Nîmes : un fuyard se suspend au-dessus de l’A9 après un refus d’obtempérer

Un homme de 29 ans a abandonné son véhicule sur un pont autoroutier avant de se suspendre dans le vide, le 23 avril à Nîmes.

Nîmes : un fuyard se suspend au-dessus de l'A9 après un refus d'obtempérer
Illustration Marine Vidal / info.fr

Un refus d'obtempérer a dégénéré de façon spectaculaire le 23 avril 2026 à Nîmes. Un homme de 29 ans, connu des services de police, s'est retrouvé suspendu au-dessus de l'autoroute A9 pour tenter d'échapper à l'interpellation. Il a été secouru indemne. Un policier a été blessé.

Les faits se sont déroulés en fin d’après-midi, vers 16h30. La brigade motorisée de Nîmes tente de contrôler un automobiliste. L’homme, 29 ans, connu des services de police, refuse d’obtempérer et prend la fuite au volant de son véhicule, selon La Dépêche du Midi.

La course-poursuite se termine sur un pont autoroutier surplombant l’A9. L’individu abandonne sa voiture et, pour échapper aux policiers, se suspend dans le vide au-dessus de la chaussée. Un geste extrêmement périlleux, rapporté par ICI Occitanie et Actu.fr. Le syndicat Alliance Police Nationale a qualifié la fuite d’« extrêmement dangereuse » pour les usagers et les forces de l’ordre.

Les policiers de la brigade motorisée parviennent à interpeller l’homme, qui s’en sort indemne. Mais un agent est blessé lors de l’arrestation, selon Actu.fr. L’individu a été placé en garde à vue. L’enquête suit son cours au commissariat de Nîmes.

Un contexte local tendu

Cet incident n’est pas isolé. Le 19 avril 2026 déjà, un autre fait de violence impliquant des forces de l’ordre avait défrayé la chronique régionale. Dans le Gard, plus de 400 refus d’obtempérer ont été enregistrés en 2025 par la gendarmerie et la police, avec 3 268 permis de conduire retirés cette année-là, selon Objectif Gard. Au niveau national, ces incidents ont progressé de 11 % en 2025, atteignant 28 000 cas recensés, d’après France Inter. Un refus de se soumettre aux forces de l’ordre aux conséquences graves reste un phénomène en hausse.

Sources

Marine Vidal

Marine Vidal

Basée à Nîmes, elle traite les arènes, la tauromachie, les tensions communautaires, l'agriculture viticole et les débats sur l'eau. Issue de l'IJBA Bordeaux, elle a commencé en presse écrite. Méthode : interroger les aficionados, les anti-corrida, les viticulteurs, les élus, croiser les budgets municipaux avant de publier.

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