Neufchâteau : le maire Simon Leclerc sollicite la protection fonctionnelle après outrage
Le maire de Neufchâteau Simon Leclerc a sollicité la protection juridictionnelle après avoir été victime d'outrages lors du conseil municipal du 22 juin. Une comparution comme partie civile est prévue.
Visé par des outrages lors du conseil municipal de lundi, Simon Leclerc, maire de Neufchâteau (Vosges), a demandé l'octroi de la protection juridictionnelle. Cette procédure lui permettra d'ester en justice en tant que représentant de l'État. Il doit comparaître comme partie civile devant le tribunal d'Épinal.
L’essentiel
- Fait 1 : Le maire Simon Leclerc a sollicité la protection juridictionnelle lors du conseil municipal du lundi 22 juin 2026.
- Fait 2 : Cette demande fait suite à des outrages visant le maire, une personne dépositaire de l’autorité publique.
- Fait 3 : Simon Leclerc doit comparaître comme partie civile devant le tribunal judiciaire d’Épinal.
- Fait 4 : Le maire avait déjà porté plainte pour diffamation en ligne en 2025.
Ce qui s’est passé
Lors de la séance du conseil municipal de Neufchâteau lundi 22 juin, le maire Simon Leclerc a annoncé avoir sollicité l’octroi de la protection juridictionnelle. Selon Vosges Matin, cette demande fait suite à des faits d’outrage à personne dépositaire de l’autorité publique commis à son encontre. Le tweet du journal local confirme : « Lors des communications de décisions ce lundi soir en conseil municipal, le maire de Neufchâteau a sollicité la protection juridictionnelle. »
Le maire, réélu pour un quatrième mandat en mars 2026, a expliqué que cet incident s’ajoute à un climat de tensions politiques locales. Les débats sur des dossiers sensibles, comme la maison de santé, ont récemment polarisé les échanges au sein du conseil municipal et communautaire.
La protection fonctionnelle : un outil renforcé
La protection juridictionnelle, également appelée protection fonctionnelle, permet à un élu de bénéficier de l’assistance juridique de la commune pour agir en justice en tant que représentant de l’État. La loi du 21 mars 2024 a renforcé ce dispositif face à la recrudescence des violences et outrages envers les élus locaux. Simon Leclerc pourra ainsi se constituer partie civile dans le cadre de la procédure pénale ouverte pour outrage.
Contexte dans les Vosges
Neufchâteau, sous-préfecture vosgienne d’environ 6 580 habitants, a fusionné avec la commune voisine de Rollainville en janvier 2025. Simon Leclerc, élu maire de cette commune nouvelle, préside également la communauté de communes de l’Ouest vosgien depuis avant avril 2026. Dans un département où les tensions politiques locales ne sont pas rares, cet épisode illustre les difficultés croissantes rencontrées par les édiles. Alors que le département voisin du Territoire de Belfort fait face à une pression hospitalière liée à la canicule (lire notre article), la situation à Neufchâteau rappelle que les élus doivent aussi composer avec des incivilités. Plus tôt dans l’année, un fait divers à Châtellerault avait mis en lumière la vulnérabilité des citoyens (lire ici).
Un précédent en 2025
Ce n’est pas la première fois que Simon Leclerc doit faire face à des outrages. En 2025, il avait déjà porté plainte pour diffamation après des propos tenus sur les réseaux sociaux. Cette nouvelle affaire confirme un climat de tensions récurrent autour de la gouvernance locale.
Prochaine étape : le tribunal d’Épinal
Simon Leclerc doit comparaître en tant que partie civile devant le tribunal judiciaire d’Épinal. La date d’audience n’a pas encore été communiquée. La ville de Neufchâteau, via sa protection juridictionnelle, prendra en charge les frais de justice liés à cette procédure.