NBA : après 53 ans, les Knicks champions, entre joie des fans français et tensions avec Wembanyama
Le sacre historique de New York face aux Spurs (4-1) met en lumière le parcours des Français Pacôme Dadiet et Mohamed Diawara, tandis que l'attitude de Victor Wembanyama divise.
Les New York Knicks ont mis fin à 53 ans d'attente en remportant les Finales NBA 2026 face aux San Antonio Spurs (4-1). Le MVP Jalen Brunson et deux rookies français sont entrés dans l'histoire, mais la controverse autour de Victor Wembanyama ternit le sacre.
L’essentiel
- Premier titre : Les Knicks ont battu les Spurs 4 victoires à 1, décrochant leur premier championnat NBA depuis 1973, soit 53 ans de disette.
- MVP des Finales : Jalen Brunson a inscrit 45 points lors du match 5 décisif (94-90) le 13 juin 2026.
- Français champions : Le sophomore Pacôme Dadiet et l’ailier Mohamed Diawara ont remporté leur première bague avec New York.
- Audience record : La série a attiré en moyenne 20,6 millions de téléspectateurs, meilleur score depuis 1998.
- Controverse : Victor Wembanyama a quitté le terrain sans serrer les mains après le match 5, suscitant des critiques.
Les New York Knicks sont champions NBA. Pour la première fois depuis 1973, la franchise de la Big Apple a soulevé le trophée Larry O’Brien, dominant les San Antonio Spurs 4 victoires à 1 lors des Finales 2026. Un sacre historique qui résonne particulièrement en France, où deux joueurs tricolores ont décroché leur première bague, tandis que l’attitude de Victor Wembanyama divise les fans.
Un retour au sommet après 53 ans d’attente
Sous la houlette de l’entraîneur Mike Brown, arrivé sur le banc new-yorkais après le limogeage de Tom Thibodeau, les Knicks ont réalisé une campagne des playoffs étincelante. Le match 5, disputé le 13 juin 2026 au Madison Square Garden, a vu Jalen Brunson inscrire 45 points pour offrir la victoire 94-90 à son équipe. Le meneur a logiquement été élu MVP des Finales, comme l’a rapporté Eurohoops. Mais le tournant de la série reste le match 4, où New York a comblé un retard de 29 points pour s’imposer 107-106, le plus grand retour de l’histoire des Finales NBA selon Al Jazeera.
L’émotion était palpable dans les rues de Manhattan lors de la parade du 18 juin, où des milliers de fans ont célébré ce titre tant attendu. Comme le souligne un article de info.fr sur la joie des fans français, la communauté tricolore de New York et de France a vibré pour ce sacre.
Les Français Dadiet et Diawara entrent dans l’histoire
Deux noms français figurent désormais au palmarès NBA : le rookie Pacôme Dadiet et l’ailier Mohamed Diawara, tous deux membres de l’effectif des Knicks. Selon OK! Magazine, ils ont officiellement reçu leur première bague de champion. Leur parcours force le respect, eux qui ont su saisir leur chance dans une rotation dense. Leur présence a renforcé l’intérêt des médias hexagonaux pour ces Finales, chaque panier des deux joueurs étant scruté par les fans de basket français.
Le compte de supporters français @SASpursFr a réagi avec ironie après la défaite des Spurs : « New York vient de gagner un titre pour la première fois depuis 50 ans, c’est un exploit formidable pour la ville mais la seule choses qu’ils ont à la bouche c’est nous presque. » Une pique qui illustre l’animosité persistante entre les deux franchises.
Les fans français partagés entre fierté et amertume
En France, les réactions sont contrastées. D’un côté, la fierté de voir deux tricolores champions NBA, de l’autre une certaine déception pour Victor Wembanyama. Le prodige français des Spurs, âgé de 22 ans, a pourtant réalisé des playoffs exceptionnels : meilleur rebondeur avec 239 prises, élu Défenseur de l’année à l’unanimité selon Info.fr. Mais son geste controversé, regagnant les vestiaires sans serrer la main des Knicks après le match 5, a été critiqué par BasketNews. Certains y voient un manque de fair-play, d’autres comprennent sa déception après une finale perdue.
Lors de la parade des champions le 18 juin, des supporters new-yorkais ont entonné des chants insultants visant Wembanyama, rapportés par Barstool Sports. Une attitude que les fans français regrettent, estimant que le joueur, malgré sa défaite, mérite le respect pour sa saison historique. Le marché des transferts NBA s’annonce d’ailleurs animé, les Spurs cherchant à entourer leur star française de renforts de poids.
Contexte dans le basket français
Si les Knicks sont basés à New York, leur titre a un écho particulier en France, où le basket NBA gagne en popularité chaque année. Avec désormais plusieurs joueurs tricolores en NBA - dont Rudy Gobert, Evan Fournier et les rookies Dadiet et Diawara - la France s’affirme comme un vivier majeur pour la ligue américaine. Les audiences des Finales 2026 en France ont bondi, portées par la présence des deux Frenchies du côté new-yorkais et le parcours de Wembanyama. Le championnat de France de basket (Betclic Élite) suit également cette dynamique, avec des clubs qui attirent de plus en plus de jeunes talents rêvant de NBA.
Une série au sommet de l’audience télé
Les Finales 2026 ont également marqué les esprits par leur audience. Selon Arab News, la série a attiré en moyenne 20,6 millions de téléspectateurs sur ABC et ESPN aux États-Unis, soit la meilleure audience pour des Finales NBA depuis 1998. Un chiffre qui témoigne de l’attrait mondial pour cette opposition entre la plus célèbre franchise américaine et l’équipe de la jeune pépite française. En France, les diffuseurs ont enregistré des pics d’audience records, notamment lors du match 4 et du match 5 décisif.
Le joueur Jose Alvarado, champion avec les Knicks, a résumé l’état d’esprit de l’équipe après le sacre : « Je n’étais même pas censé être ici. » Une phrase qui pourrait s’appliquer à toute cette équipe des Knicks, partie de nulle part pour conquérir la NBA après un demi-siècle d’attente.
Prochaine étape : la free agency 2026 s’annonce bouillante, avec des dossiers chauds comme celui de LeBron James ou Giannis Antetokounmpo. Mais pour l’heure, New York savoure son retour au sommet, et la France célèbre ses deux nouveaux champions.