NBA Europe : les propriétaires des franchises de Paris et Lyon bientôt connus
Mark Tatum, vice-commissaire de la NBA, annonce une désignation des 12 propriétaires retenus d'ici 60 à 90 jours. Paris et Lyon dans la dernière ligne droite.
La NBA Europe franchit un cap décisif. Mark Tatum a confirmé que les propriétaires des 12 franchises permanentes, dont celles de Paris et Lyon, seront désignés d'ici la fin de l'été. Offres finales attendues fin juin.
L’essentiel
- 12 franchises : la NBA Europe prévoit une ligue de 16 équipes dont 12 franchises permanentes, avec Paris et Lyon comme villes françaises ciblées.
- Calendrier : les propriétaires gagnants seront annoncés dans 60 à 90 jours, selon Mark Tatum. Les offres fermes doivent être remises fin juin 2026.
- Montants : les enchères atteignent 500 millions à plus d’un milliard de dollars par franchise, avec une injection NBA de 3 milliards de dollars pour les premières saisons.
- Candidats : l’ASVEL (Tony Parker) candidate à Lyon ; à Paris, Qatar Sports Investments (PSG) et EuroStep Ventures sont en lice.
- Lancement : le championnat doit débuter en octobre 2027, en partenariat avec la FIBA.
L’annonce imminente des propriétaires
Le projet d’expansion de la NBA en Europe accélère. Mark Tatum, vice-commissaire de la ligue nord-américaine, a annoncé que les propriétaires des 12 franchises permanentes de la future NBA Europe seront désignés dans un délai de 60 à 90 jours.
« Nous entrons dans la phase finale de sélection », a-t-il déclaré lors d’un entretien à CNBC, confirmant que les offres d’achat fermes doivent être déposées d’ici la fin du mois de juin 2026. Le championnat, conçu en partenariat avec la FIBA, vise un coup d’envoi en octobre 2027 avec 16 équipes, dont 12 franchises permanentes réparties dans les plus grandes métropoles européennes.
Paris et Lyon dans le viseur des investisseurs
La France est doublement représentée dans la short-list des villes ciblées. Paris et Lyon figurent parmi les douze métropoles retenues par la NBA pour accueillir une franchise permanente, aux côtés de Londres, Berlin, Madrid ou encore Milan.
À Lyon, le club d’ASVEL, présidé par l’ancien meneur NBA Tony Parker, a déjà officialisé sa candidature. « Nous avons soumis une offre formelle », a confirmé le club auprès de l’AFP. Une candidature naturelle pour le champion de France en titre, qui évolue déjà en Euroligue.
Dans la capitale, la bataille s’annonce plus disputée. Deux candidats se sont publiquement déclarés : d’un côté, Qatar Sports Investments, propriétaire du Paris Saint-Germain (football) ; de l’autre, EuroStep Ventures, un fonds d’investissement spécialisé dans le sport. « Plusieurs dossiers solides nous sont parvenus pour chaque ville », a indiqué George Aivazoglou, directeur général de la NBA pour l’Europe et le Moyen-Orient, cité par BasketEurope.
Contexte en France : un marché basket en pleine expansion
La France est le premier marché européen pour la NBA hors du Royaume-Uni en termes d’audience et de ventes de produits dérivés. Le basket hexagonal vit un âge d’or porté par la génération Victor Wembanyama, et l’ASVEL (Lyon) comme le Paris Basketball (actuellement en Euroligue) ont démontré la capacité du pays à structurer des clubs compétitifs.
Avec une population de près de 2,2 millions d’habitants pour Lyon et plus de 10 millions pour l’aire parisienne, les deux métropoles offrent un bassin de fans et de sponsors jugé stratégique par la NBA. Selon Front Office Sports, la ligue a également évalué l’infrastructure existante : l’Arena de la Porte de la Chapelle à Paris (projet en cours) et l’Astroballe de Villeurbanne pourraient servir de bases temporaires avant des enceintes dédiées.
Un business à plusieurs milliards
L’enjeu financier est colossal. Les offres déposées pour ces franchises oscillent entre 500 millions et plus d’un milliard de dollars, selon Reuters. Pour garantir la viabilité du projet, la NBA prévoit d’injecter jusqu’à 3 milliards de dollars dans les premières saisons, afin de compenser les pertes de démarrage et d’assurer une redistribution massive aux équipes dès la première année.
« Les chiffres montrent l’ambition de la NBA de créer une ligue d’élite durable en Europe », analyse George Aivazoglou, cité par l’AFP. Les trois premières saisons devraient être déficitaires, mais le potentiel de croissance - droits TV, sponsoring, merchandising - est estimé à plusieurs milliards d’euros à horizon 2035.
Les prochaines semaines seront décisives. Avec la clôture des offres fin juin et l’annonce des propriétaires dans les 90 jours, la NBA Europe passe de la théorie à la réalité. Paris et Lyon savent désormais qu’elles jouent leur place dans l’élite du continent.