Nevers : un homme jugé pour bagarre alcoolisée et crachats sanglants sur des gendarmes
Un Berrichon de 34 ans a comparu le 24 avril devant le tribunal correctionnel de Nevers pour violences et outrages multiples envers cinq gendarmes.
Un homme de 34 ans originaire du Berry a été jugé le 24 avril 2026 devant le tribunal correctionnel de Nevers. Les faits remontent à une soirée familiale qui a dégénéré en bagarre, suivie de crachats de sang sur cinq gendarmes lors de l'interpellation.
Un homme de 34 ans originaire du Berry a comparu le 24 avril 2026 devant le tribunal correctionnel de Nevers. Il répondait de violences, d’outrages à agents et de participation à une bagarre lors d’une soirée privée alcoolisée. L’affaire, qualifiée de « procès aux cinq sens » par le Journal du Centre, a mobilisé plusieurs gendarmes nivernais.
L’essentiel
- Date d’audience : 24 avril 2026, tribunal correctionnel de Nevers
- Accusé : homme de 34 ans, originaire du Berry
- Cinq gendarmes atteints : crachats de sang et de salive au visage, dépistages médicaux nécessaires
- Armes en cause : couteau de 30 cm brandi par un tiers, bris de verre utilisés comme arme par l’accusé
- Neutralisation : taser utilisé par les gendarmes lors de l’interpellation
Une soirée familiale qui tourne au chaos
Selon le Journal du Centre, l’accusé était présent à cette soirée familiale en tant que « copain d’un cousin ». Sous l’emprise de l’alcool, il se montre insistant, voire tactile, envers les femmes présentes. La situation dégénère rapidement : le père de l’hôte intervient, un couteau de 30 cm à la main.
Expulsé de la soirée, l’homme ne quitte pas les lieux calmement. Selon la même source, il casse une porte vitrée et brandit des éclats de verre comme armes. Les gendarmes sont appelés.
Interpellation au taser, crachats au visage
À l’arrivée des forces de l’ordre, l’accusé s’avance de manière menaçante. Les gendarmes déploient un taser pour le neutraliser. C’est lors de cette phase d’interpellation qu’il crache un mélange de sang et de salive au visage de cinq d’entre eux. Les agents ont dû se soumettre à des dépistages médicaux en conséquence.
Les charges retenues incluent violences et outrages à agents. Le Journal du Centre décrit l’audience comme un « procès aux cinq sens », formule reprise sur le compte X du média :
Contexte dans la Nièvre
La Nièvre est l’un des départements les moins peuplés de Bourgogne-Franche-Comté, avec environ 200 000 habitants. Nevers, préfecture, concentre les principaux services judiciaires du département, dont le tribunal correctionnel qui a tenu cette audience. Aucune statistique spécifique sur les outrages à agents dans la Nièvre n’est disponible publiquement pour 2025. Au niveau national, le ministère de l’Intérieur a enregistré 3 900 infractions pour outrage sexiste ou sexuel en 2025, soit une hausse de 17 % par rapport à 2024. Ce chiffre concerne les outrages à caractère sexuel et ne recoupe pas directement les outrages à agents, mais illustre une tendance à la judiciarisation de faits longtemps non poursuivis. Pour les affaires de faits divers impliquant des interventions de gendarmerie dans le département, les forces de l’ordre sont régulièrement sollicitées sur des incidents de proximité dans la région Centre.
Le verdict, non communiqué à ce stade
La décision du tribunal correctionnel de Nevers à l’issue de l’audience du 24 avril 2026 n’avait pas été rendue publique au moment de la publication de cet article. Une éventuelle voie d’appel reste ouverte selon le jugement prononcé. Les affaires similaires d’outrages à agents lors d’interventions nocturnes font l’objet d’une attention croissante des parquets, comme en témoignent plusieurs dossiers récents instruits dans d’autres juridictions françaises.