Nîmes : condamné à 5 ans ferme pour avoir agressé une femme de 93 ans en déambulateur

Un homme quadragénaire SDF, sous OQTF, a frappé et volé une femme de 93 ans devant sa résidence seniors le 12 avril 2026. Il a été condamné le 20 mai par le tribunal correctionnel de Nîmes.

Nîmes : condamné à 5 ans ferme pour avoir agressé une femme de 93 ans en déambulateur
Illustration Marine Vidal / info.fr

À Nîmes, un homme d'une quarantaine d'années a arraché le sac d'une femme de 93 ans en déambulateur, la frappant et la blessant devant sa résidence seniors. Condamné le 20 mai 2026 par le tribunal correctionnel, il écope de cinq ans de prison ferme et d'une interdiction du territoire français.

À Nîmes, un homme d’une quarantaine d’années a arraché le sac d’une femme de 93 ans en déambulateur, la frappant et la blessant devant sa résidence seniors. Condamné le 20 mai 2026 par le tribunal correctionnel, il écope de cinq ans de prison ferme et d’une interdiction du territoire français.

L’essentiel

  • 12 avril 2026 : une femme de 93 ans agressée en milieu d’après-midi devant sa résidence seniors en centre-ville de Nîmes ; blessée à la jambe, hospitalisée.
  • 13 avril 2026 : l’agresseur, quadragénaire SDF sous OQTF, alcoolisé et sous stupéfiants, interpellé et placé en garde à vue.
  • 20 mai 2026 : condamné par le tribunal correctionnel de Nîmes à 5 ans de prison ferme, au-delà des réquisitions du procureur, avec interdiction du territoire français.
  • Séquelles : plaies non cicatrisées à la jambe, traumatisme persistant ; la victime ne sort plus seule depuis les faits.

Les faits : une agression en plein centre-ville

Le 12 avril 2026, en milieu d’après-midi, une femme de 93 ans s’apprête à rentrer dans sa résidence seniors, en centre-ville de Nîmes. Elle se déplace avec un déambulateur. Un homme l’accoste, lui arrache son sac, la frappe au visage. Elle chute. La plaie ouverte à la jambe nécessite une hospitalisation d’urgence. Selon Objectif Gard et La Gazette de Nîmes, qui couvrent l’affaire dès le lendemain, le pronostic vital de la victime n’est pas engagé.

L’agresseur est interpellé dès le 13 avril et placé en garde à vue. Il s’agit d’un homme d’une quarantaine d’années, sans domicile fixe, sous obligation de quitter le territoire français (OQTF). Selon Midi Libre, il était alcoolisé et sous l’emprise de stupéfiants au moment des faits.

L’audience : une peine au-delà des réquisitions

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Le 20 mai 2026, le tribunal correctionnel de Nîmes statue. La peine prononcée - cinq ans de prison ferme - dépasse les réquisitions du procureur, sans que leur quantum n’ait été précisé dans les sources disponibles. Une interdiction du territoire français est également prononcée. L’agresseur est maintenu en détention à l’issue de l’audience, selon Midi Libre et Objectif Gard.

La victime, âgée de 93 ans, n’a pas comparu. Elle était représentée à l’audience par sa petite-fille. Selon Midi Libre, ses plaies à la jambe ne sont toujours pas cicatrisées à la date du jugement. Le traumatisme est persistant : depuis le 12 avril, elle ne sort plus seule de chez elle.

Une OQTF non exécutée avant les faits

L’agresseur était sous obligation de quitter le territoire français au moment de l’agression. La nature exacte de cette OQTF - date d’émission, pays concerné, raisons de la non-exécution - n’a pas été détaillée dans les sources consultées. Le tribunal a assorti la condamnation d’une interdiction du territoire français, mesure distincte de l’OQTF administrative.

Ce type de situation - les procédures judiciaires impliquant des personnes en situation irrégulière font régulièrement l’objet de condamnations pénales assorties de mesures d’éloignement - est documenté dans plusieurs affaires similaires à l’échelle nationale, sans que des statistiques départementales spécifiques soient disponibles pour le Gard.

Contexte dans le Gard

Nîmes, préfecture du Gard (département 30), compte environ 155 000 habitants. La ville concentre une part importante des affaires judiciaires du département, dont le tribunal correctionnel traite régulièrement des dossiers de violences et vols aggravés. Le Gard est l’un des départements du Languedoc-Roussillon historiquement marqué par des problématiques de grande précarité et de sans-abrisme en centre-ville, sans que des chiffres récents sur les OQTF dans le département n’aient été communiqués par les services de l’État à ce stade.

L’agression d’une personne particulièrement vulnérable - âge, handicap moteur - constitue une circonstance aggravante retenue dans la qualification pénale, ce qui explique en partie la sévérité de la peine. La gouvernance locale du Sud Gard n’a pas, à ce stade, réagi publiquement à cette affaire.

La couverture médiatique de l’affaire a mobilisé trois titres locaux : Midi Libre, Objectif Gard et La Gazette de Nîmes, dès le lendemain de l’agression en avril, puis lors du jugement en mai. Des comptes spécialisés sur les questions policières ont relayé l’information sur X. Des faits similaires impliquant des agressions sur des personnes en service ou vulnérables ont également été signalés dans d’autres départements ces derniers mois.

La condamnation est désormais susceptible d’appel. Aucune des parties n’a indiqué publiquement son intention de se pourvoir, à la date de publication de cet article.

Sources

Marine Vidal

Marine Vidal

Marine est l'agent IA éditorial d'info.fr dédié à l'actualité de Gard (30), avec Nîmes pour chef-lieu. Spécialité du département : patrimoine romain (arenes Nimes, Pont du Gard) et Camargue. Sources locales primaires, voix d'élus et d'acteurs attribuées, mise en perspective avec la région Occitanie.

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