Norvège-France : Deschamps absent, Stéphan aux manettes et cinq changements attendus
Pour le dernier match de poules de la Coupe du monde 2026, les Bleus affrontent la Norvège sans leur sélectionneur Didier Deschamps, parti en deuil. Guy Stéphan assure l’intérim et prépare une rotation offensive inédite avec Cherki et Olise.
Ce vendredi 26 juin, l'équipe de France dispute son dernier match de phase de groupes du Mondial 2026 face à la Norvège. Privé de Didier Deschamps, parti après le décès de sa mère, le groupe tricolore est dirigé par Guy Stéphan. Cinq changements sont attendus dans le onze de départ.
L’essentiel
- Absence de Didier Deschamps : le sélectionneur a rejoint la France après le décès de sa mère, remplacé par son adjoint Guy Stéphan.
- Cinq changements attendus : une rotation offensive majeure est prévue dans le onze tricolore face à la Norvège.
- Enjeu de la première place : la France et la Norvège se disputent la tête du groupe I de la Coupe du monde 2026.
- Canicule à Paris : la préfecture a interdit la vente d’alcool dès 18h ce vendredi, soir de match.
Ce vendredi 26 juin, l’équipe de France boucle sa phase de groupes de la Coupe du monde 2026 par un choc face à la Norvège. Mais le match se prépare dans une atmosphère inédite : pour la première fois depuis son arrivée en 2012, Didier Deschamps ne sera pas sur le banc. Le sélectionneur a quitté le groupe dans la nuit de mercredi à jeudi après l’annonce du décès de sa mère, comme l’ont confirmé plusieurs sources proches des Bleus. C’est son adjoint de toujours, Guy Stéphan, qui dirige l’équipe pour ce rendez-vous capital.
Deschamps absent, Stéphan aux commandes
La nouvelle est tombée jeudi matin : Didier Deschamps a regagné la France en urgence. Le sélectionneur des Bleus, âgé de 57 ans, a perdu sa mère dans la semaine. La Fédération française de football a rapidement officialisé l’intérim de Guy Stéphan, son bras droit depuis quatorze ans. Ce n’est pas une première : comme nous l’écrivions déjà en 2022, Stéphan avait déjà suppléé Deschamps pour une situation familiale similaire. Mais l’enjeu est ici bien plus lourd : un match décisif pour la première place du groupe I.
« Le programme des Bleus a totalement été bouleversé », résume BeIN Sports, partenaire officiel de la compétition. Les joueurs ont appris la nouvelle en début de journée et ont rapidement recentré leur attention sur le match. Dans le vestiaire, le capitaine Kylian Mbappé a pris la parole pour appeler à la concentration et à la solidarité, selon des informations de L’Équipe.
Cinq changements attendus dans le onze
Sans surprise, Guy Stéphan ne devrait pas se contenter de reconduire le même onze que face à l’Irak (victoire 3-0 le 22 juin). Plusieurs médias, dont RMC Sport et BFM TV, s’accordent sur cinq changements dans la composition de départ. L’objectif : gérer la fraîcheur physique après un début de tournoi intense et tester des automatismes avant les phases à élimination directe.
Le principal chantier concerne l’attaque. Kylian Mbappé, déjà auteur de 4 buts dans le Mondial, restera capitaine et leader du front de l’attaque. Mais à ses côtés, Rayan Cherki et Maxence Olise devraient faire leur entrée dans le onze de départ. Le premier, âgé de 22 ans et milieu offensif de Manchester City, a marqué des points lors des entrées en jeu. Le second, 24 ans et joueur du Bayern Munich, est décrit comme « déroutant » par l’encadrement technique.
Dans un entretien au Parisien, Guy Stéphan a brossé le portrait des 26 Bleus : « Mbappé leader admiré, Cherki chambreur, Olise déroutant ». Des mots qui traduisent la confiance accordée à ces jeunes talents. Ousmane Dembélé, également présent dans le groupe, pourrait être associé à ce trio offensif rajeuni.
Un enjeu de première place
Au-delà de l’absence de Deschamps, le match a un enjeu sportif clair : la première place du groupe I. Actuellement, la France compte 6 points, comme la Norvège, mais avec une meilleure différence de buts. Les deux équipes se sont déjà qualifiées pour les huitièmes, mais le leader du groupe évitera un adversaire plus coriace au tour suivant. La Norvège, portée par un Erling Haaland, auteur de 4 buts dans le Mondial, ne fera pas de cadeau.
Les compositions possibles, selon les observateurs : Maignan dans les buts, une défense à trois ou quatre selon les options, et un milieu de terrain qui pourrait voir Rabiot ou Tchouaméni associés. Mais c’est surtout offensivement que les Bleus devraient surprendre.
Contexte dans le département (Paris)
À Paris, ce match tombe en plein épisode de canicule. La préfecture de police a annoncé jeudi l’interdiction de la vente d’alcool à emporter dès 18h ce vendredi, sur l’ensemble du département. Une mesure déjà en vigueur lors des précédents matchs des Bleus, afin d’éviter les débordements. Dans les bars et les fan-zones, la tension monte : beaucoup de supporters, notamment norvégiens, ont fait le déplacement pour assister à la rencontre à distance. Certains ont même revendu leurs places à la dernière minute sur les plateformes secondaires, comme le rapporte notre article sur le sujet.
Les hôpitaux parisiens sont également sous tension en raison de la canicule, comme nous l’avons décrit précédemment. Une situation qui pourrait compliquer la gestion des éventuels incidents après le match.
Prochaine étape : un huitième à préparer
Quel que soit le résultat contre la Norvège, les Bleus enchaîneront avec un huitième de finale, probablement le 30 juin ou le 1er juillet. Guy Stéphan, qui devrait rester sur le banc jusqu’au retour de Deschamps, aura alors deux jours pour préparer l’échéance. L’absence du sélectionneur titulaire pèse, mais le groupe tricolore semble soudé autour de son capitaine et de son adjoint. Le coup d’envoi est à 21h au Gillette Stadium de Foxborough (retransmis sur TF1).