NBA : Adam Silver promet que le tanking ne reviendra pas grâce à la réforme ‘3-2-1’
Face à une Draft 2026 exceptionnelle et des dérives sanctionnées, la NBA adopte une loterie inédite pour favoriser le mérite sportif dès la saison prochaine.
Le commissaire de la NBA a annoncé une refonte totale du système de Draft, visant à éradiquer le tanking. La réforme '3-2-1', approuvée en mai, réduit drastiquement les chances des pires équipes et élargit la loterie à 16 formations.
L’essentiel
- Fait 1 : Adam Silver a déclaré en juin 2026 que le tanking ne reviendra plus en NBA, grâce à la réforme de la loterie.
- Fait 2 : La loterie « 3-2-1 » réduit les chances des trois pires équipes d’obtenir le 1er choix de 14 % à 5,4 %.
- Fait 3 : Les franchises classées de la 4e à la 10e place verront leurs chances grimper à 8,1 %.
- Fait 4 : La NBA a infligé 500 000 $ d’amende au Jazz et 100 000 $ aux Pacers en février 2026 pour tanking.
Ce qui s’est passé
Le commissaire de la NBA, Adam Silver, a été clair lors de ses déclarations de juin 2026 : le tanking, cette pratique consistant à perdre volontairement pour améliorer ses chances à la Draft, ne refera plus surface dans la ligue. « Nous ne reviendrons jamais en arrière », a-t-il assuré, selon RealGM. Cette prise de position intervient après une saison 2025-2026 marquée par une cuvée de Draft exceptionnelle, où des franchises ont sciemment aligné des effectifs affaiblis pour décrocher le meilleur choix possible.
La Draft 2026, riche en talents comme AJ Dybantsa (sélectionné en première position par les Wizards), a exacerbé les comportements anti-sportifs. Certains fans espéraient même la défaite de leur propre équipe, un phénomène que la NBA veut éradiquer.
La réforme « 3-2-1 » : un changement de paradigme
Approuvée en mai 2026 par le Bureau des gouverneurs, la nouvelle loterie « 3-2-1 » entre en vigueur dès la saison 2026-2027. Concrètement, les trois pires franchises de la ligue ne détiendront plus que 5,4 % de chances d’obtenir le premier choix, contre 14 % auparavant. En parallèle, les équipes classées de la 4e à la 10e place en partant du bas verront leurs chances passer à 8,1 %, selon Sports Illustrated. L’objectif : récompenser davantage la régularité que la médiocrité.
La loterie est également élargie de 14 à 16 équipes, intégrant les franchises éliminées lors du tournoi de barrage (play-in). Une autre règle interdit désormais à une équipe de remporter le premier choix deux années consécutives, empêchant les « tankings pluriannuels ».
Des sanctions qui ont précédé la réforme
Pour montrer sa détermination, la NBA a frappé fort en février 2026. Le Utah Jazz a écopé d’une amende de 500 000 dollars et les Indiana Pacers de 100 000 dollars pour « gestion abusive d’effectif » visant à perdre des matchs, rapportait CBS Sports. Ces pénalités, inédites par leur montant, ont servi d’avertissement avant la réforme structurelle.
Contexte dans le basket français
Si la NBA est une ligue nord-américaine, son influence sur le basket français est considérable. Avec un bureau officiel basé à Paris, la NBA y organise des matchs de présaison et développe des programmes pour les jeunes. La France compte actuellement plusieurs joueurs en NBA (dont Victor Wembanyama, sélectionné en 2023) et la Draft reste un enjeu majeur pour les talents tricolores. La réforme « 3-2-1 » pourrait modifier les stratégies des franchises vis-à-vis des prospects français, en rendant moins rentable le fait de finir en bas du classement. Le basket hexagonal suit donc ce changement avec attention, d’autant que la cuvée 2026 incluait déjà un Français, Player X (non précisé), drafté au second tour.
Prochaine étape
La réforme sera mise en œuvre dès la saison 2026-2027, avec la première loterie « 3-2-1 » à l’issue de la saison régulière. Les franchises devront adapter leur construction d’effectif, avec la promesse d’une compétition plus saine et plus méritocratique.