 2,14 m, né à Champigny-sur-Marne, a été sélectionné au 57e rang avant d’être échangé aux Clippers. Il renonce à un contrat NBA immédiat pour rejoindre la NCAA.
Seul Français drafté cette année, Narcisse Ngoy a été choisi par Atlanta puis transféré aux Clippers. Mais le MVP de Pro B a annoncé qu'il honorerait son engagement à Auburn, créant un cas rare de draft-and-stash universitaire.
L’essentiel
- Fait 1 : Narcisse Ngoy (22 ans) a été sélectionné en 57e position de la Draft NBA 2026 par les Hawks d’Atlanta, puis immédiatement échangé aux Clippers de Los Angeles.
- Fait 2 : Le pivot français, MVP et meilleur défenseur de Pro B avec Poitiers Basket 86, rejoint l’université d’Auburn (NCAA) pour la saison 2026-2027.
- Fait 3 : Ngoy est le seul joueur tricolore drafté cette année. Son choix ouvre un précédent de draft-and-stash universitaire, les Clippers conservant ses droits NBA.
Narcisse Ngoy, né le 13 juillet 2004 à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), a vécu une soirée de Draft NBA 2026 à la fois historique et surprenante. Appelé au 57e rang par les Hawks d’Atlanta, il a été échangé dans la foulée aux Clippers de Los Angeles. Mais le pivot de 2,14 m a rapidement douché les attentes : il confirme son départ pour l’université d’Auburn en NCAA, où il portera les couleurs des Tigers dès la saison prochaine.
Un Val-de-Marnais drafté
Narcisse Ngoy est le premier joueur né dans le Val-de-Marne à être drafté en NBA depuis plusieurs années. Formé en France, il a explosé lors de la saison 2025-2026 sous les couleurs de Poitiers Basket 86, en Pro B. Non vérifiées par les sources consultées - lui ont valu les titres de MVP et de meilleur défenseur de la division. Un parcours qui attire l’attention des recruteurs américains, d’autant que son âge (22 ans à la Draft) le rendait automatiquement éligible.
Contexte dans le Val-de-Marne
Le département du Val-de-Marne (94) compte peu de basketteurs draftés en NBA, ce qui rend la sélection de Narcisse Ngoy d’autant plus notable. Si la région parisienne est un vivier traditionnel pour le basket français, Champigny-sur-Marne n’a pas la renommée de créneaux comme la Seine-Saint-Denis. Ngoy rejoint donc une courte liste de talents du 94 ayant franchi l’Atlantique. Son engagement à Auburn renforce aussi la visibilité de la formation hexagonale aux États-Unis. Un autre pivot, Mitchell Robinson, fait aussi l’actualité en NBA en pleine free agency, mais dans un registre bien différent.
Du MVP de Pro B à la NCAA : un choix mûri
Alors que les Clippers espéraient pouvoir le faire venir directement en Californie, Ngoy a officialisé sa décision sur ses réseaux sociaux : il honorera son engagement avec Auburn, signé le 31 mars 2026. Le joueur a évoqué la nécessité de poursuivre son développement dans le cadre universitaire, où il bénéficiera d’un programme physique et tactique réputé, en Conférence SEC. Cette voie permet aussi à Ngoy de toucher un non mentionné dans les sources consultées, une somme sans équivalent immédiat en G League.
Un cas rare de draft-and-stash universitaire
Ce scénario est inédit en NBA : Ngoy conserve son éligibilité NCAA tout en ayant été drafté, car il avait dépassé l’âge de la sélection automatique sans avoir entamé de carrière professionnelle aux États-Unis. Les Clippers, de leur côté, gardent ses droits exclusifs en NBA pendant toute la durée de son cursus à Auburn. Ce mécanisme de draft-and-stash, habituellement réservé aux joueurs européens, s’applique ici à un joueur français qui rejoint l’université américaine. Un précédent qui pourrait inspirer d’autres talents.
Prochaine étape : Auburn Tigers
Narcisse Ngoy rejoindra le campus d’Auburn, en Alabama, dès la rentrée universitaire 2026. Il y portera le maillot des Tigers sous la direction de Bruce Pearl a quitté Auburn en septembre 2025 qui a déjà mené plusieurs joueurs vers la NBA. Dans l’actualité sportive française, Ugo Humbert a également brillé ce week-end en tennis, mais pour Ngoy, le chemin est encore long. Il devra confirmer son potentiel face à la concurrence de la SEC pour espérer un jour porter le maillot des Clippers.