Netcompany-Ineos quitte le Tour 2026 sans une victoire
La formation britannique termine la Grande Boucle bredouille et se tourne vers 2027
Netcompany-Ineos achève le Tour de France 2026 sans victoire d'étape. Un bilan amer pour la formation qui a dominé le cyclisme mondial pendant une décennie.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Crise de résultats pour l'ex-géant britannique
Aucune victoire d'étape sur le Tour 2026 pour une équipe qui a dominé le cyclisme mondial avec sept Tours de France entre 2012 et 2019. La restructuration sous le nom Netcompany-Ineos n'a pas inversé la tendance.
Reconstruire un collectif compétitif pour 2027
Après le départ de Tom Pidcock en 2024 et une saison marquée par les blessures et la maladie, l'équipe mise sur 2027 pour retrouver son niveau. La direction promet une analyse complète et une refonte du projet sportif.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- Netcompany-Ineos termine le Tour 2026 sans victoire d'étape
- Egan Bernal 20e et Thymen Arensman 22e au classement général
- Deuxième du contre-la-montre par équipes inaugural à Barcelone, puis aucun autre résultat probant
- L'équipe a remporté sept Tours de France entre 2012 et 2019 sous les noms Sky puis Ineos
- John Allert, Team Principal, promet une reconstruction pour rivaliser en 2027
Les coureurs Netcompany-Ineos franchissent la ligne à Nice. Pas de bras levés. Pas d’embrassades. Egan Bernal termine 20e au général - Thymen Arensman 22e. Le Tour 2026 s’achève comme il a commencé: sans victoire britannique.
Au départ de Barcelone, l’équipe avait pourtant montré des jambes. Deuxième du contre-la-montre par équipes inaugural - juste derrière Visma-Lease a Bike. Puis plus rien. Trois semaines à chercher l’ouverture. Trois semaines à subir.
Le plan initial s’est effondré avant même le départ. Oscar Onley - prévu comme leader - était compromis. Kévin Vauquelin - autre carte maîtresse - est arrivé malade [1]. Carlos Rodríguez s’est retrouvé seul pour porter les espoirs de la formation.
« Les jambes n’étaient pas au niveau »
En montagne, Rodríguez lâche prise. Derrière, Tadej Pogačar s’envole vers son cinquième sacre. UAE Team Emirates écrase la course. Ineos regarde passer le train.
« J’ai tout donné, mais les jambes n’étaient pas au niveau espéré pour suivre les meilleurs », lâche Rodríguez après l’arrivée.
Steve Cummings - directeur sportif - affirme ne pas chercher d’excuses. Pourtant, sa déclaration trahit une tentative d’explication. « Nous avons essayé de varier les stratégies pour débloquer la situation, mais nous avons manqué de réussite et parfois d’audace au moment crucial », reconnaît-il. Le discours oscille entre acceptation de la responsabilité et recherche de circonstances atténuantes.
UAE écrase le peloton
Pendant qu’Ineos naviguait à vue, UAE Team Emirates a transformé le Tour en démonstration de force. Pogačar remporte son cinquième maillot jaune avec une avance confortable sur son dauphin. Un collectif au diapason qui place régulièrement plusieurs coureurs aux avant-postes des étapes de montagne.
L’écart est abyssal. Là où Ineos peine à maintenir Bernal dans les vingt premiers, UAE aligne plusieurs coureurs parmi les mieux classés au général. La profondeur d’effectif fait la différence. Et le budget aussi.
Le poids de l’histoire
Née sous le nom de Team Sky en 2010 - l’équipe a dominé le cyclisme mondial pendant une décennie: sept Tours de France entre 2012 et 2019. Froome, Thomas, Bernal. Des noms gravés au panthéon. Aujourd’hui, Geraint Thomas n’est plus coureur. Il est directeur de course. Et il observe, impuissant, le naufrage.
La restructuration sous le nom Netcompany-Ineos après le départ de Tom Pidcock en 2024 n’a rien changé. L’équipe qui imposait sa loi dans les Alpes subit désormais celle des autres.
Reconstruire pour 2027
John Allert - Team Principal de Netcompany-Ineos [1], ne cache pas sa frustration. « Nous ne pouvons pas nous satisfaire de ce bilan. Ineos est une équipe construite pour gagner, et nous avons manqué de tranchant dans les moments décisifs. Il est temps d’analyser nos erreurs et de reconstruire un projet capable de rivaliser avec les meilleures écuries du monde en 2027. »
2027. La direction regarde déjà vers l’année prochaine. Le problème, c’est que tous les grands perdants du Tour disent la même chose à Nice. Et que les dominateurs d’aujourd’hui ne s’arrêteront pas d’un coup.
Dans le bus Netcompany-Ineos, on range les bidons. On plie les maillots. On ne dit pas grand-chose. Dehors, Pogačar soulève son cinquième trophée. Les Britanniques montent dans le bus. Direction l’hôtel. Puis l’aéroport. Le Tour est fini.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (1)
fr.wikipedia.org ↗ ↩