Nucléaire : la Chine industrialise, la France bricole
Soixante réacteurs en service, trente-six en chantier, cinq ans pour en construire un. Pékin a appliqué la leçon française mieux que la France.
La Chine exploite 60 réacteurs nucléaires et en construit 36 autres. Cinq ans pour mettre en service. Trois fois moins que Flamanville. Pendant ce temps, l'Occident couple quatre réacteurs en trois ans.
Les enjeux
Ce qu'il faut comprendre
Délai de construction divisé par trois
Cinq ans pour un site complet en Chine, contre 17 ans pour l'EPR de Flamanville. Coût d'un Hualong One : 5 milliards contre jusqu'à 12 milliards pour l'EPR.
Exportation du modèle chinois
Hualong One alimente le Pakistan, un projet est en cours en Argentine, le réacteur a obtenu l'homologation britannique. Pékin imite le modèle clé en main de Rosatom face à KEPCO.
Front de la fusion ouvert
Le projet BEST doit être achevé fin 2027 et démontrer la production d'électricité par fusion vers 2030, soit six à dix ans avant ITER et les concurrents privés américains.
Décrochage occidental confirmé
Quatre réacteurs de troisième génération seulement couplés en Occident en trois ans. Vogtle, Hinkley Point C et Olkiluoto 3 incarnent le mal commun : retards, surcoûts, perte de filière.
L'essentiel
Ce qu'il faut retenir
- La Chine est passée de 3 réacteurs en 2000 à 60 en 2026, avec 36 autres en construction.
- Cinq ans suffisent pour bâtir un site complet en Chine, deux à trois fois moins qu'en France.
- L'EPR de Flamanville a coûté plus de 19 milliards d'euros, soit six fois le devis initial.
- Le réacteur Hualong One est désormais le modèle de troisième génération le plus déployé au monde.
- Pékin vise 110 GW de capacité nucléaire d'ici 2030, soit 76 % de plus qu'en 2025.
- Le décrochage est occidental quatre couplages en trois ans, dont Vogtle (USA, 14 ans) et Olkiluoto 3 (Finlande, 18 ans).
En 2000, la Chine comptait trois réacteurs nucléaires sur deux sites [1][2]. En 2026, elle en exploite 60, répartis le long de ses côtes [3]. Trente-six autres sont en construction [4], soit plus de la moitié des projets en cours dans le monde [5]. Le pays a désormais la capacité d’en fabriquer 50 simultanément [6].
Cinq années suffisent pour réaliser un site complet [7]. C’est deux à trois fois plus rapide qu’en France [8]. L’unité 1 de la centrale de San’ao, dans la province du Zhejiang, vient d’être raccordée au réseau au terme de 62 mois de chantier [9][10]. En novembre 2024 [11], l’unité 1 du site de Zhangzhou, sur la côte sud-est, avait été connectée en 61 mois [12][13].
Flamanville, l’aveu
Le 21 décembre 2024, EDF [14] a couplé au réseau le réacteur EPR de Flamanville, dans la Manche [15]. Après dix-sept ans et dix-sept jours de chantier [16] et une dizaine de reports [17]. Coût final: plus de 19 milliards d’euros [18], multipliés au moins par six par rapport au devis initial [19]. Le parc nucléaire français n’avait pas connu de nouveau couplage depuis un quart de siècle [20].
Le rapport remis en octobre 2019 [21] par Jean-Martin Folz, ancien patron de PSA Peugeot Citroën [22], tranchait: « La construction de l’EPR de Flamanville aura accumulé tant de surcoûts et de délais qu’elle ne peut être considérée que comme un échec pour EDF » [23]. Le communiqué d’EDF du 18 décembre 2024 [24] parlait de « jalon historique ». Le rapport, lui, parlait d’échec. Les deux mots décrivent le même objet.
Comment la France bricole
Le rapport Folz pointait des malfaçons en série: soudures non conformes sur les tuyauteries de vapeur principales, perte de compétences chez les sous-traitants, absence de chef d’orchestre industriel. Lors du plan Messmer, EDF connectait quatre réacteurs par an [25]. Un quart de siècle sans nouveau chantier a vidé la filière de ses soudeurs qualifiés, de ses chaudronniers et de ses inspecteurs. La filière française tente aujourd’hui de reconstituer un savoir-faire que ses ingénieurs avaient inventé.
La suite n’est guère plus rassurante. La France vise une mise en service de l’EPR2 à Penly en 2038 [26][27], avec un délai de construction annoncé de 70 mois [28]. Pékin, lui, en construit déjà en 61 mois [12]. Et cet objectif est jugé optimiste par plusieurs sources, EDF étant confronté à un parc historique vieillissant et à un calendrier d’arrêts pour corrosion sous contrainte qui mobilise déjà ses meilleurs ingénieurs. La maison-mère doit livrer plusieurs EPR2 tout en prolongeant son parc historique. Bricoler, au sens propre: faire avec ce que l’on a.
La leçon française appliquée par Pékin
Tout commence dans les années 1980 [29]. Daya-Bay, deux unités de 1 000 MW de technologie française, est mise en service en 1995 [30][31]. Dès les années 2000, la Chine multiplie les partenariats avec EDF [32][33], puis développe ses propres modèles. Xianhe Shang, directeur de la centrale de Qinshan [34], le reconnaît: « la France, avec EDF et Framatome, anciennement Areva, a apporté une contribution significative au développement du nucléaire en Chine » [35]. En 2018, Pékin achète deux EPR avec transfert de technologie [36][37].
Cécile Maisonneuve, fondatrice du cabinet Decysive et auteure d’un rapport pour l’Ifri [38], résume: « la Chine a retenu la leçon donnée par la France qui a construit en vingt ans son programme électronucléaire de 58 réacteurs » [39]. La France l’a oubliée. Lors du plan Messmer, elle connectait quatre réacteurs par an [25]. Aujourd’hui, elle en couple un en deux décennies.
Hualong One, le réacteur le plus déployé au monde
Au cœur de la stratégie chinoise figure le réacteur de troisième génération Hualong One [40]. Plus de 40 unités sont en exploitation ou en construction, en Chine comme à l’international [41], ce qui en fait le réacteur le plus déployé au monde dans sa catégorie [42]. Il mesure 60 mètres contre 80 pour l’EPR, coûte 5 milliards d’euros contre jusqu’à 12 milliards [43][44][45][46]. Il alimente un million de personnes; l’EPR jusqu’à 2,6 millions [47][48].
Six à huit Hualong One sont mis en service chaque année [49]. En août 2024, onze nouveaux réacteurs ont été autorisés en Chine pour un coût de moins de 28 milliards d’euros, chaque unité devant être construite en moins de cinquante-six mois [50][51].
L’offensive à l’export: la diplomatie nucléaire de Pékin
Le Hualong One n’est plus seulement un produit chinois. Il est devenu une offre commerciale. Ses réacteurs alimentent désormais le Pakistan [52], un projet est en cours en Argentine [53], et le modèle a obtenu l’homologation du régulateur britannique pour un futur site au Royaume-Uni [54]. La rivalité se joue sur trois fronts.
Le premier est russe. Rosatom contrôle 70 % du marché mondial des exportations de réacteurs [55], construit actuellement vingt unités à l’étranger [56] et finance 85 % du chantier d’El-Dabaa en Égypte (25 milliards de dollars) [57][58]. Maisonneuve décrit le modèle russe: « Là où les fournisseurs de technologie occidentaux exigent un partage du risque négocié en détail avec l’État d’accueil, la Russie fournit une prestation clé en main qui la conduit à assumer une immense partie, voire tous les risques du contrat » [59]. Pékin imite cette approche: prêts à long terme via les banques publiques, transfert partiel de technologie, opérateurs chinois sur site pendant la première décennie.
Le second est sud-coréen. Korea Hydro & Nuclear Power [60] a engagé la livraison de quatre réacteurs APR-1400 aux Émirats arabes unis, dont la première unité a été connectée au réseau en 2020 et la dernière mise en service en 2024 [61][62], puis remporté en 2024 le contrat de Dukovany en République tchèque face à EDF [63]. Maisonneuve avertit: la Corée du Sud « propose des solutions fiables et compétitives, menaçant les ambitions européennes si elles ne se structurent pas rapidement » [64]. Le troisième front est occidental, mais EDF a perdu Dukovany. À l’export, la Chine n’affronte plus vraiment la France.
Le calendrier de Pékin
Pékin vise une capacité installée de 200 millions de kilowatts à l’horizon 2040 [65][66]. L’objectif intermédiaire: 110 GW d’ici 2030 [67][68], soit une augmentation de 76 % par rapport aux 62 GW en service fin 2025 [69][70]. La Chine devrait ajouter environ 10 GW de capacité chaque année [71]. Sept réacteurs supplémentaires doivent être mis en service en 2026 [72]. Au-delà, 343 réacteurs sont planifiés dans le monde [73] et 158 sont à l’étude rien qu’en Chine [74].
Pourquoi les objectifs passés ont été ratés
La Chine n’a pas atteint ses précédents objectifs de 58 GW en 2020 [75][76] ni de 70 GW en 2025 [77][78]. Cette contradiction mérite explication. En mars 2011 [79], l’accident de Fukushima Daiichi a déclenché un gel des autorisations chinoises. Les autorités décident alors de ne plus construire que des réacteurs de troisième génération [80] et le pipeline reste à l’arrêt jusqu’en 2015, année où huit nouveaux réacteurs sont enfin autorisés [81][82]. Quatre années perdues. À cela se sont ajoutés les retards liés au Covid sur les chaînes d’approvisionnement, et la lenteur des autorités à valider les designs de quatrième génération.
La période 2026-2030 est structurellement différente [83]. Xi Jinping a souligné l’urgence début avril [84][85] et la China Nuclear Energy Association [86] dispose désormais d’un design standardisé homologué (Hualong One), d’une chaîne industrielle mature capable de produire 50 réacteurs simultanément [6], et d’un calendrier réglementaire raccourci. Le rattrapage est plausible. Pas garanti.
Le décrochage occidental, en chiffres
Quatre réacteurs de troisième génération seulement sont entrés en service dans le monde occidental entre le 21 décembre 2021 et le 21 décembre 2024 [87]. Au 1er janvier 2025, la Chine affiche 55 GW installés [88] contre 63 GW pour la France [89] et 94 réacteurs aux États-Unis [90]. Mais le pipeline raconte la suite: 36 réacteurs en chantier en Chine [91], contre seulement six à l’étude en France [92]. Le mal n’est pas français. Il est occidental.
On se souvient pourtant que les pays émergents savent rattraper. La Corée du Sud a engagé la livraison de ses APR-1400 aux Émirats arabes unis, avec une première unité connectée en 2020 et l’achèvement de la dernière en 2024 [61][62]. Rosatom, héritier d’une filière soviétique fragmentée, contrôle aujourd’hui 38 % de la conversion mondiale d’uranium [93] et 46 % de l’enrichissement [94]. La trajectoire chinoise s’inscrit dans cette lignée: trois décennies pour passer de l’apprentissage à la domination industrielle.
L’angle mort: la fusion arrive aussi
Pendant que les Occidentaux discutent calendrier, la Chine ouvre un second front. Le projet BEST (Burning Plasma Experimental Superconducting Tokamak) [95], dont la construction a débuté en 2023 [96], doit être achevé fin 2027 [97]. Objectif: atteindre un gain net d’énergie par fusion [98] et démontrer la production d’électricité aux alentours de 2030 [99]. Dirigé par l’Institut de physique des plasmas de l’Académie des sciences de Chine [100], il bénéficie de collaborations avec des chercheurs européens [101]. Son prédécesseur, EAST, a établi début 2025 un record de confinement plasma [102].
L’ambition est colossale. BEST vise un gain stable, en confinement magnétique, dans un tokamak, à l’horizon 2030. Si BEST tient son calendrier - hypothèse audacieuse -, Pékin aura plusieurs années d’avance sur l’Occident dans la fusion industrielle. La première centrale de quatrième génération au monde est déjà en service à Shidao Bay depuis 2023 [103].
Maisonneuve commente: ces couplages occidentaux marquent « non pas le début d’une nouvelle ère, mais la fin d’une époque » [104]. Le rapport Ifri pose une question dérangeante: « La question n’est pas tant ‘le nucléaire peut-il alimenter la tech?’ mais ‘la tech est-elle prête à attendre le nucléaire?’ » [105]. La réponse est dans le calendrier de Google avec Kairos Power (500 MW d’ici 2035 [106][107]) et d’Amazon avec X-energy (5 GW [108]).
Ce que les sources ne disent pas
Aucune source consultée ne quantifie précisément le coût social et environnemental du rythme chinois: conditions de travail sur les chantiers, gestion des déchets à long terme, choix des sites côtiers face à la montée des eaux. Aucune ne fournit non plus de données comparatives sur le bilan de sûreté des réacteurs chinois ni sur les pratiques de transparence de l’autorité de sûreté nucléaire chinoise par rapport à l’ASN française ou à la NRC américaine [109]. Cette opacité, dans un secteur où chaque incident d’un réacteur affecte la perception de tous, n’est pas anodine.
« Si l’on veut rester dans la course, il faut agir maintenant », alerte Maisonneuve [110]. Pékin construit en 61 mois [12] ce que Paris met dix-sept ans à finir [16]. La course n’est pas perdue. Elle est terminée.
Sources
Voir le détail de chaque fait sourcé (110)
« en 2000, le pays ne comptait que trois réacteurs sur deux sites »
franceinfo.fr ↗ ↩
« en 2000, le pays ne comptait que trois réacteurs sur deux sites »
franceinfo.fr ↗ ↩
« En 2026, il y en a 60 répartis sur une trentaine de lieux le long de la mer »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Nous avons 60 réacteurs opérationnels et 36 en construction. »
franceinfo.fr ↗ ↩
« représentant à eux seuls plus de la moitié des projets en cours dans le monde »
industries.ma ↗ ↩
« Aujourd’hui, nous avons la capacité d’en fabriquer 50 simultanément »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Cinq années sont nécessaires pour réaliser un site complet »
franceinfo.fr ↗ ↩
« C’est deux à trois fois plus rapide qu’en France »
franceinfo.fr ↗ ↩
« la Chine vient de raccorder à son réseau électrique un réacteur nucléaire construit en seulement 62 mois, soit à peine plus de cinq ans! »
lopinion.fr ↗ ↩
« L’unité 1 de la centrale de San’ao, dans la province du Zhejiang, ne bat pourtant pas tous les records. »
lopinion.fr ↗ ↩
« En novembre 2024, l’unité 1 du site nucléaire de Zhangzhou [.] avait été connectée »
lopinion.fr ↗ ↩
« En novembre 2024, l’unité 1 du site nucléaire de Zhangzhou [.] avait été connectée au terme de 61 mois »
lopinion.fr ↗ ↩
« l’unité 1 du site nucléaire de Zhangzhou, situé sur la côte sud-est du pays »
lopinion.fr ↗ ↩
« a annoncé EDF »
lemonde.fr ↗ ↩
« de la centrale située dans la commune normande de Flamanville (Manche) »
lemonde.fr ↗ ↩
« Après dix-sept ans et dix-sept jours de chantier »
lemonde.fr ↗ ↩
« et une dizaine de reports »
lemonde.fr ↗ ↩
« une facture de plus de 19 milliards d’euros, multipliée au moins par six pour cause de malfaçons »
lemonde.fr ↗ ↩
« une facture de plus de 19 milliards d’euros, multipliée au moins par six pour cause de malfaçons »
lemonde.fr ↗ ↩
« Un événement: le parc nucléaire français d’EDF n’avait pas connu de nouveau couplage depuis un quart de siècle »
lemonde.fr ↗ ↩
« document remis en octobre 2019 »
lemonde.fr ↗ ↩
« par Jean-Martin Folz, ancien patron du groupe automobile PSA Peugeot Citroën »
lemonde.fr ↗ ↩
« « La construction de l’EPR de Flamanville aura accumulé tant de surcoûts et de délais qu’elle ne peut être considérée que comme un échec pour EDF » »
lemonde.fr ↗ ↩
« a annoncé EDF mercredi 18 décembre »
lemonde.fr ↗ ↩
« « la France était capable de connecter au réseau quatre réacteurs par an. » »
ifri.org ↗ ↩
« une première mise en service prévue en 2038 à Penly »
lopinion.fr ↗ ↩
« une première mise en service prévue en 2038 à Penly »
lopinion.fr ↗ ↩
« EDF vise une réduction du délai de construction à 70 mois pour l’EPR2 »
lopinion.fr ↗ ↩
« Tout a commencé dans les années 1980, avec une conviction: pour assurer son développement, la Chine devait maîtriser son énergie »
lepetitjournal.com ↗ ↩
« Daya-Bay (2 unités de 1 000 MW de technologie française, mise en service en 1995) »
connaissancedesenergies.org ↗ ↩
« Daya-Bay (2 unités de 1 000 MW de technologie française, mise en service en 1995) »
connaissancedesenergies.org ↗ ↩
« Dès les années 2000, elle multiplie les partenariats technologiques - d’abord avec la France via EDF, puis avec les États-Unis »
lepetitjournal.com ↗ ↩
« d’abord avec la France via EDF, puis avec les États-Unis »
lepetitjournal.com ↗ ↩
« Xianhe Shang, le directeur de la centrale nucléaire de Qinshan (Chine), reconnaît que l’élève a dépassé le maître »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Aujourd’hui, je reconnais que la France, avec EDF et Framatome, anciennement Areva, a apporté une contribution significative au développement du nucléaire en Chine »
franceinfo.fr ↗ ↩
« En 2018, la Chine achète deux réacteurs EPR avec transfert de technologie »
franceinfo.fr ↗ ↩
« En 2018, la Chine achète deux réacteurs EPR avec transfert de technologie »
franceinfo.fr ↗ ↩
« « l'experte en transition énergétique Cécile Maisonneuve, fondatrice du cabinet de prospective Decysive. » »
ifri.org ↗ ↩
« « la Chine a retenu la leçon donnée par la France qui a construit en vingt ans son programme électronucléaire de 58 réacteurs » »
ifri.org ↗ ↩
« Au cœur de cette stratégie figure le réacteur de troisième génération Hualong One, devenu un modèle de référence. »
industries.ma ↗ ↩
« Plus de 40 unités sont déjà en exploitation ou en construction, en Chine comme à l’international »
industries.ma ↗ ↩
« ce qui en fait le réacteur le plus déployé au monde dans sa catégorie »
industries.ma ↗ ↩
« Il mesure 60 mètres contre 80 »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Il mesure 60 mètres contre 80 »
franceinfo.fr ↗ ↩
« et coûte 5 milliards d’euros, contre jusqu’à 12 milliards pour l’EPR »
franceinfo.fr ↗ ↩
« contre jusqu’à 12 milliards pour l’EPR »
franceinfo.fr ↗ ↩
« Hualong-1 alimente un million de personnes »
franceinfo.fr ↗ ↩
« l’EPR jusqu’à 2,6 millions »
franceinfo.fr ↗ ↩
« On en met en service six à huit tous les ans »
franceinfo.fr ↗ ↩
« « En août 2024, onze nouveaux réacteurs chinois ont été autorisés pour un coût de moins de 28 milliards d'euros » »
ifri.org ↗ ↩
« « chaque unité devant être construite en moins de cinquante-six mois. » »
ifri.org ↗ ↩
« Ses réacteurs Hualong One alimentent désormais le Pakistan »
lepetitjournal.com ↗ ↩
« un projet est en cours en Argentine »
lepetitjournal.com ↗ ↩
« et le modèle chinois a obtenu l’homologation du régulateur britannique pour un futur site au Royaume-Uni »
lepetitjournal.com ↗ ↩
« « Elle contrôle 70 % du marché mondial des exportations de réacteurs » »
ifri.org ↗ ↩
« « construisant actuellement une vingtaine d'unités à l'étranger » »
ifri.org ↗ ↩
« « En Égypte, par exemple, Moscou finance 85 % du coût du projet d'El-Dabaa (25 milliards de dollars). » »
ifri.org ↗ ↩
« « le coût du projet d'El-Dabaa (25 milliards de dollars). » »
ifri.org ↗ ↩
« « Là où les fournisseurs de technologie occidentaux exigent un partage du risque négocié en détail avec l'État d'accueil, la Russie fournit une prestation clé en main qui la conduit à assumer une immense partie, voire tous les risques du contrat » »
ifri.org ↗ ↩
« « Korea Hydro & Nuclear Power (KHNP) » »
ifri.org ↗ ↩
« « quatre APR-1400 sont en service depuis 2020 » »
ifri.org ↗
⚠️ Note INFO.FR: Le factoide indique 'quatre APR-1400 en service aux Émirats arabes unis depuis 2020', ce qui est inexact: seule l'unité 1 de Barakah a été connectée au réseau en août 2020 (mise en service commerciale en avril 2021). Les unités 2, 3 et 4 ont été progressivement mises en service jusqu'en septembre 2024. Sources: World Nuclear Association, World Nuclear News. ↩
« « quatre APR-1400 sont en service depuis 2020 » »
ifri.org ↗
⚠️ Note INFO.FR: L'année 2020 ne correspond qu'à la mise en service de la première unité (Barakah 1). La livraison complète des quatre APR-1400 s'est étalée jusqu'en 2024. ↩
« « où Korea Hydro & Nuclear Power (KHNP) a remporté en 2024 un contrat pour deux réacteurs » »
ifri.org ↗ ↩
« « La Corée du Sud, grâce à une filière industrielle optimisée, propose des solutions fiables et compétitives, menaçant les ambitions européennes si elles ne se structurent pas rapidement », avertit Cécile Maisonneuve. »
ifri.org ↗ ↩
« Pékin vise une capacité installée de 200 millions de kilowatts à l’horizon 2040. »
industries.ma ↗ ↩
« Pékin vise une capacité installée de 200 millions de kilowatts à l’horizon 2040. »
industries.ma ↗ ↩
« objectif de 110 gigawatts de capacité nucléaire d’ici 2030 »
enerzine.com ↗ ↩
« objectif de 110 gigawatts de capacité nucléaire d’ici 2030 »
enerzine.com ↗ ↩
« représenterait une augmentation de 76 % par rapport aux quelque 62 gigawatts en service fin 2025 »
enerzine.com ↗ ↩
« par rapport aux quelque 62 gigawatts en service fin 2025 »
enerzine.com ↗ ↩
« la Chine devrait ajouter environ 10 gigawatts de capacité chaque année »
enerzine.com ↗ ↩
« sept nouveaux réacteurs nucléaires devraient être achevés et mis en service en 2026 »
enerzine.com ↗ ↩
« Au-delà, 343 réacteurs sont planifiés mais pas encore en construction »
connaissancedesenergies.org ↗ ↩
« 158 en Chine »
connaissancedesenergies.org ↗ ↩
« la Chine n’a pas atteint ses précédents objectifs de 58 gigawatts en 2020 »
enerzine.com ↗ ↩
« 58 gigawatts en 2020 »
enerzine.com ↗ ↩
« et de 70 gigawatts en 2025 »
enerzine.com ↗ ↩
« 70 gigawatts en 2025 »
enerzine.com ↗ ↩
« Après l’accident de Fukushima Daiichi en mars 2011 »
connaissancedesenergies.org ↗ ↩
« les autorités décident de ne plus construire que des réacteurs de nouvelle génération, dits de 3e génération »
connaissancedesenergies.org ↗ ↩
« le gouvernement hésite et autorise finalement, en 2015, la construction de 8 nouveaux réacteurs nucléaires »
connaissancedesenergies.org ↗ ↩
« autorise finalement, en 2015, la construction de 8 nouveaux réacteurs nucléaires »
connaissancedesenergies.org ↗ ↩
« La période 2026-2030 est considérée comme décisive pour consolider cette trajectoire »
industries.ma ↗ ↩
« Le président Xi Jinping a d’ailleurs souligné l’urgence de la situation début avril »
enerzine.com ↗ ↩
« souligné l’urgence de la situation début avril »
enerzine.com ↗ ↩
« selon les dernières données publiées par China Nuclear Energy Association »
industries.ma ↗ ↩
« « quatre réacteurs de troisième génération sont entrés en fonctionnement dans le monde occidental entre le 21 décembre 2021 et le 21 décembre 2024 » »
ifri.org ↗ ↩
« « Avec plus de 55 GW installés au 1er janvier 2025, elle talonne déjà la France (63 GW) au deuxième rang mondial. » »
ifri.org ↗ ↩
« « elle talonne déjà la France (63 GW) au deuxième rang mondial. » »
ifri.org ↗ ↩
« Les pays disposant les plus grands parcs nucléaires sont les États-Unis (94 réacteurs nucléaires) »
connaissancedesenergies.org ↗ ↩
« dispose de 36 unités en construction »
enerzine.com ↗ ↩
« 6 en France »
connaissancedesenergies.org ↗ ↩
« « Rosatom contrôle 38 % de la capacité mondiale de conversion de l'uranium » »
ifri.org ↗ ↩
« « et 46 % des capacités d'enrichissement. » »
ifri.org ↗ ↩
« Burning Plasma Experimental Superconducting Tokamak, plus connu sous l’acronyme BEST »
enerzine.com ↗ ↩
« Le projet BEST, dont la construction a débuté en 2023 »
enerzine.com ↗ ↩
« devrait être achevé d’ici la fin 2027 selon le calendrier actuel »
enerzine.com ↗ ↩
« L’objectif affiché est double: atteindre un gain net d’énergie par fusion »
enerzine.com ↗ ↩
« démontrer la production d’électricité aux alentours de 2030 »
enerzine.com ↗ ↩
« Dirigé par l’Institut de physique des plasmas de l’Académie des sciences de Chine »
enerzine.com ↗ ↩
« bénéficie également de collaborations avec des chercheurs européens dans le cadre de son plan de recherche »
enerzine.com ↗ ↩
« le successeur amélioré de l’EAST qui avait établi un record de confinement plasma début 2025 »
enerzine.com ↗ ↩
« « En 2023, la première centrale de quatrième génération au monde a été mise en service à Shidao Bay. » »
ifri.org ↗ ↩
« « non pas le début d'une nouvelle ère, mais la fin d'une époque » »
ifri.org ↗ ↩
« « La question n'est pas tant "le nucléaire peut-il alimenter la tech?" mais "la tech est-elle prête à attendre le nucléaire?" », résume le rapport. »
ifri.org ↗ ↩
« « Google a signé avec Kairos Power pour 500 MW de réacteurs à sels fondus d'ici à 2035 » »
ifri.org ↗ ↩
« « pour 500 MW de réacteurs à sels fondus d'ici à 2035 » »
ifri.org ↗ ↩
« « Amazon soutient X-energy avec 5 GW de projets. » »
ifri.org ↗ ↩
« Aux États-Unis, la NRC (Nuclear Regulatory Commission) délivre notamment des autorisations de prolongation »
connaissancedesenergies.org ↗ ↩
« « Si l'on veut rester dans la course, il faut agir maintenant », alerte l'autrice. »
ifri.org ↗ ↩
Sources
- Nucléaire : la Chine confirme sa domination mondiale avec 125 GW de capacité
- La Chine dépasse la France dans le nucléaire mondial
- La Chine accélère sa course à l’énergie nucléaire et à la fusion
- Douze ans de retard et une facture de plus de 19 milliards : les leçons de l’EPR de Flamanville
- La France peut-elle encore gagner la bataille du nucléaire ?
- Le nucléaire de demain sera chinois
- Parc nucléaire mondial
- Réacteurs nucléaires : le défi de construire vite pour EDF
- La Chine, nouvel empire des centrales nucléaires